Atelier de Jean II Restout (Rouen 1692-1768 Paris), Allégorie de la peinture
Artiste : Jean Ii Restout (rouen 1692-1768 Paris)
c. 1747
Huile sur toile
H. 59 ; L.48 cm
Cadre en bois doré et stuc
Cette délicate allégorie représente la Peinture sous les traits d’une jeune femme. Baignée d’une douce lumière dorée, la modèle porte un bandeau bleu, qui fait écho à la teinte de son corsage. Assise devant un chevalet et penchée sur sa palette, elle tient d’une main un pinceau qu’elle approche de sa couleur. La figure se détache sur un fond sombre, occupé par un lourd rideau vert et une bibliothèque.
Son sourire énigmatique, ses yeux mi-clos et la grâce de sa posture rappellent l’art du Corrège et de Léonard de Vinci, deux des modèles privilégiés de Jean Restout (1692-1768). On retrouve ce type de visage dans nombre de ses compositions, notamment dans la Naissance de la Vierge de l’église Saint-Honoré-d’Eylau à Paris, réalisée en 1744. Cette allégorie illustre avec charme le goût du XVIIIe siècle pour les personnifications des arts.
Ce tableau est à rapprocher d’une composition du même sujet, conservée au musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin, dont il reprend l’essentiel : la pose de la jeune femme, sa gestuelle et les coloris. Il s’en distingue par plusieurs variantes, notamment dans le fond, mais surtout par la place du chevalet : situé derrière le modèle à Saint-Quentin, il est ici devant elle, sur la gauche. Un repentir, visible à l’endroit où la toile a été reculée, montre que ce changement résulte d’un parti pris en cours d’exécution, et non d’une simple copie mécanique.
Cette hésitation peut témoigner d’une recherche en vue de la composition finale. Elle peut aussi plaider en faveur d’un travail d’atelier, mené sous le contrôle du maître ou à l’initiative d’un élève s’autorisant quelques libertés. L’atelier parisien de Jean II Restout, surnommé l’« école des pointus », a en effet accueilli de nombreux jeunes artistes talentueux, dont Charles-Nicolas Cochin, Noël Hallé et son propre fils, Jean-Bernard Restout.
Le tableau du musée Lécuyer, exposé au Salon de 1747, dut connaître un vif succès : Restout en réalisa plusieurs répétitions, avec ou sans variantes . Notre version, où l’on reconnaît sa pâte, de la forme du visage aux touches de blanc qui lui sont propres, compte parmi les plus brillantes.
Biographie de Jean II Restout
Issu d’une prestigieuse dynastie d’artistes, Jean II Restout est le fils de Jean Ier Restout (1666-1702) et le neveu d’Eustache (1655-1743) et de Jacques Restout (c. 1650-c. 1701), tous peintres reconnus. Sa mère, Marie Jouvenet, est elle-même peintre et sœur de Jean Jouvenet (1644-1717), chez qui il fait son apprentissage. Il épouse Marie-Anne Hallé, fille de Claude-Guy Hallé et sœur de Noël Hallé, qui deviendra son élève.
Sa carrière à l’Académie royale est brillante : elle débute en 1717 avec son agrément, grâce à sa série sur Vénus et Énée, et culmine avec sa nomination comme directeur en 1760.
Surtout connu pour ses grands sujets religieux, Restout excelle aussi dans les décors, les compositions mythologiques et quelques sujets plus intimes, comme les portraits. Son art est nourri à la fois de classicisme et de rococo.
Rentoilé. Très bon état.
Huile sur toile
H. 59 ; L.48 cm
Cadre en bois doré et stuc
Cette délicate allégorie représente la Peinture sous les traits d’une jeune femme. Baignée d’une douce lumière dorée, la modèle porte un bandeau bleu, qui fait écho à la teinte de son corsage. Assise devant un chevalet et penchée sur sa palette, elle tient d’une main un pinceau qu’elle approche de sa couleur. La figure se détache sur un fond sombre, occupé par un lourd rideau vert et une bibliothèque.
Son sourire énigmatique, ses yeux mi-clos et la grâce de sa posture rappellent l’art du Corrège et de Léonard de Vinci, deux des modèles privilégiés de Jean Restout (1692-1768). On retrouve ce type de visage dans nombre de ses compositions, notamment dans la Naissance de la Vierge de l’église Saint-Honoré-d’Eylau à Paris, réalisée en 1744. Cette allégorie illustre avec charme le goût du XVIIIe siècle pour les personnifications des arts.
Ce tableau est à rapprocher d’une composition du même sujet, conservée au musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin, dont il reprend l’essentiel : la pose de la jeune femme, sa gestuelle et les coloris. Il s’en distingue par plusieurs variantes, notamment dans le fond, mais surtout par la place du chevalet : situé derrière le modèle à Saint-Quentin, il est ici devant elle, sur la gauche. Un repentir, visible à l’endroit où la toile a été reculée, montre que ce changement résulte d’un parti pris en cours d’exécution, et non d’une simple copie mécanique.
Cette hésitation peut témoigner d’une recherche en vue de la composition finale. Elle peut aussi plaider en faveur d’un travail d’atelier, mené sous le contrôle du maître ou à l’initiative d’un élève s’autorisant quelques libertés. L’atelier parisien de Jean II Restout, surnommé l’« école des pointus », a en effet accueilli de nombreux jeunes artistes talentueux, dont Charles-Nicolas Cochin, Noël Hallé et son propre fils, Jean-Bernard Restout.
Le tableau du musée Lécuyer, exposé au Salon de 1747, dut connaître un vif succès : Restout en réalisa plusieurs répétitions, avec ou sans variantes . Notre version, où l’on reconnaît sa pâte, de la forme du visage aux touches de blanc qui lui sont propres, compte parmi les plus brillantes.
Biographie de Jean II Restout
Issu d’une prestigieuse dynastie d’artistes, Jean II Restout est le fils de Jean Ier Restout (1666-1702) et le neveu d’Eustache (1655-1743) et de Jacques Restout (c. 1650-c. 1701), tous peintres reconnus. Sa mère, Marie Jouvenet, est elle-même peintre et sœur de Jean Jouvenet (1644-1717), chez qui il fait son apprentissage. Il épouse Marie-Anne Hallé, fille de Claude-Guy Hallé et sœur de Noël Hallé, qui deviendra son élève.
Sa carrière à l’Académie royale est brillante : elle débute en 1717 avec son agrément, grâce à sa série sur Vénus et Énée, et culmine avec sa nomination comme directeur en 1760.
Surtout connu pour ses grands sujets religieux, Restout excelle aussi dans les décors, les compositions mythologiques et quelques sujets plus intimes, comme les portraits. Son art est nourri à la fois de classicisme et de rococo.
Rentoilé. Très bon état.
5 000 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XV - Transition
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 49 cm
Hauteur : 59,5 cm
Référence (ID) : 1846396
Disponibilité : En stock
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