Alphonse STENGELIN – Paysage hollandais au moulin et à la barque – Huile sur panneau
Paysage hollandais au moulin et à la barque
Huile sur panneau
30,5 × 39 cm (panneau) — 35 × 43 cm (encadré)
Cadre baguette dorée, d'origine
Au revers : mention manuscrite « A Jean », identifiant le fils de l'artiste
Provenance : fonds d'atelier de l'artiste, transmis par descendance directe
Sur un panneau au format intimiste, Stengelin déploie la quintessence de son répertoire hollandais : une étendue d'eau basse et silencieuse où se reflètent des lumières mouvantes, une ligne d'horizon tenue et lointaine, un moulin à vent dressé dans la brume grise-bleue, une barque à voile ocre glissant sans bruit vers la rive. Le premier plan laisse affleurer quelques touffes de végétation, seule note de vert dans une harmonie de gris perle, de mauves sourds et de blancs nuageux.
Le ciel — traité avec une touche vive, presque fébrile — occupe les deux tiers de la composition : c'est lui qui donne son tempo à l'œuvre entière. Stengelin avait lui-même défini son programme comme celui de « la poésie des beaux ciels nuageux » ; ce panneau en est une illustration accomplie. La lumière diffuse d'un après-midi nordique filtre à travers les masses nuageuses et se répand sur l'eau en reflets irisés, traitant la surface liquide comme un miroir imparfait et changeant.
L'œuvre est non signée, ce qui est courant pour les études et les travaux conservés en atelier. La mention « A Jean » au dos désigne Albert Jean Stengelin, fils de l'artiste, héritier du fonds. Elle constitue une garantie de provenance directe et un élément d'authenticité de premier ordre.
Le cadre, d'origine, est constituée d’une simple baguette à section carrée et dorée.
L’artiste
Né à Lyon le 26 septembre 1852 dans une famille d'origine allemande et suisse, Alphonse Stengelin grandit dans un milieu bourgeois cultivé. Très tôt attiré par la peinture, il s'exerce au contact des collections du musée de la place des Terreaux, où la galerie flamande et hollandaise retient particulièrement son attention.
Entre 1875 et 1910, il entreprend de nombreux voyages à travers l'Europe et ouvre un petit atelier à Montmartre, avant de séjourner régulièrement aux Pays-Bas, où il produit des toiles, mais aussi des eaux-fortes et des lithographies.
C'est aux Pays-Bas que Stengelin trouve son territoire de prédilection. Avant 1914, il réside une partie de l'année à Hooghalen et à Katwijk, modeste centre de pêche battu par les tempêtes, situé au nord de Scheveningen, tout en conservant une maison à Écully, près de Lyon. Il y rapporte des marines et des paysages nourris des grands maîtres de l'âge d'or hollandais du XVIIe siècle, Jan van Goyen et Jacob van Ruisdael en tête.
Le 13 mars 1907, une rue de Katwijk est baptisée de son nom : en signe de reconnaissance envers cette ville qui l'a adopté, il décide désormais de signer ses œuvres « Stengelin van Katwijk ».
Ses toiles figurent dans les collections de nombreux musées français — Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, le musée Fabre de Montpellier — ainsi qu'au musée d'Orsay et au Rijksmuseum d'Amsterdam. Il s'éteint en 1938 à Satigny, en Suisse, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans.
Œuvre visible à la galerie (07240).
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Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 39 cm / 43 cm avec cadre
Hauteur : 30,5 cm à vue / 35 cm avec cadre
Référence (ID) : 1769031
Disponibilité : En stock



































