Rare antoninien de Balbin — Certificat d’authenticité
Ce séduisant antoninien d’argent de Balbin, frappé à Rome en 238 apr. J.-C., s’inscrit dans l’une des émissions les plus expressives du bref gouvernement commun de Balbin et Pupien, avec au droit la titulature IMP CAES D CAEL BALBINVS AVG autour d’un buste radié, drapé et cuirassé à droite, et au revers la légende PIETAS MVTVA AVGG encadrant deux mains jointes, type solidement répertorié sous RIC IV.2, 12 et RSC 17 ; par la netteté de son portrait, par l’élégance dépouillée de son revers et par la densité historique attachée à l’année 238, cet exemplaire offre au collectionneur un témoignage particulièrement parlant de la collégialité impériale voulue par le Sénat au cœur de la crise du IIIe siècle.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; le présent objet retient tout spécialement l’attention par son module de 23 mm et son poids de 4,92 g, qui s’accordent très favorablement avec la fourchette pondérale et dimensionnelle documentée pour ce type, Numista signalant un poids de référence de 4,4 g, un diamètre de 22,5 mm et une variation observée allant d’environ 1,84 à 5,59 g, tandis que d’autres exemplaires publiés par des maisons spécialisées se situent dans un voisinage très proche, notamment 4,74 g chez Baldwin’s et 4,37 g chez CNG.
Analyse & expertise
Observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante. L’examen direct de l’avers met en évidence un portrait radié de Balbin d’une présence tout à fait remarquable, dont la physionomie demeure particulièrement bien construite, avec une couronne rayonnante largement lisible, un front puissant, un œil bien ouvert, une ligne nasale ferme, une barbe courte finement indiquée et un départ de drapé et de cuirasse qui conserve encore un relief net, de sorte que la typologie impériale du droit se lit avec une immédiateté très appréciable pour ce règne si bref ; la légende circulaire, en grande partie conservée avec une belle ampleur, s’inscrit dans un grènetis encore largement suivi, ce qui renforce l’équilibre visuel d’un flan généreux et favorablement centré.
Le revers se distingue par une composition d’une grande pureté iconographique, puisque les mains jointes, parfaitement centrées, gardent leur articulation essentielle, avec manches et poignets bien individualisés, selon un schéma de gravure volontairement concentré qui donne à ce type toute sa force symbolique ; la légende PIETAS MVTVA AVGG demeure lisible sur une très large portion du pourtour, avec quelques adoucissements périphériques sans incidence sur l’intelligence du message, et le grènetis, encore bien présent sur une grande partie de la circonférence, encadre l’ensemble avec une tenue de fabrication particulièrement séduisante pour une monnaie de circulation impériale du IIIe siècle.
La surface d’argent présente un aspect ancien homogène, d’un gris clair nuancé, avec un relief qui accroche encore très élégamment la lumière sur les parties les mieux venues à la frappe, notamment le visage, la couronne radiée et les mains jointes ; quelques discrètes marques anciennes de manipulation et de très légères hétérogénéités périphériques, naturellement intégrées à la vie matérielle de la pièce, n’altèrent en rien la cohérence de l’ensemble, tandis que l’irrégularité mesurée du flan, le modelé des lettres, la tension du listel et la structuration naturelle des reliefs s’accordent pleinement avec une frappe au marteau, telle qu’elle est donnée par les références pour ce type.
Ce qui élève particulièrement cet exemplaire est la réunion, sur un même objet, de plusieurs qualités très recherchées, à savoir un portrait bien campé, une légende d’avers largement conservée, un revers emblématique immédiatement lisible, et une présence de métal particulièrement harmonieuse, de telle sorte que la pièce ne vaut pas seulement par sa référence de catalogue, mais par la netteté avec laquelle elle restitue, dans un format contenu, la dignité sévère d’un moment politique parmi les plus tendus de l’histoire impériale romaine.
Caractéristiques
Autorité
L’émission se rattache à Balbin, empereur en 238, dans le cadre de la corégence sénatoriale exercée avec Pupien, contexte auquel renvoie directement la formule AVGG du revers, c’est-à-dire les « deux Augustes ».
Atelier
L’atelier est Rome, attribution donnée par les répertoires typologiques et confirmée par les exemplaires spécialisés publiés sous cette même référence.
Datation
La frappe appartient à l’année 238 apr. J.-C., c’est-à-dire au très bref règne de Balbin, que Britannica résume à trois mois, ce qui confère à tout son monnayage une concentration historique singulière.
Nominal
Il s’agit d’un antoninien, nominal explicitement indiqué par Numista et par les catalogues commerciaux concordants.
