Pierre Grivolas (1823-1906) La vieille provençale au registre ouvert
Artiste : Pierre Grivolas (1823-1906)
Le portrait d’une vieille provençale qui pourrait être l’intendante, la comptable ou la responsable d’un établissement scolaire du XIXe siècle.
L’air sérieux et grave, austère, comme si elle avait un reproche à formuler, le tout accentué par la noirceur de son vêtement et dans le décor sobre et dépouillé d’un bureau. Mais, lueur d’espoir, tout n’étant pas triste, une une belle lumière se dégage de son visage aux traits tirés, de la blancheur de sa coiffe traditionnelle et de son registre ouvert.
L’émotion recherchée par l’artiste est transmise et le message passe.
Mille et une questions se posent sur la personnalité et la fonction de cette froide personne qui, représentée avec talent et maîtrise par cet ami de Delacroix et Ingres, directeur des Beaux-Arts de la Ville d’Avignon se positionne comme le chef de file de cette école qui connut de prestigieux élèves.
L’œuvre est proposée dans un joli cadre doré et sculpté qui mesure 59 cmpar 72 cm et 44 cm par 57 cm pour la toile seule.
Dans son état d’origine, seulement quelques craquelures normales et sans incidence pour une oeuvre de cette époque, elle est signée en bas à gauche.
Né à Avignon, dans la rue des Trois-Colombes, le 2 septembre 1823, il révéla un tel talent que ses parents l'inscrivirent aux cours de dessin de la ville. Il obtient, en 1843, le premier prix du legs Calvet, ce qui lui permit de poursuivre ses études à Paris. Élève des Beaux-Arts, il rencontre et fréquente Dominique Ingres, Eugène Delacroix et Hippolyte Flandrin. En 1848, les émeutes parisiennes le contraignent à rentrer à Avignon où il adhéra au Félibrige.
En 1894, il invita son frère Antoine Grivolas (né en 1843) à quitter la Côte d'Azur pour le rejoindre et s'installer, au cœur même du mont Ventoux dans la « Bergerie du Rat » puis à la « Combe de Clare ».
Les deux peintres y menèrent la même vie que les bergers, couchant sur la paille et se nourrissant de tranches de lard et de laitage.
Ayant réalisé un ensemble d'esquisses, de croquis et de toiles, ils déménagèrent l'année suivante pour se fixer à Monieux, à l'entrée des gorges de la Nesque.
« Pendant une autre saison, ils gagnent le hameau du Ventouret et s'efforcent de reproduire ces tons gris du rocher brûlé par le soleil, sur lesquels s'élèvent, en teintes violentes, le vert des fayards, dominé par la grande nappe bleue du ciel de ces hauteurs. »
De cette fraternelle collaboration sont nées des œuvres comme Les Amandiers de Verdolier, la Cueillette de la lavande, le hameau de La Gabelle, Les Fayards du Ventouret, le Rocher du Cire, Le Vallon de Monieux.
Il est considéré avec son frère cadet comme l'un des peintres majeurs du Ventoux.
Il meurt à Avignon, le 5 février 1906.
Une rue de cette ville porte aujourd'hui son nom.
Ses oeuvres sont dans les Collections publiques suivantes:
Allauch, musée d'Allauch : Procession de communiantes, huile sur toile.
Arles, Museon Arlaten : Procession des Pénitents blancs, 1865, huile sur toile ; Portrait de Rose Bordas, 1858, 46 × 38 cm. Avignon : musée Calvet : Marché de la place Pie, 1868, huile sur toile, 100 × 150 cm ; Les Flagellants, 1867, huile sur toile, 175 × 208 cm.
Palais du Roure : Madame de Séménov, 190 × 128 cm ; Père de Mr Nicolas de Séménov, 71 × 58 cm ; Mère de Mr Nicolas de Séménov, 70 × 58 cm ; Portrait de Pierre Sautel, 1898 , 56 × 42 cm ; Autoportrait, 40 × 30 cm.
Musée Louis Vouland : Intérieur d'une filature, 1858, 93 × 73 cm ; Portrait de Madame Irma de Fontnouvelle, huile sur toile ; Portrait de Charles Thomas, huile sur toile.
