Le corps arrondi est sculpté en haut-relief, orné de deux carpes koï qui tournent gracieusement autour du vase. Leurs corps sont rendus avec une remarquable finesse ; les écailles finement ciselées et les nageoires délicatement modelées traduisent à la fois force et fluidité. Dans la culture japonaise, les carpes koï sont de puissants symboles de bon augure, associées à la persévérance, aucourage, à la prospérité et au succès, ce qui en fait un motif de prédilection dans les œuvres destinées à exprimer longévité et chance.
La surface présente une riche patine brune aux nuances subtiles, obtenue grâce à des procédés chimiques sophistiqués caractéristiques de la production de bronze de haute qualité. Ces variations tonales nuancées accentuent la profondeur sculpturale des carpes koï tout en conférant au vase une élégance sobre et raffinée. L'harmonie entre la forme, le décor et le traitement de surface témoigne de la maturité esthétique du travail du métal du début l'ère Showa.
Le vase porte une signature gravée de deux caractères : 慶雲 (Keiun). Signifiant « Nuages de bon augure», Keiun est un nom d’artiste raffiné, typique des ateliers de bronze japonais. De telles signatures sont généralement associées à une production d’atelier de haute qualité, alliant un modelage habile à une finition raffinée plutôt qu’à une production de masse.
Créé à une époque où les bronzes japonais étaient très recherchés, tant au Japon qu’à l’étranger, ce vase illustre la maîtrise technique et la richesse symbolique qui caractérisent les plus belles pièces d’orfèvrerie japonais. Avec sa forme élégante, son iconographie de bon augure et sa patine sophistiquée, ce vase en bronze signé Keiun constitue un exemple remarquable d’art décoratif japonais.
Vers 1930.






























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