Fauteuil à fond de canne estampillé Nicolas Toussaint Porrot, époque Louis XVI.
Intéressant fauteuil en hêtre mouluré et sculpté d'époque Louis XVI, estampillé de Nicolas Toussaint Porrot, reçu maître menuisier à Paris le 22 juillet 1761. Il présente un dossier médaillon et une assise à fond de canne. Les accotoirs sont garnis de manchettes recouvertes de cuir vert, tandis que le haut du dossier est habillé d'un bandeau de cuir découpé en accolade, souligné d'un galon et de semences. Anciennement peint, ce fauteuil a été décapé au cours d'une restauration ancienne et se présente aujourd'hui en bois naturel, simplement ciré, offrant une belle lecture de la qualité du hêtre, de ses moulurations et de sa sculpture.
Le siège repose sur quatre pieds fuselés et cannelés. Les pieds antérieurs sont rudentés, les joncs naissant dans le bas des cannelures, tandis que les pieds arrière, légèrement implantés à l'oblique, assurent une excellente stabilité à l'ensemble. Les accotoirs, terminés par un nez à enroulement caractéristique du style Louis XVI, viennent s'emboîter dans des consoles en forme de consoles inversées. Celles-ci sont ornées d'une cannelure sur chacun de leurs côtés et de deux cannelures en façade. Elles prennent naissance sur des dés de raccordement sculptés d'une rosace. En façade, celle-ci est inscrite dans un carré, tandis que sur les faces latérales elle est inscrite dans un carré présenté sur la pointe, accompagnant ainsi la différence de niveau entre la traverse de façade et les traverses latérales. Ce traitement, rarement rencontré, participe pleinement à la qualité d'exécution et à la personnalité du siège.
L'estampille, frappée sous la traverse arrière, est aujourd'hui très fortement estompée mais demeure identifiable. Plusieurs lettres sont encore discernables et permettent de l'attribuer avec certitude à Nicolas Toussaint Porrot.
La construction de l'assise constitue l'un des principaux intérêts de ce fauteuil. Nicolas Toussaint Porrot adopte ici le même principe de montage que celui observé sur plusieurs de ses fauteuils de bureau. Les traverses latérales et la traverse arrière, implantées à un niveau supérieur à celui de la traverse de façade, sont rainurées afin de recevoir une galette de cannage indépendante. Les rainures se prolongent jusque dans les consoles d'accotoirs, où elles demeurent parfaitement visibles. Ce dispositif permettait à la galette de coulisser par l'avant afin d'être facilement déposée pour la réfection du cannage ou son remplacement, sans avoir à démonter les consoles d'accotoirs. Plus complexe qu'un montage traditionnel, cette conception témoigne d'une véritable recherche technique de la part du menuisier. On retrouve d'ailleurs cette même architecture sur plusieurs fauteuils de bureau connus de Nicolas Toussaint Porrot, présentant un traitement identique des dés de raccordement, des consoles d'accotoirs et du système de guidage de la galette d'assise.
L'histoire du fauteuil demeure également lisible à travers son bâti. De nombreux anciens bouchages de semences sont visibles tout autour de la feuillure de l'assise. Ils témoignent d'une transformation ancienne, au cours de laquelle le siège avait reçu une garniture fixe entièrement rembourrée en remplacement de sa galette cannée. Lors de sa dernière restauration, cette modification a été supprimée afin de restituer la conception d'origine imaginée par Nicolas Toussaint Porrot. Les cannages ont ainsi été entièrement refaits, tandis que la galette en bois, le bâti et l'ensemble des assemblages sont demeurés d'origine.
Le fauteuil est aujourd'hui dans un excellent état de conservation. Les bois sont parfaitement sains, sans attaque de xylophages. La structure est rigide et parfaitement stable. Les cannages sont en très bon état. L'ensemble présente une restauration respectueuse de sa conception d'origine et offre aujourd'hui une lecture fidèle du travail de Nicolas Toussaint Porrot.
Nicolas Toussaint Porrot exerçait rue du Pont-aux-Choux jusqu'à la Révolution. Reçu maître en 1761, il est reconnu pour la qualité de ses sièges Louis XV et Louis XVI. Pierre Kjellberg souligne l'originalité de ses modèles, leurs proportions équilibrées et la finesse de leur sculpture. Il est également mentionné pour avoir fourni des sièges destinés au château de Montgeoffroy et, plus exceptionnellement, pour avoir réalisé quelques meubles d'ébénisterie.
