Cesare Lapini (Florence, 1848-1893), Buste d’un jeune Breton
Cesare Lapini (Florence, 1848-1893)
Buste d’un jeune Breton, 1880 env.
Marbre, cm 38 x 34 x 17
Signé sur la base
Né à Florence en 1848, Cesare Lapini a été l’un des sculpteurs figuratifs les plus travailleurs et appréciés de la fin du XIXe siècle. Actif à la fois dans le chef-lieu toscan et sur le marché international, Lapini s’est spécialisé dans la réalisation de bustes et de figures de genre, d’allégories et de sujets idylliques ou ethnographiques, remportant un succès considérable du public, en particulier parmi les collectionneurs européens et américains qui visitaient sa célèbre galerie florentine. Sa production se caractérise par une extraordinaire expertise technique dans le traitement du marbre, capable de combiner la virtuosité descriptive de la tradition sculpturale italienne avec une attention particulière pour les particularités du costume populaire et de l’exotisme régional. La sculpture raffinée à l’examen, signée sur la base et représentant une jeune femme bretonne au visage tourné de trois quarts, constitue un excellent exemple de la maîtrise de Lapini dans le travail polychrome et polymétrique. L’artiste utilise habilement différents types de marbre pour restituer un contraste vif entre les formes et les tissus : pour le visage de la jeune fille, il adopte un marbre blanc statuaire, net et dépourvu de veinures, capable de rendre avec délicatesse l’expression douce et les traits idéaux de l’effigie, encadrée par les doux boucles blondes qui sortent du couvre-chef. Le bonnet typiquement breton, caractéristique de la zone de Pont-Aven ou de Fouesnant, est sculpté dans un marbre beige-brun enrichi par des motifs gravés et mis en évidence en brun, qui en mettent en valeur le goût décoratif et la valeur documentaire. Le buste et les épaules, couverts de la typique guirlande et de l’habit traditionnel, sont réalisés dans un marbre contrastant au fond clair, nuancé et sillonné de veinures sombres marquées, ainsi que la base aux angles émoussés, définissant ainsi un jeu raffiné de superpositions chromatiques et matérielles. L’intérêt pour les sujets liés au folklore breton était particulièrement vif au XIXe siècle, grâce notamment à la fascination exercée par les artistes de l’École de Pont-Aven, parmi lesquels Paul Gauguin et Émile Bernard. La pertinence de cette iconographie dans la production de l’artiste est confirmée par l’existence d’une version analogue de l’œuvre passée dans plusieurs expositions au Musée départemental breton en Cornouailles, témoignant de sa valeur historique-artistique du modèle et de son succès dans le paysage de la sculpture de genre de l’époque. En outre, pour confirmer la stature internationale atteinte par le sculpteur, plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans d’importants musées français, dont le prestigieux musée d’Orsay à Paris.
Buste d’un jeune Breton, 1880 env.
Marbre, cm 38 x 34 x 17
Signé sur la base
Né à Florence en 1848, Cesare Lapini a été l’un des sculpteurs figuratifs les plus travailleurs et appréciés de la fin du XIXe siècle. Actif à la fois dans le chef-lieu toscan et sur le marché international, Lapini s’est spécialisé dans la réalisation de bustes et de figures de genre, d’allégories et de sujets idylliques ou ethnographiques, remportant un succès considérable du public, en particulier parmi les collectionneurs européens et américains qui visitaient sa célèbre galerie florentine. Sa production se caractérise par une extraordinaire expertise technique dans le traitement du marbre, capable de combiner la virtuosité descriptive de la tradition sculpturale italienne avec une attention particulière pour les particularités du costume populaire et de l’exotisme régional. La sculpture raffinée à l’examen, signée sur la base et représentant une jeune femme bretonne au visage tourné de trois quarts, constitue un excellent exemple de la maîtrise de Lapini dans le travail polychrome et polymétrique. L’artiste utilise habilement différents types de marbre pour restituer un contraste vif entre les formes et les tissus : pour le visage de la jeune fille, il adopte un marbre blanc statuaire, net et dépourvu de veinures, capable de rendre avec délicatesse l’expression douce et les traits idéaux de l’effigie, encadrée par les doux boucles blondes qui sortent du couvre-chef. Le bonnet typiquement breton, caractéristique de la zone de Pont-Aven ou de Fouesnant, est sculpté dans un marbre beige-brun enrichi par des motifs gravés et mis en évidence en brun, qui en mettent en valeur le goût décoratif et la valeur documentaire. Le buste et les épaules, couverts de la typique guirlande et de l’habit traditionnel, sont réalisés dans un marbre contrastant au fond clair, nuancé et sillonné de veinures sombres marquées, ainsi que la base aux angles émoussés, définissant ainsi un jeu raffiné de superpositions chromatiques et matérielles. L’intérêt pour les sujets liés au folklore breton était particulièrement vif au XIXe siècle, grâce notamment à la fascination exercée par les artistes de l’École de Pont-Aven, parmi lesquels Paul Gauguin et Émile Bernard. La pertinence de cette iconographie dans la production de l’artiste est confirmée par l’existence d’une version analogue de l’œuvre passée dans plusieurs expositions au Musée départemental breton en Cornouailles, témoignant de sa valeur historique-artistique du modèle et de son succès dans le paysage de la sculpture de genre de l’époque. En outre, pour confirmer la stature internationale atteinte par le sculpteur, plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans d’importants musées français, dont le prestigieux musée d’Orsay à Paris.
2 800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Marbre
Largeur : 34
Hauteur : 38
Profondeur : 17
Référence (ID) : 1826405
Disponibilité : En stock
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