L’œuvre est réalisée à l’huile sur carton, elle représente un bouquet de fleurs expressives et dansantes sur le support; elle est proposée dans un cadre des années 60 en toile et jonc doré qui mesure 87 cm par 72 cm et 65 cm par 50 cm pour la peinture seule.
En bon état,elle est signée et datée 1958 en bas à droite.
PascalAmbrogiani est né le 10 novembre 1909 à Marseille, de parents corses.
Deuxième garçon d’une famille qui comptera 6 enfants.
Il commence à dessiner en 1920 et dès 1930 s’essaie à la peinture à l’huile.
En 1934, sa future épouse, Marcelle Astaud, issue d’une veille famille comtadine, lui fait connaître Vaison-la-Romaine et le Vaucluse.Il est immédiatement séduit par les sites et les paysages de cette petiteToscane dont il compare les ciels à ceux de Florence.
En 1946, il fait l’acquisition de son atelier à Marseille, sur le vieux port,au 2 cours d’Estienne-d’Orves, l’ancien Arsenal des galères.
La vue y est splendide sur trois façades : la Mairie, Notre-Dame de la Garde, sources inépuisables d’inspiration.
Il voyage et travaille en Dordogne sur les bords de la Vézère : « Le plus beau pays du monde », selon Arthur Miller.
Il court la campagne avec son barda, chevalet, toiles, couleurs, et transpire sur le motif.
Motif qu’il va chercher à Paris sur les bords de Seine, au Sacré-Cœur, à l’occasion de ses nombreux séjours dans la capitale.
Séjours motivés par des expositions particulières rive gauche , rue Bonaparte, rue Guénégaud.
A partie des années 80, il se fixe rive droite, la Galerie Drouant devient sa Galerie attitrée, rue du Faubourg-St-Honoré, à quelques pas de l’Elysée .
Drouant présente ses toiles en permanence.
Il travaille dans ses ateliers de Marseille, de Vaison-la-Romaine, et expose aux quatre coins du monde : aux USA, à New-York, à Los Angeles, à Chicago, au Japon, à Tokyo, à Osaka, en Angleterre, à Londres, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Hollande.
Il illustre des livres et s’essaie avec bonheur à la céramique.
Il a le sens du cadrage; passé maître dans l’art de la mise en page, ses œuvres sont ordonnancées, architecturées, structurées de façon à ce que les lignes, les courbes, les masses, s’harmonisent.
Cela saute aux yeux dans ses paysages, mais il réussit le même exploit en peignant de poissons, structure molles et courbes s’il en est.
Il laisse une œuvre structurée au chromatisme étincelant.
Virtuose de la gouache qu’il maîtrisait à la manière de l’huile (Son ami Lucien Fontanarosalui dit avec enthousiasme: « tu me donnes envie de faire de la gouache »), ses paysages, ses marines, ses fleurs, ses poissons, ses fruits sont un flamboiement éblouissant.
Chaque toile est construite de façon telle que les lignes, les masses, les couleurs, s’y harmonisent avec bonheur.
En 1989, dans sa 80ème année, en pleine possession de ses moyens, il travaille d’arrache-pied dans ses ateliers de Vaison-la-Romaine, mais il est victime d’une occlusion intestinale et son cœur ne résiste pas à l’intervention chirurgicale.
Il décède le 10 décembre 1989.
Il estnotamment lauréat du prix du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.





































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