Par la qualité de son exécution, la présence de son estampille et l'intérêt de sa conception technique, ce fauteuil constitue un remarquable témoignage du savoir-faire des meilleurs menuisiers en sièges parisiens de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle.
Dimensions :
- Hauteur totale : 91 cm
- Hauteur d'assise : 40 cm
- Largeur totale : 58,5 cm
- Profondeur totale : 55 cm
Le siège repose sur quatre pieds fuselés et cannelés. Les pieds antérieurs sont rudentés, les joncs naissant dans le bas des cannelures, tandis que les pieds arrière, légèrement implantés à l'oblique, assurent une excellente stabilité à l'ensemble. Les accotoirs, terminés par un nez à enroulement caractéristique du style Louis XVI, viennent s'emboîter dans des consoles en forme de consoles inversées. Celles-ci sont ornées d'une cannelure sur chacun de leurs côtés et de deux cannelures en façade. Elles prennent naissance sur des dés de raccordement sculptés d'une rosace. En façade, celle-ci est inscrite dans un carré, tandis que sur les faces latérales elle est inscrite dans un carré présenté sur la pointe, accompagnant ainsi la différence de niveau entre la traverse de façade et les traverses latérales. Ce traitement, rarement rencontré, participe pleinement à la qualité d'exécution et à la personnalité du siège.
L'estampille, frappée sous la traverse arrière, est aujourd'hui très fortement estompée mais demeure identifiable. Plusieurs lettres sont encore discernables et permettent de l'attribuer avec certitude à Nicolas Toussaint Porrot.
La construction de l'assise constitue l'un des principaux intérêts de ce fauteuil. Nicolas Toussaint Porrot adopte ici le même principe de montage que celui observé sur plusieurs de ses fauteuils de bureau. Les traverses latérales et la traverse arrière, implantées à un niveau supérieur à celui de la traverse de façade, sont rainurées afin de recevoir une galette de cannage indépendante. Les rainures se prolongent jusque dans les consoles d'accotoirs, où elles demeurent parfaitement visibles. Ce dispositif permettait à la galette de coulisser par l'avant afin d'être facilement déposée pour la réfection du cannage ou son remplacement, sans avoir à démonter les consoles d'accotoirs. Plus complexe qu'un montage traditionnel, cette conception témoigne d'une véritable recherche technique de la part du menuisier. On retrouve d'ailleurs cette même architecture sur plusieurs fauteuils de bureau connus de Nicolas Toussaint Porrot, présentant un traitement identique des dés de raccordement, des consoles d'accotoirs et du système de guidage de la galette d'assise.
L'histoire du fauteuil demeure également lisible à travers son bâti. De nombreux anciens bouchages de semences sont visibles tout autour de la feuillure de l'assise. Ils témoignent d'une transformation ancienne, au cours de laquelle le siège avait reçu une garniture fixe entièrement rembourrée en remplacement de sa galette cannée. Lors de sa dernière restauration, cette modification a été supprimée afin de restituer la conception d'origine imaginée par Nicolas Toussaint Porrot. Les cannages ont ainsi été entièrement refaits, tandis que la galette en bois, le bâti et l'ensemble des assemblages sont demeurés d'origine.
Le fauteuil est aujourd'hui dans un excellent état de conservation. Les bois sont parfaitement sains, sans attaque de xylophages. La structure est rigide et parfaitement stable. Les cannages sont en très bon état. L'ensemble présente une restauration respectueuse de sa conception d'origine et offre aujourd'hui une lecture fidèle du travail de Nicolas Toussaint Porrot.
Nicolas Toussaint Porrot exerçait rue du Pont-aux-Choux jusqu'à la Révolution. Reçu maître en 1761, il est reconnu pour la qualité de ses sièges Louis XV et Louis XVI. Pierre Kjellberg souligne l'originalité de ses modèles, leurs proportions équilibrées et la finesse de leur sculpture. Il est également mentionné pour avoir fourni des sièges destinés au château de Montgeoffroy et, plus exceptionnellement, pour avoir réalisé quelques meubles d'ébénisterie.
Par la qualité de son exécution, la présence de son estampille et l'intérêt de sa conception technique, ce fauteuil constitue un remarquable témoignage du savoir-faire des meilleurs menuisiers en sièges parisiens de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle.
Dimensions :
- Hauteur totale : 91 cm
- Hauteur d'assise : 40 cm
- Largeur totale : 58,5 cm
- Profondeur totale : 55 cm
750 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Bon état
Matière : Bois massif
Référence (ID) : 1786145
Disponibilité : En stock
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