Rare sesterce posthume de Faustine II — Certificat d’authenticité
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Rare sesterce posthume de Faustine II — Certificat d’authenticité

Ce grand bronze posthume de Faustine II, frappé à Rome après son décès en 175, relève d’un type de consécration particulièrement recherché, associant au droit la légende DIVA FAVSTINA PIA autour d’un buste drapé à droite, et au revers AETERNITAS S C, avec Aeternitas voilée, debout, la tête tournée à gauche, relevant son voile et tenant une longue torche ; cette attribution correspond aux références RIC III 1692, BMCRE 1558 et Cohen 4, concordance également confirmée par le British Museum et par les catalogues spécialisés de marché pour ce même type. Les répertoires en ligne situent ordinairement cette émission dans l’horizon 176–180, au sein du monnayage commémoratif frappé sous Marc Aurèle après la divinisation de Faustine la Jeune.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; celui-ci se distingue d’emblée par la noblesse de son grand module de 32 mm, par son poids de 25,40 g, et par une présence de métal très harmonieuse, pleinement compatible avec les exemplaires comparables publiés pour ce type, lesquels se situent notamment autour de 24,36 g, 26,14 g, 27,15 g et dans une plage pondérale relevée par Numista de 20,723 à 27,15 g. Le type bénéficie en outre d’un indice de rareté Numista de 97, ce qui autorise à le présenter avec raison comme une émission de forte attractivité pour les collectionneurs de grands bronzes antonins et de monnaies posthumes féminines.

Analyse & expertise
Observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante. L’examen direct de l’avers met en évidence un portrait drapé de Faustine II à droite d’une tenue particulièrement séduisante, dont la chevelure, travaillée en ondes presque verticales, conserve une organisation nette jusqu’au chignon bas de l’arrière, conformément à l’iconographie canonique de la diva ; le profil demeure délicat et ferme à la fois, avec une ligne de front douce, un nez finement tracé, une bouche encore bien modelée, et une nuque élégamment allongée qui donne au buste une véritable distinction. Le listel périphérique, doublé d’un grènetis encore largement continu, encadre l’ensemble avec régularité, tandis que la légende d’avers conserve une lecture ample et convaincante, ce qui accroît sensiblement la présence de cabinet de la pièce.

Le revers conserve une force iconographique très réelle, car la figure d’Aeternitas y demeure immédiatement intelligible dans sa posture de face, la tête tournée vers la gauche, avec le voile relevé d’une main et la longue torche tenue verticalement de l’autre ; les lettres S C restent bien perceptibles dans les champs, et la légende circulaire se laisse suivre de manière satisfaisante autour de la figure, ce qui donne au type toute sa portée symbolique. La composition, sobre et monumentale, demeure particulièrement lisible pour un grand bronze posthume de cette période.

La surface présente une patine ancienne vert olive et brun profond, stable et bien nuancée, avec des reliefs qui captent encore favorablement la lumière sur les zones hautes du portrait, de la chevelure et de la figure de revers ; de légères échancrures marginales anciennes du flan, discrètement réparties en bordure, s’intègrent naturellement à la vie matérielle de l’objet sans nuire à sa cohérence générale, tandis que la continuité du relief, le modelé des lettres et la physionomie d’ensemble s’accordent avec une frappe antique de grand bronze romain. L’exemplaire offre ainsi cette alliance très recherchée entre lisibilité typologique, présence historique et patine de caractère.

Ce qui élève particulièrement cette monnaie est la réunion de plusieurs qualités que le collectionneur averti perçoit avec immédiatement, à savoir un portrait de diva bien campé, une chevelure parfaitement caractéristique, une Aeternitas élégante et reconnaissable, et une matière ancienne très cohérente, de sorte que la pièce ne se borne pas à illustrer une référence de catalogue, mais conserve encore, dans sa substance même, la gravité commémorative propre aux émissions de consécration.

Caractéristiques
Autorité.
Cette émission se rattache à Diva Faustina II, c’est-à-dire à Faustine la Jeune divinisée après sa mort, sous l’autorité de Marc Aurèle.

Atelier.
L’atelier de frappe est Rome, attribution explicitement donnée par le British Museum, par Numista et par les comparanda spécialisés consultés.

Datation.
L’émission est généralement placée après 175, plus précisément dans l’intervalle 176–180 selon Numista et le British Museum, ce qui correspond au monnayage posthume produit après la divinisation de l’impératrice.

