Rare sesterce de Commode — Certificat d’authenticité
Ce grand bronze de Commode Auguste, frappé à Rome en 178 apr. J.-C., appartient à une émission particulièrement parlante du jeune règne antonin, où la majesté du portrait impérial s’unit à l’iconographie civique de Libertas, figure centrale de la liberté romaine sous garantie impériale ; l’attribution au type RIC 1590, avec concordances BMC 1686 et Cohen 330, s’inscrit avec une cohérence très satisfaisante dans la documentation numismatique disponible pour les sesterces de Commode à Libertas debout tenant le pileus et le sceptre, frappés à Rome en 177–178 ou plus précisément en 178 selon les répertoires consultés. Le type est en outre signalé comme recherché, Numista lui attribuant un indice de rareté de 94, ce qui autorise pleinement une mise en valeur claire auprès des collectionneurs de bronzes impériaux antonins.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; celui-ci retient immédiatement l’attention par son poids de 26,48 g, masse très favorable pour le groupe, et par une physionomie générale conforme aux grands sesterces de Rome de la fin du règne de Marc Aurèle, Numista donnant pour le type 23,7 g et 30,5 mm comme repères de référence, avec une variation de masse observée d’environ 21,68 à 27,38 g, ce qui place l’exemplaire dans la partie haute, particulièrement valorisante, de la fourchette documentée.
Analyse & expertise
Observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante. L’examen direct de l’avers met en évidence un portrait de Commode à droite, lauré et cuirassé, d’une présence très affirmée, dont la chevelure conserve encore une structuration visible par mèches courtes et bouclées, tandis que l’œil, la ligne nasale, la bouche et le modelé du menton demeurent nettement construits, donnant au visage cette fermeté juvénile propre aux premières émissions augustéennes du prince ; la cuirasse et le départ du drapé restent perceptibles à la base du buste, et le relief général conserve une lecture particulièrement satisfaisante pour un grand bronze de circulation. L’observation des champs et des reliefs montre une usure ancienne régulière, sans altération de lecture du type principal, ce qui renforce la présence de collection de l’exemplaire. Les descriptions du British Museum et de Numista confirment précisément, pour cette émission, un buste de Commode lauré et cuirassé à droite.
La légende d’avers, quoique naturellement adoucie par endroits, demeure largement présente sur le pourtour, avec des lettres encore bien levées, et le listel périphérique se suit par segments continus, ce qui donne au droit une tenue visuelle très appréciable ; la frappe apparaît bien installée dans le flan, dont les irrégularités de contour restent pleinement compatibles avec la production martelée des grands bronzes impériaux. Cette cohérence formelle s’accorde avec les données de fabrication publiées pour le type, Numista signalant expressément une monnaie frappée au marteau et de forme ronde irrégulière.
Le revers conserve une lisibilité centrale très convaincante, car Libertas y apparaît debout, selon une posture claire et immédiatement intelligible, tenant dans la main droite le pileus, emblème classique de l’affranchissement, et dans la gauche un long sceptre vertical ; malgré un adoucissement normal des reliefs les plus exposés, la silhouette de la déesse demeure stable, les attributs essentiels se laissent reconnaître sans effort, et la composition garde tout son équilibre. Les lettres S-C, réparties dans les champs, restent visibles et confèrent à l’ensemble cette autorité institutionnelle caractéristique des sesterces sénatoriaux de Rome. Cette description correspond exactement à celle enregistrée par le British Museum, par Numista et par le London Museum pour le même groupe de revers à Libertas.
La surface présente une patine ancienne brun olive à reflets vert sombre, avec des nuances plus chaudes sur certains reliefs et des zones plus profondes dans les creux, ce qui donne à la monnaie une matérialité très séduisante ; l’ensemble conserve une cohérence de métal très appréciable, avec une usure d’usage ancienne et homogène, sans rupture visuelle de nature à perturber l’intelligence du type. Les bords, légèrement irréguliers, la tension du relief et la levée des lettres s’accordent avec la physionomie attendue d’un sesterce romain du IIe siècle, et l’exemplaire réunit ainsi plusieurs qualités concrètement recherchées, à savoir un portrait ferme, une iconographie de revers immédiatement lisible, une métrologie favorable, et une présence de patine de caractère. Les comparanda spécialisés montrent d’ailleurs pour cette référence des modules et états de surface comparables, avec des masses publiées autour de 17,91 g, 22,12 g, 22,26 g et 26,48 g selon la conservation et le flan.
Caractéristiques
Autorité.
Cette émission se rattache à Commode, alors empereur associé de la dynastie antonine, dans la phase où il règne encore aux côtés de Marc Aurèle. Le London Museum rappelle que Commode fut coempereur de 177 à 180, avant de devenir seul maître de l’Empire après la mort de son père.
Atelier.
L’atelier de frappe est Rome, attribution donnée de manière concordante par le British Museum, par Numista et par les notices spécialisées du marché numismatique.