Métal
Le type est catalogué en argent, qualification retenue par Numista et par Baldwin’s pour cette émission de Balbin à Rome.
Poids
Le poids observé pour cet exemplaire est de 4,92 g, donnée très favorable pour le type et pleinement compatible avec les antoniniens comparables documentés dans le commerce spécialisé, notamment 4,74 g chez Baldwin’s et 4,37 g chez CNG.
Module
Le module observé est de 23 mm, mesure très cohérente avec le diamètre de référence publié par Numista, soit 22,5 mm, et avec les exemplaires de marché se situant dans le même ordre de grandeur.
Droit
Le droit porte la légende IMP CAES D CAEL BALBINVS AVG autour d’un buste radié, drapé et cuirassé à droite, description exactement conforme au type répertorié.
Revers
Le revers présente la légende PIETAS MVTVA AVGG avec deux mains droites jointes, formule iconographique et épigraphique unanimement reconnue pour cette référence.
Références typologiques
L’identification repose sur RIC IV.2, 12, avec correspondance OCRE ric.4.balb.12, et sur RSC 17, références reprises tant par Numista que par CNG et Baldwin’s.
Rareté
Le type peut être présenté avec raison comme recherché, Numista lui attribuant un indice de rareté de 95, tandis que plusieurs professionnels du marché le signalent expressément comme rare ou comme émission peu commune pour un empereur dont le règne fut exceptionnellement bref.
Contexte historique
L’année 238 appartient à ce que l’historiographie a retenu comme l’un des moments les plus instables du IIIe siècle, puisque, après la révolte dirigée contre Maximin, le Sénat porta au pouvoir Balbin et Pupien comme empereurs conjoints, avant de faire également place au jeune Gordien III pour apaiser la tension populaire ; c’est dans ce cadre profondément politique, où l’autorité devait se reconstruire dans l’urgence, qu’il convient de lire la monnaie présente, non comme une émission purement comptable, mais comme une affirmation de cohésion gouvernementale.
La formule PIETAS MVTVA AVGG, que Numista traduit comme la « piété mutuelle des deux empereurs », condense admirablement cette intention, car la poignée de mains n’y figure pas une simple civilité privée, mais une solidarité institutionnelle entre deux Augustes choisis pour restaurer l’ordre ; le revers met ainsi en circulation une idée politique très précise, celle d’une concorde impériale garantie par le respect réciproque, au moment même où le pouvoir romain cherchait à se rendre à nouveau crédible.
Valeur culturelle
La valeur culturelle de cette pièce est particulièrement élevée, parce qu’elle unit dans un objet d’argent de petit module trois dimensions que la grande numismatique romaine sait rarement tenir avec une telle densité, à savoir le portrait d’un empereur au règne fulgurant, l’expression visible d’une corégence, et une formule symbolique d’une limpidité exemplaire, où deux mains jointes suffisent à dire tout un programme de gouvernement.
Pour le collectionneur, un antoninien de Balbin de ce type possède un attrait très singulier, car il ne procède pas seulement de la rareté biographique d’un règne bref, mais d’une iconographie immédiatement intelligible, austère et magistrale, qui fait de cette monnaie un véritable condensé de la crise impériale du IIIe siècle ; il s’agit d’une pièce où l’histoire politique, l’élégance épigraphique et la sobriété du symbole se rencontrent avec une rare justesse.
Sous l’angle de l’histoire des représentations, ce revers des mains jointes s’inscrit dans la grande tradition romaine des signes de concorde et d’alliance, mais ici sous une forme singulièrement épurée, presque doctrinale, où le pouvoir renonce à l’abondance figurative pour préférer la clarté d’un emblème unique ; c’est précisément cette économie souveraine des moyens qui donne à la pièce son accent si profondément romain, et qui en fait un objet de cabinet particulièrement parlant.
Traçabilité & garanties
Provenant d’une provenance européenne, de marchand numismate établi, cet exemplaire a été acquis dans le cadre d’une transaction internationale spécialisée, conduite dans un réseau numismatique reconnu et validée par des experts de référence, selon les standards les plus élevés du marché de l’art et du patrimoine ; l’examen du présent objet retient exclusivement les caractères effectivement observables sur la pièce, replacés dans le cadre des références bibliographiques reconnues, afin d’offrir au collectionneur une présentation ferme, cohérente et pleinement conforme aux usages du secteur.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; dans le cas présent, la concordance entre titulature, typologie des mains jointes, module, métal, style général et références RIC 12 / RSC 17 / OCRE ric.4.balb.12 fonde une attribution numismatique particulièrement solide.
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Référence (ID) : 1730189
Disponibilité : En stock





