Nominal.
Il s’agit d’un sesterce, grand bronze de circulation du système impérial romain.

Métal.
Le type est catalogué comme alliage cuivreux / bronze, les catalogues commerciaux utilisant aussi, selon l’usage du secteur, la désignation de grand bronze ou d’orichalque pour des exemplaires de même groupe.

Poids.
Le poids observé pour cet exemplaire est de 25,40 g, donnée très favorablement inscrite dans les comparanda connus du type.

Module.
Le module observé est de 32 mm, dimension tout à fait cohérente avec les grands exemplaires publiés pour cette émission, souvent situés autour de 31–32 mm.

Droit.
Le droit porte DIVA FAVSTINA PIA, avec buste drapé à droite.

Revers.
Le revers présente AETERNITAS S C, avec Aeternitas voilée, debout, la tête tournée à gauche, relevant le voile et tenant une longue torche, description confirmée par le British Museum et par Numista.

Références typologiques.
L’identification repose sur RIC III 1692, BMCRE 1558 et Cohen 4, concordances reprises de manière cohérente par les catalogues de marché spécialisés.

Rareté.
Le type peut être présenté avec justesse comme rare et recherché, Numista lui attribuant un indice de rareté de 97, ce que conforte sa présence sélective dans le commerce spécialisé.

Contexte historique
Faustine la Jeune, épouse de Marc Aurèle, mourut en 175 à Halala, en Cappadoce, et reçut peu après les honneurs divins ; les sources encyclopédiques modernes rappellent que Marcus la fit déifier et que sa mémoire fit l’objet d’un important ensemble de frappes posthumes. Le British Museum rattache précisément ce sesterce à cette série commémorative, produite à Rome sous Marc Aurèle.

Le choix d’Aeternitas au revers n’a rien d’ornemental, car il exprime, dans le vocabulaire religieux et politique romain, la translation de l’impératrice vers une durée désormais sacrée ; la déesse y apparaît voilée, tenant une torche, image de perpétuation et de consécration, exactement telle que la décrivent le British Museum et Numista pour ce type. Dans ce cadre, la monnaie ne se contente pas de commémorer un décès, elle construit une mémoire officielle, stable et durable, destinée à inscrire Faustine dans l’ordre de l’éternité impériale.

Valeur culturelle
La valeur culturelle de cette pièce est élevée, parce qu’elle réunit en un seul grand bronze trois dimensions qui touchent profondément le collectionneur de Rome impériale : la figure d’une impératrice divinisée, la gravité d’un monnayage de consécration, et une allégorie de l’éternité exprimée avec une remarquable économie monumentale. Il s’agit là d’un objet où l’histoire dynastique, la religion civique et l’art monétaire se rejoignent dans une forme particulièrement pure.

Pour le cabinet savant, un tel sesterce possède un attrait très net, car les émissions posthumes féminines de grand module unissent presque toujours intérêt historique, beauté de patine et présence sculpturale ; ici, la chevelure finement ordonnée de Faustine, l’allure verticale d’Aeternitas, et le maintien du grand flan confèrent à l’exemplaire une dignité visuelle que la collection ressent immédiatement. Cette pièce parle moins par abondance décorative que par justesse de symbole, ce qui est souvent le signe des monnaies les plus durables dans la mémoire du collectionneur.

Traçabilité & garanties
Provenant d’une provenance européenne, de marchand numismate établi, cet exemplaire a été acquis dans le cadre d’une transaction internationale spécialisée, conduite dans un réseau numismatique reconnu et validée par des experts de référence, selon les standards les plus élevés du marché de l’art et du patrimoine ; l’examen retient les caractères stylistiques, techniques, épigraphiques et métrologiques effectivement observables sur la pièce, replacés dans le cadre des références reconnues du monnayage impérial romain.

Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; dans le cas présent, la concordance entre la titulature DIVA FAVSTINA PIA, le revers AETERNITAS S C, la typologie d’Aeternitas voilée à la torche, les données pondérales et les références RIC 1692, BMCRE 1558 et Cohen 4 fonde une attribution numismatique particulièrement solide.


210 €

Epoque : Antérieure au 16ème siècle

Style : Rome et Grèce Antique

Etat : Bon état

Référence (ID) : 1730223

Disponibilité : En stock

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