Atelier de Domenico Zampieri dit Domenichino (1581 - 1641), Persée libère Andromède
Atelier de Domenico Zampieri dit Domenichino (Bologne, 1581 - Naples, 1641)
Persée libère Andromède
Huile sur toile, cm 48 x 38
Avec cadre, cm 60 x 49
Dans le vaste répertoire mythologique du XVIIe siècle romain, l’épisode de Persée qui libère Andromède a redécouvert un enthousiasme renouvelé : le récit, transmis par Ovide dans les Métamorphoses, d’Andromède, fille de Céphée et de Cassiopée, offrande en sacrifice à un monstre marin envoyé par Neptune pour punir l’arrogance de sa mère, qui s’était vantée d’une beauté supérieure à celle des Néréides. Enchaînée à un rocher, la jeune fille est sauvée par Persée, qui, sur le cheval ailé Pégase, après avoir tué Méduse, abat le monstre et obtient en récompense la main de la jeune fille. La peinture à l’huile sur toile présentée ici saisit le moment de l’attente, avant le combat : le héros tombe du ciel avec le manteau rouge, le casque et la tête de Méduse en main, tandis qu’Andromède tend les bras enchaînés vers son sauveur, devant le monstre qui émerge des flots en ouvrant la bouche. Au fond, les parents de la jeune fille regardent la scène de loin et se désespèrent, sous un ciel moussé et un paysage de roches brunes.
La toile, datée du XVIIe siècle, se situe dans l’orbite des peintres émiliens actifs à Rome et en particulier des expériences de Domenico Zampieri, dit le Domenichino. Né à Bologne, fils du cordonnier Giovan Pietro et de Valeria, l’artiste étudie d’abord les sciences humaines, puis entre dans l’atelier de Denijs Calvaert, où il a pour compagnons Guido Reni et Francesco Albani, avec qui il noue une amitié fraternelle et partage l’orientation classiciste. En 1601, il rejoint Annibale Carracci à Rome, où sa carrière prend un tournant décisif. La participation à la décoration du palais Farnèse, dirigée par Annibale avec d’autres peintres venus d’Émilie, a représenté l’accomplissement de son apprentissage, apprécié par le maître lui-même. Précisément dans la galerie de Farnèse apparaît le thème de Persée et d’Andromède, que Domenichino a donc eu l’occasion d’étudier de près. Suivirent les fresques avec les Histoires de saint Nil à Grottaferrata (1608-1610), pour l’abbé commendataire Odoardo Farnèse, et, après la mort d’Annibale en 1609, l’affirmation définitive parmi les plus grands peintres de l’époque, avec une série de chefs-d’œuvre sur toile pour des commanditaires publics et privés comme la Communion de saint Jérôme aujourd’hui aux Musées du Vatican et Timoclea devant Alexandre aujourd’hui au musée du Louvre.
On trouve par ailleurs au moins deux versions de l’invention, une à huile sur cuivre dans une collection privée allemande et une à huile sur onyx, aujourd’hui dans une collection privée milanaise avec une composition et une iconographie tout à fait superposables à celles de notre toile : les différences se limitent à des détails minimes, comme le rendu légèrement différent de la montagne en arrière-plan et la disposition des nuages. Le sujet a eu une grande chance à Rome en plein XVIIe siècle, comme le montrent les versions du Cavalier d’Arpino, au Rhode Island School of Design Museum et au Metropolitan Museum de New York, et celle de Rutilio Manetti à la Galleria Borghese.
Persée libère Andromède
Huile sur toile, cm 48 x 38
Avec cadre, cm 60 x 49
Dans le vaste répertoire mythologique du XVIIe siècle romain, l’épisode de Persée qui libère Andromède a redécouvert un enthousiasme renouvelé : le récit, transmis par Ovide dans les Métamorphoses, d’Andromède, fille de Céphée et de Cassiopée, offrande en sacrifice à un monstre marin envoyé par Neptune pour punir l’arrogance de sa mère, qui s’était vantée d’une beauté supérieure à celle des Néréides. Enchaînée à un rocher, la jeune fille est sauvée par Persée, qui, sur le cheval ailé Pégase, après avoir tué Méduse, abat le monstre et obtient en récompense la main de la jeune fille. La peinture à l’huile sur toile présentée ici saisit le moment de l’attente, avant le combat : le héros tombe du ciel avec le manteau rouge, le casque et la tête de Méduse en main, tandis qu’Andromède tend les bras enchaînés vers son sauveur, devant le monstre qui émerge des flots en ouvrant la bouche. Au fond, les parents de la jeune fille regardent la scène de loin et se désespèrent, sous un ciel moussé et un paysage de roches brunes.
La toile, datée du XVIIe siècle, se situe dans l’orbite des peintres émiliens actifs à Rome et en particulier des expériences de Domenico Zampieri, dit le Domenichino. Né à Bologne, fils du cordonnier Giovan Pietro et de Valeria, l’artiste étudie d’abord les sciences humaines, puis entre dans l’atelier de Denijs Calvaert, où il a pour compagnons Guido Reni et Francesco Albani, avec qui il noue une amitié fraternelle et partage l’orientation classiciste. En 1601, il rejoint Annibale Carracci à Rome, où sa carrière prend un tournant décisif. La participation à la décoration du palais Farnèse, dirigée par Annibale avec d’autres peintres venus d’Émilie, a représenté l’accomplissement de son apprentissage, apprécié par le maître lui-même. Précisément dans la galerie de Farnèse apparaît le thème de Persée et d’Andromède, que Domenichino a donc eu l’occasion d’étudier de près. Suivirent les fresques avec les Histoires de saint Nil à Grottaferrata (1608-1610), pour l’abbé commendataire Odoardo Farnèse, et, après la mort d’Annibale en 1609, l’affirmation définitive parmi les plus grands peintres de l’époque, avec une série de chefs-d’œuvre sur toile pour des commanditaires publics et privés comme la Communion de saint Jérôme aujourd’hui aux Musées du Vatican et Timoclea devant Alexandre aujourd’hui au musée du Louvre.
On trouve par ailleurs au moins deux versions de l’invention, une à huile sur cuivre dans une collection privée allemande et une à huile sur onyx, aujourd’hui dans une collection privée milanaise avec une composition et une iconographie tout à fait superposables à celles de notre toile : les différences se limitent à des détails minimes, comme le rendu légèrement différent de la montagne en arrière-plan et la disposition des nuages. Le sujet a eu une grande chance à Rome en plein XVIIe siècle, comme le montrent les versions du Cavalier d’Arpino, au Rhode Island School of Design Museum et au Metropolitan Museum de New York, et celle de Rutilio Manetti à la Galleria Borghese.
4 600 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 38
Hauteur : 48
Référence (ID) : 1847445
Disponibilité : En stock
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