L’air sérieux et grave, austère, comme si elle avait un reproche à formuler, le tout accentué par la noirceur de son vêtement et dans le décor sobre et dépouillé d’un bureau. Mais, lueur d’espoir, tout n’étant pas triste, une une belle lumière se dégage de son visage aux traits tirés, de la blancheur de sa coiffe traditionnelle et de son registre ouvert.
L’émotion recherchée par l’artiste est transmise et le message passe.
Mille et une questions se posent sur la personnalité et la fonction de cette froide personne qui, représentée avec talent et maîtrise par cet ami de Delacroix et Ingres, directeur des Beaux-Arts de la Ville d’Avignon se positionne comme le chef de file de cette école qui connut de prestigieux élèves.
L’œuvre est proposée dans un joli cadre doré et sculpté qui mesure 59 cmpar 72 cm et 44 cm par 57 cm pour la toile seule.
Dans son état d’origine, seulement quelques craquelures normales et sans incidence pour une oeuvre de cette époque, elle est signée en bas à gauche.
Né à Avignon, dans la rue des Trois-Colombes, le 2 septembre 1823, il révéla un tel talent que ses parents l'inscrivirent aux cours de dessin de la ville. Il obtient, en 1843, le premier prix du legs Calvet, ce qui lui permit de poursuivre ses études à Paris. Élève des Beaux-Arts, il rencontre et fréquente Dominique Ingres, Eugène Delacroix et Hippolyte Flandrin. En 1848, les émeutes parisiennes le contraignent à rentrer à Avignon où il adhéra au Félibrige.
En 1894, il invita son frère Antoine Grivolas (né en 1843) à quitter la Côte d'Azur pour le rejoindre et s'installer, au cœur même du mont Ventoux dans la « Bergerie du Rat » puis à la « Combe de Clare ».
Les deux peintres y menèrent la même vie que les bergers, couchant sur la paille et se nourrissant de tranches de lard et de laitage.
Ayant réalisé un ensemble d'esquisses, de croquis et de toiles, ils déménagèrent l'année suivante pour se fixer à Monieux, à l'entrée des gorges de la Nesque.
« Pendant une autre saison, ils gagnent le hameau du Ventouret et s'efforcent de reproduire ces tons gris du rocher brûlé par le soleil, sur lesquels s'élèvent, en teintes violentes, le vert des fayards, dominé par la grande nappe bleue du ciel de ces hauteurs. »
De cette fraternelle collaboration sont nées des œuvres comme Les Amandiers de Verdolier, la Cueillette de la lavande, le hameau de La Gabelle, Les Fayards du Ventouret, le Rocher du Cire, Le Vallon de Monieux.
Il est considéré avec son frère cadet comme l'un des peintres majeurs du Ventoux.
Il meurt à Avignon, le 5 février 1906.
Une rue de cette ville porte aujourd'hui son nom.
Ses oeuvres sont dans les Collections publiques suivantes:
Allauch, musée d'Allauch : Procession de communiantes, huile sur toile.
Arles, Museon Arlaten : Procession des Pénitents blancs, 1865, huile sur toile ; Portrait de Rose Bordas, 1858, 46 × 38 cm. Avignon : musée Calvet : Marché de la place Pie, 1868, huile sur toile, 100 × 150 cm ; Les Flagellants, 1867, huile sur toile, 175 × 208 cm.
Palais du Roure : Madame de Séménov, 190 × 128 cm ; Père de Mr Nicolas de Séménov, 71 × 58 cm ; Mère de Mr Nicolas de Séménov, 70 × 58 cm ; Portrait de Pierre Sautel, 1898 , 56 × 42 cm ; Autoportrait, 40 × 30 cm.
Musée Louis Vouland : Intérieur d'une filature, 1858, 93 × 73 cm ; Portrait de Madame Irma de Fontnouvelle, huile sur toile ; Portrait de Charles Thomas, huile sur toile.
1 600 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Etat d'usage
Matière : Huile sur toile
Longueur : 57 cm
Hauteur : 44 cm
Référence (ID) : 1792844
Disponibilité : En stock
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