Membre du groupe Témoignage fondé par Marcel Michaud en 1936, Jean Chevalier participe à l’élan spirituel et expérimental qui anime la scène lyonnaise d’avant-guerre. Proche d’Albert Gleizes, il expose dès le premier Salon de Réalités Nouvelles en 1947 une toile abstraite rythmée, marquant son adhésion aux principes constructifs et à la quête d’harmonie qui définiront toute son œuvre.
Cette Étude de 1979 illustre pleinement la maturité de son langage plastique. Sur un fond clair, de larges mouvements d’ocre, de rouge et de brun se déploient en diagonales vives, créant une tension interne où la gestuelle domine. La gouache, appliquée par larges brossées, fusionne par endroits avec l’acrylique pour produire des effets de transparence et d’opacité. L’ensemble vibre d’une énergie contenue, évoquant à la fois la spontanéité du geste et la rigueur de la construction.
Par cette harmonie entre impulsion et structure, Jean Chevalier atteint une forme de lyrisme maîtrisé, où la peinture devient champ d’expérience et de méditation.


































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