Frises peintes. Les décors des villas et palais au Cinquecento

Motif récurrent du décor des palais et villas – palazzo Farnese, palazzo Ricci-Sacchetti, loges de Pie IV au Vatican ou encore villa d’Este –, la frise peinte connaît à Rome et dans le Latium, au Cinquecento, son heure de gloire. Nombreux sont les artistes célèbres à s’y être intéressés : de Giulio Romano à Polidoro da Caravaggio, de Daniele da Volterra à Jacopo Zucchi. Elle devient rapidement une pratique autonome et spécifique qui s’exporte en Italie et en France. Il s’agit de définir la nature de cette pratique décorative caractéristique en envisageant tour à tour ses spécificités techniques, formelles et iconographiques.

Quels processus ont conduit à l’inflexion de la nature exclusivement ornementale de la frise vers sa progressive autonomie ? Quel est son rôle dans l’économie de dispositifs décoratifs plus complexes et quels liens entretient-elle avec l’architecture réelle et fictive, avec l’ornement sculpté et les autres systèmes décoratifs contemporains ?
On examine la richesse typologique de ce genre, entre frise ornementale, allégorique, topographique ou narrative, et sa fonction, selon sa localisation dans le palais ou la villa, tout autant que la richesse des échanges et des transferts formels et iconographiques qui se font vers et à partir de Rome.

Organisées à l’occasion de la dernière campagne de restauration des frises peintes des appartements nobles de la villa Médicis, les journées d’étude dont ces actes forment l’aboutissement se proposaient de mettre en perspective ces décors dans le contexte de l’appartement de Ferdinand de Médicis et plus largement dans le paysage contemporain de la Rome de la fin du XVIe siècle.

 

Auteur(s) : Sous la direction d’Antonella Fenech Kroke et Annick Lemoine

Editeur(s) : Coédition Académie de France à Rome – Villa Médicis / Somogy éditions d’Art