Italie centrale (Rome ou Bologne) vers 1620/1640, la belle jardinière d’après Raphael
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Italie centrale (Rome ou Bologne) vers 1620/1640, la belle jardinière d’après Raphael

Artiste : Ecole Italienne Vers 1620/1640 D'après Raphel

Italie centrale (Rome ou Bologne) vers1620/1640, la belle jardinière d’après Raphael

Toile rentoilée de 41.5 cm par 33 cm.
Cadre ancien de 63 cm par 55 cm. 

Ce très beau tableau nous propose une reprise de La Belle Jardinière de Raphaël (peinte vers 1507–1508). La Vierge portraiturée à mi-corps, tournée vers la gauche, le regard baissé, dans une attitude empreinte de douceur. Elle est vêtue d’une robe rouge et d’un manteau bleu ornéde motifs dorés, avec une manche ocre. Un voile léger encadre la chevelure blonde, tandis qu’un nimbe finement esquissé souligne le caractère sacré de la figure. Le fond présente un paysage traité en plans successifs, dans une gamme de tons harmonisés.

L’examen stylistique et technique, permet de situer l’œuvre dans le courant de diffusion des modèles raphaélesques en Italie au XVIIe siècle. La couche picturale, fine et soigneusement construite, révèle une technique fondée sur des glacis transparents et un modelé fondu des chairs, caractéristiques d’une pratique héritée de la tradition classique italienne. Les carnations présentent des transitions subtiles, sans rupture, obtenues par superposition de couches minces, tandis que les ombres sont traitées en demi-teintes brun-gris, selon un procédé typique des ateliers italianisants de cette période.

Le dessin, précis mais non rigide, témoigne d’une bonne maîtrise académique et d’une compréhension réelle du modèle de Raphaël. Le traitement du paysage, construit en plans successifs et animé d’une perspective atmosphérique nuancée, confirme cette culture picturale italienne, éloignée des approches plus descriptives ou linéaires des écoles nordiques.

La préparation rouge-brun perceptible en transparence, ainsi que le réseau de craquelures ancien et homogène, cohérent avec la structure de la couche picturale, renforcent l’hypothèse d’une exécution ancienne. L’ensemble de ces éléments situe l’œuvre dans la sphère du classicisme italien, plus précisément dans l’entourage des Carracci et de leurs suiveurs, qui ont largement contribué à la diffusion et à l’interprétation des modèles de Raphaël au XVIIe siècle.

En conséquence, l’œuvre peut être attribuée à un peintre d’atelier actif en Italie centrale (probablement Rome ou Bologne), dansla première moitié du XVIIe siècle, vers 1620–1640.  

L’œuvre originale de Raphael

Peinte vers 1507–1508 durant la période florentine de Raphaël, La Belle Jardinière constitue l’une des œuvres les plus emblématiques de la peinture de la Haute Renaissance. Conservée aujourd’hui au musée du Louvre, elle incarne un moment d’équilibre exceptionnel entre héritage et innovation, marquant l’aboutissement des recherches picturales menées en Italie centrale au début du XVIe siècle.
Dans cette œuvre, Raphaël opère une synthèse magistrale des influences de Leonardo da Vinci et de Michel-Ange. Le modelé délicat des visages et des chairs témoigne de l’assimilation du sfumato léonardesque, tandis que la monumentalité des figures rappelle les recherches de Michel-Ange. Toutefois, Raphaël dépasse ces influences en imposant une clarté de composition et une harmonie qui lui sont propres. La disposition pyramidale de la Vierge, de l’Enfant Jésus et de saint Jean-Baptiste devient ainsi un modèle de stabilité et d’équilibre, appelé à une immense postérité.
L’œuvre incarne également un idéal d’harmonie classique profondément novateur. Les figures s’inscrivent dans un paysage qui ne se limite plus à un simple décor, mais participe pleinement à la construction poétique et spirituelle de l’image. La douceur des expressions, l’unité entre les personnages et la nature, ainsi que la fluidité des transitions picturales traduisent une vision du monde où le sacré et le naturel s’accordent parfaitement.
Dès le XVIe siècle, La Belle Jardinière connaît une diffusion considérable et devient une référence essentielle pourles peintres européens. Elle est copiée, étudiée et interprétée dans denombreux ateliers. Au XVIIe siècle, dans le contexte du renouveau classicisant impulsé notamment par Annibale Carracci et l’école bolonaise, Raphaël est redécouvert comme l’incarnation d’un idéal artistique fondé sur la mesure, la clarté et la grâce. L’œuvre participe pleinement à ce mouvement et contribue à définir les bases du classicisme européen.
Ainsi, La Belle Jardinière s’impose comme un véritable archétype de la beauté classique. Par sa perfection formelle, son équilibre et la douceur de son expression, elle dépasse le cadre de l’image dévotionnelle pour devenir un modèle universel. Elle illustre de manière exemplaire la capacité de Raphaël à transformer les acquis de ses prédécesseursen un langage artistique d’une portée durable, qui marquera profondément l’histoire de l’art occidental.
12 800 €

Epoque : 17ème siècle

Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile

Longueur : 41.5 cm, 53 cm avec le cadre

Largeur : 33 cm, 55 cm avec le cadre

Référence (ID) : 1740872

Disponibilité : En stock

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