Le Printemps Asiatique

Le musée des Arts décoratifs participe à la 5e édition du Printemps Asiatique et dévoile 80 nouvelles pièces chinoises et japonaises, qui dialoguent avec les œuvres du musée. Il invite amateurs et collectionneurs à explorer les collections asiatiques dans un parcours qui rassemble désormais plus de 300 œuvres du XIVe au XXe siècle.

Aiguière, Chine (fours de Jingdezhen), dynastie Ming, période Zhengde (1506-1521) ; France, XVIIIe siècle (monture) Porcelaine à couverte blanc bleuté (qingbai), bronze doré (monture)

Pour cette nouvelle édition, 4 thèmes rythment le parcours :

• Les laques de l’époque d’Edo (1603-1868) : trois écritoires Namban (des Barbares du Sud) du début du XVIIe siècle, mais aussi des boîtes de formes et usages variés, dont des inrôs.

• Les objets dédiés à l’encens en Chine et au Japon : variation de la forme du brûle-parfum (métal, émaux cloisonnés, jade) en Chine sous la dynastie Ming (1368-1644); objets et nécessaires à encens en laque et en céramique de la période d’Edo (1603-1868) et de l’ère Meiji (1868-1912).

Jarre couverte avec socle, Chine (fours de Jingdezhen), dynastie Qing, règne de Yongzheng (1723-1735) ; France, XVIIIe siècle (socle)⁠ Porcelaine, à décor d’émaux sur couverte de type famille rose ; bois sculpté, doré © Les Arts Décoratifs / Jean Tholanc⁠e

• Un renouvellement de la présentation des porcelaines chinoises et japonaises dédiées à l’exportation. La production de céramiques dédiée au marché européen est mise en regard de la production chinoise faite pour la cour impériale et le goût chinois sous la dynastie Qing (1644-1912).

⁠⁠Paravent de Coromandel [Femmes dans un palais au milieu de jardins], Chine, Dynastie Qing (1644-1912), XVIIIe siècle. Bois laqué, laque de Coromandel en relief.© Photo Les Arts Décoratifs / Jean Tholance

• Un nouvel accrochage d’estampes (ukiyo-e), de pochoirs (katagami) et de textiles japonais évoque les modèles qui ont inspiré les créateurs et artistes du japonisme. Quelques œuvres illustrent le lien de l’institution avec le célèbre marchand Siegfried Bing, mais aussi avec les artistes-collectionneurs et les collectionneurs-amateurs d’art japonais que furent Raymond Koechlin, Henri Vever, Alexis Rouart. Une douzaine d’estampes d’artistes tels que Suzuki Harubonu (1725- 1770), Utagawa Hiroshige (1797-1858), Katsushita Hokusai (1760-1849), Utagawa Toyokuni (1769-1825) et Kitagawa Utamaro (1753-1806) ont été choisies pour cette présentation.

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Exposition présentée jusqu’au 10 juillet 2022

Musée des arts décoratifs.