L’Art au service du pouvoir : Napoléon Ier – Napoléon III

En présentant des œuvres prestigieuses commandées par les Maisons de l’empereur, cette exposition propose une approche inédite pour relire le parcours hors-norme de ces deux souverains et revisiter l’art du XIXe siècle.

La Maison de l’empereur, sous les règnes de Napoléon Ier et de son neveu Napoléon III, constitue une formidable machine de pouvoir, cheville ouvrière de la communication impériale. Les deux empires s’appuient sur les arts comme outils de propagande : ils sont tous au service de la magnificence du trône. Cette exposition interroge le spectateur sur les similitudes entre l’Empire d’autrefois et la République d’aujourd’hui, entre la Maison de l’empereur et le palais de l’Élysée, deux institutions s’attachant à bâtir une légitimité au régime en place.

Trône Second Empire, coll. Mobilier National © Mobilier national

Peintures, dessins, sculptures, mobilier, tapisseries, objets précieux, … Plus de 200 œuvres et objets d’exception confectionnés par les maîtres (les frères Jacob, Odiot…) et les grandes manufactures de l’époque (les Gobelins, Sèvres, la Savonnerie, …) seront présentés.

Après le chaos de la Révolution française, Napoléon Ier transforme la République en Empire et propose une nouvelle image du pouvoir où se mêlent héritages de l’Ancien Régime et innovations. L’empereur ne se limite pas seulement à restaurer une splendeur passée, il veut marquer l’époque de son empreinte. Ainsi, le style Empire est imposé dans les dizaines de palais en France et en territoires conquis. Pour surpasser les autres monarchies européennes, on dépense sans compter afin de mettre en scène une cour fastueuse : tous les ateliers parisiens travaillent à sa gloire. David, Gros, Ingres, Canova, Girodet… autant d’artistes exceptionnels participent à la gloire de Napoléon. L’héritage artistique légué par le Premier Empire est d’une ampleur inégalée dans l’histoire de France.

Manufacture de la Savonnerie, dessin de François Debret et Jacques Barraband, Tapis de la Salle du trône des Tuileries, 1807-1809 © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau)

La politique artistique de Napoléon III s’inscrit dans la continuité de celle de son oncle avec la même volonté de mettre l’art au service de l’Empire. Son décor se révèle somptueux et éclatant. Les arts de la seconde moitié du XIXe siècle bénéficient de progrès techniques (imprimerie, photographie, chemins de fer…) qui permettent reproduction et diffusion à grande échelle de la propagande impériale. Des institutions (Académie des beaux-arts, Salons, musées…) sont autant de rouages efficaces qui viennent consolider l’image du règne.

En présentant des œuvres prestigieuses issues des commandes des Maisons de l’empereur, chevilles ouvrières de la communication impériale, l’exposition « L’art au service du pouvoir : Napoléon Ier-Napoléon III » propose une approche inédite qui permet de relire le parcours hors-norme de ces deux empereurs, mais aussi de revisiter l’art du XIXe siècle.

Boîte d’aquarelle au chiffre de la princesse Mathilde (Paris, musée Ernest Hébert) © RMN GP

Cette exposition interroge le spectateur sur les similitudes entre l’Empire d’autrefois et la République d’aujourd’hui, entre la Maison de l’empereur et le palais de l’Élysée, deux institutions s’attachant à bâtir une légitimité au régime en place.

D’autres prêts prestigieux du musée d’Orsay, du Château de Malmaison, du palais de Compiègne, du Mobilier National et des pièces issues de collections privées viennent compléter ce prestigieux parcours.

Espaces thématiques
L’Empereur en majesté
Deux souverains – une seule dynastie
Sacre et mariage : mobiliser les arts au service du pouvoir
Le portrait officiel

Les Lieux du faste
La Salle du trône
L’art dans les palais
L’intimité dans les palais et la dynastie

Les Coulisses d’une propagande
L’Empereur victorieux, bâtisseur, législateur
Manufactures, Expositions universelles et cadeaux
Les Maisons des souverains et la mise en scène du pouvoir

En savoir plus:

Atelier Grognard
6 avenue du château de la Malmaison
92500 Rueil-Malmaison

Exposition jusqu’au 9 juillet.