Marseille – Joseph ODDE – Nature morte Retour de pêche– Huile sur panneau – Signée
Artiste : Odde Joseph - Ecole Provençale
Joseph ODDE (XIXe – XXe siècle)
« Nature morte au bar, oursins et dame-jeanne », fin XIXe – début XXe siècle
Huile sur panneau de bois, composé de trois planches horizontales
Signée « J. Odde » en bas à gauche
69 x 47,5 cm — 78,5 x 58 cm avec le cadre
Bon état général (voir rubrique état)
Cadre en bois et stuc doré à décor de feuilles, fin XIXe – début XXe siècle
Un bar posé sur une table de pierre, la gueule ouverte, le corps encore luisant. Le poisson vient d'être sorti de l'eau et le peintre s'est mis au travail sans attendre.
C'est le sujet le plus provençal qui soit. Le bar — le loup, comme on l'appelle à Marseille — occupe toute la diagonale du panneau. Odde a peint les écailles par petites touches épaisses de blanc et de gris nacré, si bien que la lumière accroche vraiment la surface du poisson quand on regarde le tableau de biais. L'ouïe est ouverte, on aperçoit le rouge des branchies, et la nageoire pectorale translucide est posée à plat sur le flanc. La queue, presque noire, se détache sur le fond sombre.
Autour, tout ce qui fait le retour de pêche. À gauche, quelques petits poissons argentés — sardines ou anchois — mêlés à des algues et à un panier d'osier. À droite, des oursins, dont un ouvert qui montre son corail orangé, la seule note vive du tableau. Au fond, une dame-jeanne de verre vert, la panse ronde et brillante, prise dans les mailles d'un filet sombre.
L'ensemble est peint dans une gamme très resserrée de bruns et de verts profonds, sur laquelle le blanc du poisson ressort d'autant plus. C'est un travail sérieux, celui d'un peintre qui connaît son sujet et qui prend plaisir à rendre la matière : le verre, l'écaille, l'osier, le piquant de l'oursin.
Le format est généreux et le panneau, avec ses trois planches assemblées et ses renforts au dos, témoigne d'un travail d'atelier ancien.
État
Bon état général. Le panneau présente une fente ouverte le long du joint entre la planche du milieu et la planche du bas, visible au recto sur toute la largeur. Ce jeu du bois, courant sur les panneaux anciens assemblés, est ancien et stabilisé : le dos conserve ses renforts anciens, une traverse verticale et huit taquets collés à cheval sur les joints, qui maintiennent solidement l'ensemble.
Quelques frottements dans la couche picturale, essentiellement dans les fonds. La signature est bien lisible. Le cadre est en bon état, avec les usures d'usage à la dorure.
L'artiste
Joseph Odde est un peintre marseillais actif entre la fin du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres. Il appartient à cette génération de l'école provençale qui a peint sans relâche la côte entre Marseille, Cassis et La Ciotat : le port, la corniche, les calanques, l'arrière-pays.
À côté de ces paysages, il a laissé un ensemble de natures mortes qui comptent parmi ses œuvres les plus recherchées aujourd'hui — natures mortes de gibier, mais surtout de produits de la mer : homards, huîtres, poissons. Ce sont des sujets qu'un peintre du Vieux-Port avait sous les yeux tous les jours.
Ses œuvres passent régulièrement en vente publique dans le Midi, notamment à Marseille et en Avignon. Les éléments biographiques précis (dates de naissance et de mort, formation, participations aux Salons) restent à ce jour peu documentés.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour les frais d’expédition en France et à l’étranger.
« Nature morte au bar, oursins et dame-jeanne », fin XIXe – début XXe siècle
Huile sur panneau de bois, composé de trois planches horizontales
Signée « J. Odde » en bas à gauche
69 x 47,5 cm — 78,5 x 58 cm avec le cadre
Bon état général (voir rubrique état)
Cadre en bois et stuc doré à décor de feuilles, fin XIXe – début XXe siècle
Un bar posé sur une table de pierre, la gueule ouverte, le corps encore luisant. Le poisson vient d'être sorti de l'eau et le peintre s'est mis au travail sans attendre.
C'est le sujet le plus provençal qui soit. Le bar — le loup, comme on l'appelle à Marseille — occupe toute la diagonale du panneau. Odde a peint les écailles par petites touches épaisses de blanc et de gris nacré, si bien que la lumière accroche vraiment la surface du poisson quand on regarde le tableau de biais. L'ouïe est ouverte, on aperçoit le rouge des branchies, et la nageoire pectorale translucide est posée à plat sur le flanc. La queue, presque noire, se détache sur le fond sombre.
Autour, tout ce qui fait le retour de pêche. À gauche, quelques petits poissons argentés — sardines ou anchois — mêlés à des algues et à un panier d'osier. À droite, des oursins, dont un ouvert qui montre son corail orangé, la seule note vive du tableau. Au fond, une dame-jeanne de verre vert, la panse ronde et brillante, prise dans les mailles d'un filet sombre.
L'ensemble est peint dans une gamme très resserrée de bruns et de verts profonds, sur laquelle le blanc du poisson ressort d'autant plus. C'est un travail sérieux, celui d'un peintre qui connaît son sujet et qui prend plaisir à rendre la matière : le verre, l'écaille, l'osier, le piquant de l'oursin.
Le format est généreux et le panneau, avec ses trois planches assemblées et ses renforts au dos, témoigne d'un travail d'atelier ancien.
État
Bon état général. Le panneau présente une fente ouverte le long du joint entre la planche du milieu et la planche du bas, visible au recto sur toute la largeur. Ce jeu du bois, courant sur les panneaux anciens assemblés, est ancien et stabilisé : le dos conserve ses renforts anciens, une traverse verticale et huit taquets collés à cheval sur les joints, qui maintiennent solidement l'ensemble.
Quelques frottements dans la couche picturale, essentiellement dans les fonds. La signature est bien lisible. Le cadre est en bon état, avec les usures d'usage à la dorure.
L'artiste
Joseph Odde est un peintre marseillais actif entre la fin du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres. Il appartient à cette génération de l'école provençale qui a peint sans relâche la côte entre Marseille, Cassis et La Ciotat : le port, la corniche, les calanques, l'arrière-pays.
À côté de ces paysages, il a laissé un ensemble de natures mortes qui comptent parmi ses œuvres les plus recherchées aujourd'hui — natures mortes de gibier, mais surtout de produits de la mer : homards, huîtres, poissons. Ce sont des sujets qu'un peintre du Vieux-Port avait sous les yeux tous les jours.
Ses œuvres passent régulièrement en vente publique dans le Midi, notamment à Marseille et en Avignon. Les éléments biographiques précis (dates de naissance et de mort, formation, participations aux Salons) restent à ce jour peu documentés.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour les frais d’expédition en France et à l’étranger.
300 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 69 cm / 78,5 cm encadré
Hauteur : 47,5 cm / 58 cm encadré
Référence (ID) : 1808634
Disponibilité : En stock
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