Espagne. Ancienne baïonnette à bouchon avec lame de Tomás de Ayala. XVIIe–XIXe s.
Artiste : Tomás De Ayala
Ancienne, intéressante et peu courante baïonnette à douille espagnole réalisée à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle, vers 1780 à 1820, utilisant la lame d’une épée du XVIIe siècle signée par le prestigieux maître d’armes tolédan Tomás de Ayala, actif vers 1625.
La lame est droite, de section plate avec une légère nervure centrale, et conserve l’inscription du maître armurier visible le long du canal longitudinal. Sa facture correspond clairement aux standards de l’école toledane du XVIIe siècle, reconnue pour la qualité de son acier et la sobriété de ses formes. La surface présente un très bon état de conservation, avec une patine légère et une usure conforme à son ancienneté, sans traces de nettoyages agressifs ni d’interventions modernes.
La monture présente une garde caractéristique en forme de coquille. La poignée est réalisée en corne naturelle, offrant une prise ferme et créant un contraste chromatique très attractif avec les éléments métalliques dorés.
La baïonnette conserve son fourreau correspondant à la configuration du XIXe siècle. Celui-ci est structurellement complet, bien qu’il manque la pointe métallique terminale. Dans l’ensemble, l’état général est très bon, conservant une intégrité matérielle remarquable compte tenu de l’histoire constructive complexe de la pièce.
Ce type d’arme composite reflète une pratique historique courante. Le réemploi de lames anciennes de grande qualité lorsque leur valeur technique le justifiait. La présence d’une lame attribuée à Tomás de Ayala ajoute un intérêt exceptionnel, situant la pièce dans un cadre historique allant de la tradition armurière toledane du XVIIe siècle aux adaptations armementaires du XIXe siècle.
Il s’agit d’un exemplaire particulièrement intéressant en raison de la combinaison des chronologies et de la présence d’une lame signée par l’un des armuriers les plus reconnus de Tolède. Sa rareté typologique et son bon état de conservation en font une pièce très attractive pour les collectionneurs spécialisés en armes blanches historiques.
Dimensions. 55,3 cm, 21,8 in. Lame. 36 cm, 14,2 in.
Histoire de Tomás de Ayala
Tomás de Ayala fut l’un des maîtres armuriers actifs à Tolède durant le premier tiers du XVIIe siècle, à une époque où la ville conservait son prestige international comme centre de production d’acier de haute qualité. Les maîtres armuriers toledans jouissaient d’une grande réputation en Europe, et leurs lames étaient appréciées tant pour leur résistance que pour leur équilibre.
À cette période, les traditions techniques héritées de la Renaissance coexistaient avec de nouvelles exigences liées à l’évolution des armes à feu et aux changements dans les tactiques militaires. Les lames produites par ces maîtres continuèrent à être utilisées pendant des générations, leur réemploi dans des armes postérieures étant fréquent lorsque leur qualité le justifiait.
Les marques d’armurier constituaient une garantie d’origine et de qualité. Dans le cas de Tomás de Ayala, son nom est associé à des lames d’une grande solidité et d’une exécution sobre, représentatives de la continuité de l’école toledane dans une période de transition historique. Aujourd’hui, les armes conservant des lames signées par ces maîtres sont considérées comme des pièces d’un intérêt particulier dans le cadre du collectionnisme spécialisé.
La lame est droite, de section plate avec une légère nervure centrale, et conserve l’inscription du maître armurier visible le long du canal longitudinal. Sa facture correspond clairement aux standards de l’école toledane du XVIIe siècle, reconnue pour la qualité de son acier et la sobriété de ses formes. La surface présente un très bon état de conservation, avec une patine légère et une usure conforme à son ancienneté, sans traces de nettoyages agressifs ni d’interventions modernes.
La monture présente une garde caractéristique en forme de coquille. La poignée est réalisée en corne naturelle, offrant une prise ferme et créant un contraste chromatique très attractif avec les éléments métalliques dorés.
La baïonnette conserve son fourreau correspondant à la configuration du XIXe siècle. Celui-ci est structurellement complet, bien qu’il manque la pointe métallique terminale. Dans l’ensemble, l’état général est très bon, conservant une intégrité matérielle remarquable compte tenu de l’histoire constructive complexe de la pièce.
Ce type d’arme composite reflète une pratique historique courante. Le réemploi de lames anciennes de grande qualité lorsque leur valeur technique le justifiait. La présence d’une lame attribuée à Tomás de Ayala ajoute un intérêt exceptionnel, situant la pièce dans un cadre historique allant de la tradition armurière toledane du XVIIe siècle aux adaptations armementaires du XIXe siècle.
Il s’agit d’un exemplaire particulièrement intéressant en raison de la combinaison des chronologies et de la présence d’une lame signée par l’un des armuriers les plus reconnus de Tolède. Sa rareté typologique et son bon état de conservation en font une pièce très attractive pour les collectionneurs spécialisés en armes blanches historiques.
Dimensions. 55,3 cm, 21,8 in. Lame. 36 cm, 14,2 in.
Histoire de Tomás de Ayala
Tomás de Ayala fut l’un des maîtres armuriers actifs à Tolède durant le premier tiers du XVIIe siècle, à une époque où la ville conservait son prestige international comme centre de production d’acier de haute qualité. Les maîtres armuriers toledans jouissaient d’une grande réputation en Europe, et leurs lames étaient appréciées tant pour leur résistance que pour leur équilibre.
À cette période, les traditions techniques héritées de la Renaissance coexistaient avec de nouvelles exigences liées à l’évolution des armes à feu et aux changements dans les tactiques militaires. Les lames produites par ces maîtres continuèrent à être utilisées pendant des générations, leur réemploi dans des armes postérieures étant fréquent lorsque leur qualité le justifiait.
Les marques d’armurier constituaient une garantie d’origine et de qualité. Dans le cas de Tomás de Ayala, son nom est associé à des lames d’une grande solidité et d’une exécution sobre, représentatives de la continuité de l’école toledane dans une période de transition historique. Aujourd’hui, les armes conservant des lames signées par ces maîtres sont considérées comme des pièces d’un intérêt particulier dans le cadre du collectionnisme spécialisé.
1 200 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Longueur : 55,3 cm
Référence (ID) : 1737808
Disponibilité : En stock
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