Louis TRABUC - Jardin provençal - Huile sur toile - Signée - vers 1970
Artiste : Trabuc Louis (1928 - 2008, France)
Louis TRABUC (Marseille 1928 – Manosque 2008)
« Jardin provençal »
Huile sur toile
Signée en bas à droite « L. Trabuc »
41 x 27 cm (format 6 Paysage) — 55 x 41 cm avec le cadre
Très bon état
Cadre moderne en bois doré
Un parasol mauve, une maison, des arbres : voilà ce que l'œil finit par reconnaître. Mais il faut un moment pour y arriver, et c'est tout l'intérêt du tableau.
Trabuc a peint ici la Provence comme personne ne la peint. Pas de mas ocre sous un ciel bleu, pas d'oliviers bien rangés. Le paysage est monté en centaines de petits traits verticaux, serrés les uns contre les autres, jaunes, verts, bleus, avec des éclats de rouge et d'orangé dans la partie haute. L'ensemble vibre. On croit voir le motif à travers un rideau de lumière, ou à travers la chaleur qui monte du sol l'été.
Les formes sont là, mais simplifiées à l'extrême : un triangle sombre, une masse mauve tendue comme une toile, des silhouettes d'arbres réduites à des colonnes. Le regard fait le reste. Selon la distance à laquelle on se place, le tableau bascule d'un côté ou de l'autre — abstraction pure de près, jardin provençal ensoleillé de loin.
C'est exactement le registre qui a fait la réputation de Trabuc. Après une première période franchement figurative (portraits, marines, natures mortes), il s'est détaché du travail sur le motif pour recomposer de mémoire des paysages végétaux, entre le minéral et le végétal. Ses harmonies colorées — bleus, verts, jaunes relevés de rouge — sont sa signature.
Pour un intérieur d'aujourd'hui, l'argument est simple : voici un paysage provençal qui s'accroche comme une œuvre abstraite contemporaine. Le sujet est celui qu'on a vu mille fois ; le traitement, lui, est unique.
État
Très bon état d'ensemble. Toile sur son châssis d'origine, couleurs fraîches et bien conservées. Cadre moderne en bois doré, en bon état.
L'artiste
Louis Trabuc naît à Marseille en 1928. Il entre à quinze ans à l'École des Beaux-Arts de la ville, où il est vite remarqué : prix Justin Claverie en 1949, prix Stanislas Torrents et prix de la Jeune Peinture en 1950, prix de l'UMAM à Nice trois années de suite (1954, 1955, 1956). En 1953, le directeur de l'école le propose au concours du Grand Prix de Rome.
Les années 1950 sont celles de la reconnaissance : galerie Lucien Blanc à Aix, galerie Spinazzola, musée Réattu à Arles, puis Paris — la Galerie de Seine en 1956, la prestigieuse galerie Drouant David en 1957. Il participe aux premières éditions de la Biennale de Paris, en 1959 et 1961, au Musée d'Art Moderne.
Installé en 1956 à Pierrevert, près de Manosque, il rencontre Jean Giono, qui lui demande d'illustrer deux de ses textes (Virgile en 1969, La Mission en 1971). Il fréquente alors le peintre Lucien Jacques, André Marchand, le photographe Lucien Clergue. En 1964, il s'installe à Lauris, dans le Luberon, qui restera son port d'attache.
Homme discret, doutant toujours de son travail, il s'est tenu volontairement à l'écart des mouvements et des circuits médiatiques, pour finir sa vie à peindre dans le silence de son atelier du Haut-Var. Il meurt à Manosque en 2008.
Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques : Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, Musée Cantini à Marseille, Fonds communal d'art contemporain de Marseille, Musée des Baux-de-Provence, Conseil général des Bouches-du-Rhône.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour connaître les frais d'expédition en France et à l'étranger.
« Jardin provençal »
Huile sur toile
Signée en bas à droite « L. Trabuc »
41 x 27 cm (format 6 Paysage) — 55 x 41 cm avec le cadre
Très bon état
Cadre moderne en bois doré
Un parasol mauve, une maison, des arbres : voilà ce que l'œil finit par reconnaître. Mais il faut un moment pour y arriver, et c'est tout l'intérêt du tableau.
Trabuc a peint ici la Provence comme personne ne la peint. Pas de mas ocre sous un ciel bleu, pas d'oliviers bien rangés. Le paysage est monté en centaines de petits traits verticaux, serrés les uns contre les autres, jaunes, verts, bleus, avec des éclats de rouge et d'orangé dans la partie haute. L'ensemble vibre. On croit voir le motif à travers un rideau de lumière, ou à travers la chaleur qui monte du sol l'été.
Les formes sont là, mais simplifiées à l'extrême : un triangle sombre, une masse mauve tendue comme une toile, des silhouettes d'arbres réduites à des colonnes. Le regard fait le reste. Selon la distance à laquelle on se place, le tableau bascule d'un côté ou de l'autre — abstraction pure de près, jardin provençal ensoleillé de loin.
C'est exactement le registre qui a fait la réputation de Trabuc. Après une première période franchement figurative (portraits, marines, natures mortes), il s'est détaché du travail sur le motif pour recomposer de mémoire des paysages végétaux, entre le minéral et le végétal. Ses harmonies colorées — bleus, verts, jaunes relevés de rouge — sont sa signature.
Pour un intérieur d'aujourd'hui, l'argument est simple : voici un paysage provençal qui s'accroche comme une œuvre abstraite contemporaine. Le sujet est celui qu'on a vu mille fois ; le traitement, lui, est unique.
État
Très bon état d'ensemble. Toile sur son châssis d'origine, couleurs fraîches et bien conservées. Cadre moderne en bois doré, en bon état.
L'artiste
Louis Trabuc naît à Marseille en 1928. Il entre à quinze ans à l'École des Beaux-Arts de la ville, où il est vite remarqué : prix Justin Claverie en 1949, prix Stanislas Torrents et prix de la Jeune Peinture en 1950, prix de l'UMAM à Nice trois années de suite (1954, 1955, 1956). En 1953, le directeur de l'école le propose au concours du Grand Prix de Rome.
Les années 1950 sont celles de la reconnaissance : galerie Lucien Blanc à Aix, galerie Spinazzola, musée Réattu à Arles, puis Paris — la Galerie de Seine en 1956, la prestigieuse galerie Drouant David en 1957. Il participe aux premières éditions de la Biennale de Paris, en 1959 et 1961, au Musée d'Art Moderne.
Installé en 1956 à Pierrevert, près de Manosque, il rencontre Jean Giono, qui lui demande d'illustrer deux de ses textes (Virgile en 1969, La Mission en 1971). Il fréquente alors le peintre Lucien Jacques, André Marchand, le photographe Lucien Clergue. En 1964, il s'installe à Lauris, dans le Luberon, qui restera son port d'attache.
Homme discret, doutant toujours de son travail, il s'est tenu volontairement à l'écart des mouvements et des circuits médiatiques, pour finir sa vie à peindre dans le silence de son atelier du Haut-Var. Il meurt à Manosque en 2008.
Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques : Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, Musée Cantini à Marseille, Fonds communal d'art contemporain de Marseille, Musée des Baux-de-Provence, Conseil général des Bouches-du-Rhône.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour connaître les frais d'expédition en France et à l'étranger.
400 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 41 cm / 55 cm encadré
Hauteur : 27 cm / 41 cm encadré
Référence (ID) : 1810984
Disponibilité : En stock
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