Coffret de toilette aux décors en vernis Martin

Coffret de toilette de l’époque Louis XV (vers 1750), aux décors en vernis Martin à motifs de Chine en reliefs dorés et polychromes sur fond de laque noire.
Ce coffre rare comprend 11 pièces à l’intérieur, chacune d’elles étant placée dans sa case dédiée.

Coffret de toilette de l’époque Louis XV (vers 1750). (c) Noblesse des Grands Siècles Valérie Pagé, Proantic

Les 11 objets tous d’origine présentent la même richesse décorative de Chine et laques comprennent :

-Le miroir mobile dans son encadrement,
-5 boites complètes de tailles différentes,
-2 petits plateaux,
-1 grande brosse et 1 brossette à poils de soie impeccables,

Ces 10 objets sont placés sur le 11ème lequel est leur plateau de rangement à 2 anses ; une fois celui-ci soulevé on découvre un bel espace écritoire pour y placer au centre le papier, à droite les emplacements pour encrier, sablier et cire et l’autre à gauche pour les plumes à écrire.

Coffret de toilette de l’époque Louis XV (vers 1750). (c) Noblesse des Grands Siècles Valérie Pagé, Proantic

Le Vernis Martin

Vers la fin du XVIIe siècle, le coût de plus en plus élevé de la production de laque japonais et la qualité moindre des laques d’importation chinois, amènent les européens à vouloir s’approprier la maîtrise de cette matière. L’étude de la laque conduit ainsi d’habiles artisans, tant en Allemagne, en Angleterre et en Hollande, qu’en France à retrouver cet aspect velouté et profond et à imiter avec talent les productions orientales.

Coffret de toilette de l’époque Louis XV (vers 1750). (c) Noblesse des Grands Siècles Valérie Pagé, Proantic

A Paris, de nombreux ateliers de peintres doreurs -vernisseurs voient ainsi le jour faubourg Saint-Antoine à proximité des ébénistes – menuisiers, les liant ainsi dès le départ au domaine du meuble.

Parmi les plus célèbres, ceux des frères Martin, rues des faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin, dont la renommée associa le nom à leur technique, puis à l’ensemble des laques produites en France.

Ces vernis, travaillés selon le même principe de couches superposées que la laque d’Extême Orient, n’ont pourtant rien en commun avec celle-ci du point de vue de la composition chimique. Ils sont différents selon les ateliers et leur recette est gardée secrète.