Rare 42 nummi vandale de Carthage — Certificat d’authenticité
Ce remarquable bronze vandale de 42 nummi, rattaché à Carthage et à la phase tardive du monnayage urbain du royaume vandale, appartient à une série immédiatement reconnaissable par une iconographie très singulière, associant la légende KARTHAGO à une figure militaire debout et, au revers, une tête de cheval dominant la marque de valeur XLII ; les corpus modernes le classent dans le groupe MEC I 43–44, avec rattachement au monnayage de 523–533 dans les catalogues de Carthage, tandis que certaines attributions de marché le rapprochent plus précisément de la phase terminale du royaume, sous Gelimer, avec renvoi à Hahn 22 / MIB 22. Le type est en outre signalé comme recherché, Numista lui attribuant un indice de rareté de 97, ce qui le place parmi les émissions vandales tardives de forte personnalité typologique et de réelle présence de collection.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; celui-ci retient particulièrement l’attention par son grand module de 26 mm et son poids de 11,27 g, tous deux très favorables pour la série, en nette cohérence avec des exemplaires comparables publiés autour de 11,53–11,54 g pour 24–25 mm, ce qui confère à l’objet une présence matérielle particulièrement appréciable au sein des bronzes vandales de Carthage.
Analyse & expertise
Observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante. L’examen direct de l’exemplaire met en évidence, sur la face à légende KARTHAGO, une figure debout de face, lisible dans son axe général avec un corps bien centré, un bras dégagé, et une lance nettement identifiable à droite du motif principal ; malgré l’usure ancienne de circulation, l’ordonnance du type demeure immédiatement intelligible, point essentiel pour cette émission, où la conservation de la silhouette centrale détermine très largement l’impact visuel de la pièce. Le listel périphérique se suit encore par endroits avec continuité, la courbure du flan demeure régulière, et la légende périphérique, bien que partiellement adoucie, conserve assez d’éléments pour soutenir sans hésitation la lecture du nom de Carthage.
Sur la face au cheval, la tête équine tournée à gauche se reconnaît avec une belle autorité de lecture, la ligne du chanfrein et de l’encolure se détachant encore au-dessus d’une ligne de sol nettement perceptible ; en dessous, la valeur XLII apparaît de manière suffisamment ferme pour confirmer pleinement le nominal, et c’est précisément cette articulation entre emblème civique et marque de valeur qui donne à la pièce son caractère si immédiatement collectionnable. L’ensemble du revers conserve ainsi une lisibilité structurelle convaincante, particulièrement appréciable pour un bronze vandale de circulation effective.
La surface présente une patine ancienne brun-cuivré et vert sombre, avec des plages minérales stables logées dans les creux, une légère granularité de champ conforme à l’ancienneté du métal, et des reliefs qui accrochent encore la lumière sur les zones les mieux préservées ; les bords irréguliers, les transitions naturelles du relief et l’absence de ligne périphérique continue s’accordent avec une frappe antique au marteau, tandis que l’aspect général du métal correspond pleinement à la physionomie attendue d’un grand bronze tardif de Carthage. Cette matérialité ancienne, loin d’affaiblir l’objet, lui confère au contraire une présence archéologique très sensible, particulièrement recherchée dans le monnayage vandale africain.
L’intérêt numismatique de cet exemplaire tient précisément à la réunion de plusieurs qualités rarement associées avec autant d’équilibre sur cette série, à savoir un module généreux, une valeur XLII lisible, une figure de Carthage encore intelligible, et une tête de cheval bien individualisée ; il en résulte une monnaie de collection qui ne se borne pas à illustrer une référence bibliographique, mais qui conserve encore, dans sa substance même, la force emblématique de son émission.
Caractéristiques
Autorité
Cette monnaie relève du monnayage vandale de Carthage, dans la phase tardive de la cité vandale, les catalogues la plaçant dans l’horizon 523–533, tandis que certaines attributions commerciales spécialisées la rapprochent du règne de Gelimer.
