Chiffonnière d’époque Louis XVI en acajou, vers 1785–1790.
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Chiffonnière d’époque Louis XVI en acajou, vers 1785–1790.

Charmante chiffonnière d’époque Louis XVI, réalisée dans les dernières années de l’Ancien Régime, en acajou massif et placage d’acajou, illustrant pleinement l’engouement pour les bois exotiques qui se diffuse largement dans les grands centres de production européens, et particulièrement à Paris, dans le dernier tiers du XVIIIe siècle.

À cette période, l’acajou — notamment celui provenant des îles, en particulier de Saint-Domingue — s’impose comme un matériau de premier choix pour les ébénistes. Importé par les grands ports atlantiques, il séduit par sa stabilité, la finesse de son grain et la richesse de ses teintes. Son usage se généralise aussi bien en massif qu’en placage, donnant naissance à un mobilier d’une grande sobriété, où la qualité du bois et la justesse des proportions prennent le pas sur une ornementation plus démonstrative. Notre chiffonnière s’inscrit pleinement dans ce courant.

Elle ouvre par trois tiroirs en façade, dont la structure est réalisée en chêne, selon une pratique courante en ébénisterie au XVIIIe siècle. Les façades sont plaquées d’un bel acajou, présentant de légères variations de veinage. On y observe un jeu subtil entre des parties au fil plus régulier et d’autres plus animées, proches de la ronce, apportant profondeur et vibration à la surface.

Les tiroirs conservent leurs serrures d’origine en fer, ainsi que leurs entrées de serrure en laiton, réduites à de simples filets appliqués, en parfaite adéquation avec la retenue décorative du style Louis XVI.

Les encadrements de tiroirs et les panneaux latéraux sont soulignés par de fines baguettes en quart-de-rond dans un bois plus clair, apportant un contraste discret et élégant qui anime la surface sans en rompre l’équilibre.

Les montants antérieurs, cannelés, s’inscrivent directement dans le vocabulaire ornemental hérité de l’Antique. Ils reposent sur quatre pieds traités en colonnes tournées en acajou massif, évoquant avec justesse l’ordre toscan. Cette référence à l’architecture classique, transposée dans le mobilier, traduit pleinement le goût néoclassique qui s’affirme dans les années 1780.

Ces colonnes sont réunies en partie basse par une tablette d’entretoise plaquée d’acajou, assurant la stabilité de l’ensemble tout en offrant une surface d’usage complémentaire. Les pieds se prolongent en partie inférieure par une forme fuselée, ceints de sabots en bronze d’origine, et reposant sur des roulettes à galets dites « en tonneau », également en bronze, très probablement d'epoque, permettant un déplacement aisé du meuble.

Le plateau est coiffé d’un marbre blanc d’origine, ceinturé d’une galerie ajourée en bronze. Cette galerie, sobre et élégante, présente un ancien accident visible sur un angle, aujourd’hui stabilisé, sans incidence sur la solidité ni sur l’harmonie générale de l’ensemble.

Fait intéressant, le meuble est plaqué sur toutes ses faces, y compris à l’arrière, qui présente un placage d’acajou soigné. Cette finition complète indique qu’il ne s’agissait pas d’un simple meuble destiné à être adossé en permanence contre un mur, mais bien d’un meuble volant, conçu pour être déplacé au gré des usages. Il pouvait ainsi être placé au centre d’une pièce, entre des sièges, ou rapproché ponctuellement d’un fauteuil ou d’une bergère.

Ce type de mobilier répond parfaitement aux nouveaux modes de vie de la fin du XVIIIe siècle : plus mobiles, plus libres, où l’on recherche des meubles pratiques et élégants à la fois. La présence des roulettes confirme cet usage. La chiffonnière pouvait servir de petit meuble d’appoint pour écrire sur son plateau de marbre, déposer des objets ou prendre une collation, tandis que les tiroirs accueillaient papiers, accessoires ou menus effets personnels.

D’un point de vue de construction, le meuble associe l’acajou massif pour les éléments visibles et structurels — notamment les colonnes — à un bâti en bois en bois blanc pour les parties secondaires, entièrement plaquées d’acajou, conformément aux pratiques de l’ébénisterie de la fin du XVIIIe siècle.

L’ensemble présente un très bel état de conservation. Il a fait l’objet d’un nettoyage et d’un revernis respectueux, mettant en valeur la belle patine de l’acajou, aux tonalités profondes et nuancées.

Par la qualité de ses matériaux, la finesse de ses détails et la justesse de son vocabulaire décoratif, cette chiffonnière constitue un témoignage représentatif de la production Louis XVI en acajou des années 1785–1790.

Dimensions :
Hauteur : 75,5 cm
Largeur : 48 cm
Profondeur : 32,5 cm
1 400 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Louis XVI - Directoire

Etat : Restauré

Matière : Acajou

Référence (ID) : 1742397

Disponibilité : En stock

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3 grande rue
La Chapelle-sur-Oreuse 89260, France

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