Paul Follot (1877-1941) Oiseau marabout orné de volutes végétalisées, sculpture en chêne
Paul Follot (1877-1941), fils du fabricant de papiers peints Félix Follot, s’impose avant 1914 comme l’un des décorateurs parisiens les plus raffinés de sa génération, formé dans le sillage de Grasset et actif d’abord dans l’orbite de La Maison Moderne, avant de se doter de son célèbre hôtel-atelier de la rue Victor-Schœlcher, véritable manifeste de son style à la charnière de l’Art nouveau et de l’Art déco, une transition majeure qui a été quelquefois nommée Modern Style.
Vers 1901, il entre au service de Julius Meier-Graefe pour La Maison Moderne, où il dessine bijoux, tapisseries, objets d’orfèvrerie, textiles et bronzes dans un vocabulaire Art nouveau très marqué par le gothique stylisé et les rinceaux feuillus.
Entre 1901 et 1903, cette production pour une clientèle cosmopolite de luxe installe sa réputation dans le champ de l’objet précieux et des arts de la maison.
En 1903, il cofonde le groupe L’Art dans Tout, ce qui le situe clairement dans la mouvance d’un art décoratif français cherchant à unifier l’architecture intérieure, le mobilier et l’objet dans une même conception “d’art total”.
En 1904, il se met à son compte, dirige son propre atelier-d’entreprise et s’adresse à une clientèle fortunée, avec un style connu pour son luxe, son élégance et la qualité d’exécution.
À partir de 1908-1909, il est membre fondateur de la Société des artistes décorateurs et participe aux Salons, où il contribue à ouvrir une “nouvelle voie” à l’art décoratif français, annonçant déjà certains principes du futur Art déco par la simplification des volumes et une stylisation plus géométrique des motifs.
Entre 1910 et 1914, parallèlement à ses décors intérieurs, il dessine de nouvelles formes de bijoux et collabore avec de grandes maisons : Wedgwood pour la céramique, Cornille & Cie pour les textiles, Christofle pour l’orfèvrerie, ce qui montre l’extension de son influence à l’échelle industrielle haut de gamme.
Vers le milieu des années 1900, alors que sa carrière de décorateur s’affirme, Follot conçoit le projet d’un hôtel particulier parisien au 5 rue Victor‑Schœlcher, dans le 14ᵉ arrondissement, pensé à la fois comme maison familiale, atelier de création et espace de présentation de ses œuvres.
Le bâtiment est réalisé entre 1912 et 1914 avec la collaboration de l’architecte Pierre Selmersheim, d’après des dessins de Follot, ce qui en fait un condensé de son langage décoratif.
L’inauguration, en 1914, attire le “Tout-Paris”, signe du prestige atteint par Follot à la veille de la guerre : la demeure est perçue comme un écrin démonstratif, où chaque pièce illustre une facette de son art (mobilier, textiles, boiseries, ferronneries, luminaires).
L’ensemble intérieur résume une transition stylistique majeure : certaines pièces restent fortement marquées par l’Art nouveau (arabesques, végétal stylisé), tandis que d’autres, déjà plus épurées, annoncent l’esprit Art déco par des lignes plus fermes, des volumes plus architecturés et un décor plus structuré.
La maison-atelier de la rue Victor‑Schœlcher, dont Paul Follot a du se défaire dans fin des années 30 s'est vu dépouillé de fdertains éléments décoratif don ce marabout que nous avons pu retrouvé et sauvé.classée et conservée dans ses grandes lignes décoratives, a été restaurée et réaménagée au XXIᵉ siècle ; elle abrite depuis 2018 l’Institut Giacometti.
Ce marabout finement sculpté a été restauré dans sa partie ancienne et monté sur un socle contemporain .
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Parfait état
Longueur : 58
Largeur : 33
Hauteur : 178
Référence (ID) : 1770049
Disponibilité : En stock




