Atelier
L’atelier est Carthage, attribution expressément donnée par les catalogues et confirmée par la légende de type KART HAGO / KARTHAGO.
Datation
Le type est classé par Numista et par les catalogues de vente spécialisés dans la tranche 523–533, à l’intérieur du monnayage municipal vandale tardif de Carthage.
Nominal
Il s’agit d’un 42 nummi, valeur explicitement portée par l’exergue XLII.
Métal
Le métal est le bronze, conformément aux répertoires numismatiques de référence pour cette émission.
Poids
Le poids observé pour cet exemplaire est de 11,27 g, donnée très satisfaisante pour le groupe, et particulièrement en ligne avec des comparanda publiés autour de 11,53 g et 11,54 g.
Module
Le module observé est de 26 mm, format généreux et très valorisant pour la série.
Avers
L’avers présente KARTHAGO autour d’un soldat debout tenant une lance, selon la description retenue par les catalogues.
Revers
Le revers montre une tête de cheval au-dessus de XLII, type emblématique de Carthage dans ce groupe monétaire.
Références typologiques
Le rapprochement s’établit avec MEC I 43–44 ; les catalogues y associent également BMC Vandals 10–13, et certaines attributions de marché spécialisées renvoient à Hahn 22 / MIB 22 sous Gelimer.
Rareté
Le type peut être légitimement présenté comme rare, Numista lui attribuant un indice de rareté de 97, tandis que des catalogues de vente spécialisés le qualifient de scarce.
Contexte historique
Cette émission appartient à la dernière grande séquence du bronze vandale africain, lorsque Carthage demeure le centre monétaire du royaume vandale et conserve, à travers ses types civiques, une identité urbaine forte ; les catalogues distinguent en effet une série tardive de 42 nummi attribuée à la cité vandale de Carthage entre 523 et 533, juste avant la disparition politique du royaume.
L’iconographie choisie est particulièrement éloquente, car le vieux symbole du cheval y demeure central, tandis que le catalogue du British Museum rappelait déjà que la tête de cheval devait être comprise comme un emblème de Carthage ; l’autre face, montrant un personnage en costume militaire, fut également interprétée dans cette tradition savante comme l’image d’un soldat vandale, ou, plus largement, d’une autorité guerrière associée à la cité. Cette condensation visuelle entre cité, force armée et valeur monétaire donne à l’objet une densité historique exceptionnelle pour un bronze de circulation.
Valeur culturelle
La valeur culturelle de cette pièce est très réelle, parce qu’elle réunit dans un seul objet trois héritages majeurs de l’Afrique antique, à savoir la mémoire de Carthage, la souveraineté vandale, et la persistance d’un langage iconographique immédiatement lisible ; la légende civique, la tête de cheval et la marque de valeur composent ensemble un type d’une grande force visuelle, qui parle tout à la fois d’identité urbaine, de continuité monétaire et de pouvoir.
Pour le collectionneur, un tel 42 nummi offre un attrait singulier, parce qu’il appartient à ces monnaies où le petit nombre de signes n’appauvrit nullement le discours, mais le concentre ; ici, tout est resserré, tout est emblématique, tout est immédiatement évocateur, et c’est précisément cette économie de moyens, si propre au monnayage vandale tardif, qui donne à la pièce sa noblesse sobre et sa présence de cabinet.
Traçabilité & garanties
Provenant d’une provenance européenne, de marchand numismate établi, cet exemplaire a été acquis dans le cadre d’une transaction internationale spécialisée, conduite dans un réseau numismatique reconnu et validée par des experts de référence, selon les standards les plus élevés du marché de l’art et du patrimoine ; son examen retient exclusivement les caractères effectivement observables sur la pièce, mis en rapport avec les références reconnues du corpus vandale de Carthage, afin d’offrir une présentation solide, cohérente et pleinement adaptée aux exigences du collectionneur.
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Référence (ID) : 1730188
Disponibilité : En stock



























