Charles ROUVIÈRE – Bord de rivière, femme assise – Huile sur toile – Signée et datée 1882
Artiste : Rouvière Charles (1866 – 1924, France)
Charles Rouvière (1866-1924)
Bord de rivière, femme assise sous les arbres – 1892
Huile sur toile
Signée et datée « Ch Rouvière 92 » en bas à gauche
Dimensions : 35 x 27 cm (format 5 F) – 46 x 38 cm avec le cadre
État : très bon état général, couleurs fraîches. Une réparation visible au dos, invisible de face
Cadre : cadre doré moderne, bon état
Une femme en robe sombre s'est assise au bout d'un muret de pierre, à l'ombre des arbres. Devant elle, la rivière. Un petit voilier passe sur l'eau calme. La scène est simple : tout le charme vient de la lumière.
Charles Rouvière construit son tableau avec beaucoup de naturel. Le muret part du coin inférieur droit et mène le regard jusqu'à la promeneuse. Au-dessus d'elle, les grands arbres ferment la composition de leur feuillage épais. À gauche, au contraire, tout s'ouvre. L'eau et le ciel se répondent dans des gris argentés et des mauves très doux. Sur l'autre rive, une colline boisée se perd dans la brume, et l'on devine au loin quelques maisons.
Au premier plan, une barque brune est tirée sur l'herbe. Les galets de la berge sont posés en touches épaisses, mauves, beiges et rosées. À droite, un chemin baigné de soleil file vers une maison presque effacée par la lumière.
La touche est libre et rapide, celle d'un peintre qui travaille sur le motif. En 1892, Rouvière a retenu la leçon des impressionnistes : la lumière guide tout, les ombres se teintent de mauve, les feuillages sont faits de petites touches posées côte à côte. Mais il garde un dessin solide, hérité des paysagistes lyonnais. Le muret, la barque et les troncs restent fermement construits. La peinture est épaisse au premier plan, plus fluide dans l'eau. Rouvière a 26 ans quand il peint cette toile. C'est une œuvre de jeunesse, spontanée, où l'on sent le plaisir de peindre en plein air.
L’artiste
Charles Claude Étienne Rouvière naît à Lyon le 8 novembre 1866. Peintre paysagiste lyonnais, il travaille surtout en plein air.
Il est très attaché à l'Isle-Crémieu, et en particulier au village d'Optevoz, dans le Nord-Isère. Dès le début du XIXe siècle, les paysagistes lyonnais et grenoblois y viennent chercher des sujets pittoresques. Auguste Ravier et Paul Flandrin y travaillent, tout comme Corot, Daubigny et Courbet, qui ont peint l'écluse de l'étang de la Tuille à Optevoz. À la fin du siècle, une nouvelle génération d'artistes s'installe à son tour à Optevoz, attirée par la réputation de ses aînés. Rouvière en fait partie, et laisse des décors peints dans plusieurs maisons du canton. Il peint aussi le grand lavoir du village. Optevoz lui a rendu hommage : une place porte aujourd'hui son nom.
Son œuvre ne se limite pas à l'Isère. On lui connaît des vues de Lyon, comme le pont de la Guillotière, des paysages de montagne avec troupeaux, des lacs alpins, des vues de la Côte d'Azur comme Villefranche-sur-Mer, et plus rarement des natures mortes.
Sa formation reste peu documentée. Il figure dans le dictionnaire Bénézit.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour connaître les tarifs d’expédition en France et à l’étranger.
Bord de rivière, femme assise sous les arbres – 1892
Huile sur toile
Signée et datée « Ch Rouvière 92 » en bas à gauche
Dimensions : 35 x 27 cm (format 5 F) – 46 x 38 cm avec le cadre
État : très bon état général, couleurs fraîches. Une réparation visible au dos, invisible de face
Cadre : cadre doré moderne, bon état
Une femme en robe sombre s'est assise au bout d'un muret de pierre, à l'ombre des arbres. Devant elle, la rivière. Un petit voilier passe sur l'eau calme. La scène est simple : tout le charme vient de la lumière.
Charles Rouvière construit son tableau avec beaucoup de naturel. Le muret part du coin inférieur droit et mène le regard jusqu'à la promeneuse. Au-dessus d'elle, les grands arbres ferment la composition de leur feuillage épais. À gauche, au contraire, tout s'ouvre. L'eau et le ciel se répondent dans des gris argentés et des mauves très doux. Sur l'autre rive, une colline boisée se perd dans la brume, et l'on devine au loin quelques maisons.
Au premier plan, une barque brune est tirée sur l'herbe. Les galets de la berge sont posés en touches épaisses, mauves, beiges et rosées. À droite, un chemin baigné de soleil file vers une maison presque effacée par la lumière.
La touche est libre et rapide, celle d'un peintre qui travaille sur le motif. En 1892, Rouvière a retenu la leçon des impressionnistes : la lumière guide tout, les ombres se teintent de mauve, les feuillages sont faits de petites touches posées côte à côte. Mais il garde un dessin solide, hérité des paysagistes lyonnais. Le muret, la barque et les troncs restent fermement construits. La peinture est épaisse au premier plan, plus fluide dans l'eau. Rouvière a 26 ans quand il peint cette toile. C'est une œuvre de jeunesse, spontanée, où l'on sent le plaisir de peindre en plein air.
L’artiste
Charles Claude Étienne Rouvière naît à Lyon le 8 novembre 1866. Peintre paysagiste lyonnais, il travaille surtout en plein air.
Il est très attaché à l'Isle-Crémieu, et en particulier au village d'Optevoz, dans le Nord-Isère. Dès le début du XIXe siècle, les paysagistes lyonnais et grenoblois y viennent chercher des sujets pittoresques. Auguste Ravier et Paul Flandrin y travaillent, tout comme Corot, Daubigny et Courbet, qui ont peint l'écluse de l'étang de la Tuille à Optevoz. À la fin du siècle, une nouvelle génération d'artistes s'installe à son tour à Optevoz, attirée par la réputation de ses aînés. Rouvière en fait partie, et laisse des décors peints dans plusieurs maisons du canton. Il peint aussi le grand lavoir du village. Optevoz lui a rendu hommage : une place porte aujourd'hui son nom.
Son œuvre ne se limite pas à l'Isère. On lui connaît des vues de Lyon, comme le pont de la Guillotière, des paysages de montagne avec troupeaux, des lacs alpins, des vues de la Côte d'Azur comme Villefranche-sur-Mer, et plus rarement des natures mortes.
Sa formation reste peu documentée. Il figure dans le dictionnaire Bénézit.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour connaître les tarifs d’expédition en France et à l’étranger.
340 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 35 cm / 46 cm encadré
Hauteur : 27 cm / 38 cm encadré
Référence (ID) : 1820332
Disponibilité : En stock
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