Commode marquetée de I.g. Schlichtig.

Commode en marqueterie de bois fruitier et ivoire, placage d’amarante et bois de rose d’époque Louis XV.
Le décor est constitué de personnages chinois et de trophées d’Armes. L’ornementation en bronze doré et le dessus en marbre blanc veiné.
Travail vers 1770, estampillée I.G. SCHLICHTIG.

Commode d’époque Louis XV estampillée I.g. Schlichtig.(c) Galerie Gilles Linossier, Proantic

D’origine allemande, Jean-Georges Schlichtig obtient sa maîtrise le 2 octobre 1765 et s’installa rue du Faubourg Saint-Antoine puis rue Saint Nicolas. Marqueteur de talent, il se distingua dans l’ébénisterie d’art et travailla pour la reine Marie Antoinette. Ses meubles, principalement Transition et Louis XVI, classiques, étaient en placage de bois de rose disposé en ailes de papillons, encadrés généralement de bois de violette ou d’amarante.
Quelques oeuvres, travaillées plus minutieusement, étaient marquetées de gerbes de fleurs ou de trophées.

Dans l’ensemble, les fabrications laissées par cet habile ébéniste restent souvent originales et de grande qualité. Après sa mort en février 1782, sa femme conservera son atelier et son activité jusqu’en 1787.

Commode d’époque Louis XV estampillée I.g. Schlichtig. (c) Galerie Gilles Linossier, Proantic

La mode des meubles marquetés de décors d’architecture s’étend dans les années 1770, en même temps que se développe le courant néoclassique. Les ébénistes continuent de tirer leurs modèles de gravures d’ornemanistes mais l’inspiration suit un registre plus large en accord avec le retour du goût pour l’antique. Architectures, ruines, scènes de port, trophées, vases viennent compléter les motifs de fleurs et rinceaux.