Datation.
La frappe appartient à l’horizon 177–178, plus précisément à 178 selon la fiche typologique Numista associée à RIC 1590.
Nominal.
Il s’agit d’un sesterce, c’est-à-dire du grand bronze de circulation du système impérial romain.
Métal.
Le type est catalogué comme bronze ou alliage cuivreux, conformément aux notices du British Museum, de Numista et du London Museum.
Poids.
Le poids observé pour cet exemplaire est de 26,48 g, donnée particulièrement favorable pour ce type et pleinement compatible avec la plage documentée par Numista.
Module.
Le type est documenté autour de 30,5 mm chez Numista ; les comparanda spécialisés publiés montrent des modules voisins, notamment 30 mm et 33 mm, ce qui situe le présent exemplaire dans le gabarit attendu du grand bronze impérial de cette émission.
Droit.
Le droit présente Commode lauré et cuirassé à droite, conformément à la description enregistrée par le British Museum et par Numista pour cette référence.
Revers.
Le revers montre Libertas debout, tenant le pileus et un sceptre vertical, avec S-C dans les champs ; cette iconographie est exactement celle décrite par le British Museum, le London Museum, Numista, iNumis et CGB pour ce groupe.
Références typologiques.
L’attribution se rattache à RIC 1590, avec concordances de marché et de bibliographie associées à BMC 1686 et Cohen 330 ; le British Museum renvoie à RIC 1590 var., et CGB publie précisément un exemplaire noté RIC 1590 – BMC/RE 1686 – C.330.
Rareté.
Le type peut être présenté avec justesse comme rare / recherché, Numista lui attribuant un indice de rareté de 94.
Contexte historique
Cette émission appartient aux premières années du principat effectif de Commode comme Auguste associé, dans le cadre de la corégence avec Marc Aurèle ; le London Museum rappelle précisément que Commode fut coempereur de 177 à 180, ce qui inscrit ce sesterce dans une phase encore dynastique et relativement encadrée du règne, avant le gouvernement personnel qui suivra après 180. Le choix de Libertas au revers participe de cette rhétorique des vertus publiques que le monnayage impérial emploie pour donner une forme visible et civique à l’autorité du prince.
Le pileus, bonnet d’affranchissement que tient Libertas, possède dans l’imaginaire romain une portée immédiatement politique et civique, puisqu’il renvoie à la liberté juridique et à la condition du citoyen affranchi ; le London Museum identifie explicitement le revers comme une représentation de Libertas, déesse romaine de la liberté, tandis que les catalogues français spécialisés traduisent la légende LIBERTAS AVG IMP II COS P P comme une formulation de la liberté augustéenne liée à la titulature officielle du prince. La monnaie apparaît ainsi comme un véritable support d’idéologie publique, où l’autorité impériale se présente sous le signe d’une liberté ordonnée, romaine et institutionnelle.
Valeur culturelle
La valeur culturelle de cette pièce est particulièrement réelle, parce qu’elle réunit en un seul objet trois dimensions que les collectionneurs de grands bronzes impériaux recherchent avec constance, à savoir un portrait juvénile de Commode encore inscrit dans l’héritage antonin, une allégorie civique immédiatement lisible, et le grand format du sesterce de Rome, qui donne à l’iconographie toute sa respiration monumentale. Il s’agit donc non seulement d’une monnaie de circulation, mais d’un document visuel sur la manière dont l’Empire romain entendait figurer la liberté sous l’autorité du prince.
Pour le collectionneur, un tel exemplaire possède un attrait supplémentaire du fait de sa métrologie élevée, de sa patine ancienne et du caractère toujours très parlant du couple portrait / vertu ; les émissions de Commode à Libertas occupent une place appréciée dans les cabinets consacrés aux Antonins, en raison précisément de cette alliance entre lisibilité, densité historique et noblesse iconographique. La présence régulière mais sélective du type dans le commerce spécialisé, sous des références constantes, confirme cet intérêt durable.
Traçabilité & garanties
Provenant d’une provenance européenne, de marchand numismate établi, cet exemplaire a été acquis dans le cadre d’une transaction internationale spécialisée, conduite dans un réseau numismatique reconnu et validée par des experts de référence, selon les standards les plus élevés du marché de l’art et du patrimoine ; l’examen du présent objet retient les caractères stylistiques, épigraphiques, techniques et métrologiques effectivement observables, replacés dans le cadre des références reconnues du monnayage impérial romain et confrontés aux exemplaires comparables publiés dans les corpus et catalogues spécialisés.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; dans le cas présent, la concordance entre le portrait lauré et cuirassé de Commode, le revers à Libertas avec pileus et sceptre, la métrologie observée et les références RIC 1590, BMC 1686 et Cohen 330 fonde une attribution numismatique particulièrement solide.
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Référence (ID) : 1730240
Disponibilité : En stock




























