Sur sa toile d’origine - 119 x 139 cm
Signé et daté en bas à gauche C. Poussin 1855
Exposition :Paris, Salon de 1855, n°3825
Parfait état aussi bien au niveau du cadre que du tableau qui a été nettoyé chez notre restaurateur afin de raviver les couleurs et redonner tout son éclat au tableau.
Biographie de Pierre Charles Poussin (1819-1904) : Il est élève du peintre Léon Cogniet, artiste reconnu pour sa pratique classique et son enseignement. Il débute au Salon de Paris en 1842, ce qui lui ouvre les portes du monde artistique officiel de l’époque.Poussin est essentiellement connu comme peintre de genre, mais il a aussi réalisé des portraits et des paysages. Il expose régulièrement, et plusieurs de ses œuvres ont été montrées au Salon, une des principales vitrines artistiques en France au XIXᵉ siècle.
Une de ses œuvres les plus célèbres est Le Jour du Pardon en Bretagne (Pardon Day in Brittany, 1851), une grande scène (146 x 327 cm) de genre représentant une fête religieuse traditionnelle bretonne. Elle fait partie de la collection de la National Gallery à Londres (cf photo ). Elle est datée de 1851 soit 4 ans avant notre tableau et correspond à la période « bretonne » de Pierre-Charles Poussin. La meilleure .
Rapport de condition : nous avons acheté ce tableau qui n’avait pas été touché depuis 1855 , donc cadre d’origine , toile d’origine. Notre atelier s’est contenté d’un gros décrassage et nettoyage. Très peu abîmé, juste sale, il ressort éclatant et permet d’admirer tous les petits détails de la composition.
Une toile présentée au salon de 1855 : cette année là, en 1855, sous le Second Empire, le Salon annuel de peinture fut suspendu et intégré à la première Exposition Universelle organisée à Paris, qui rassemblait non seulement l’industrie et l’agriculture, mais aussi les beaux-arts.
La section artistique de cette exposition s’est déroulée au Palais des Beaux-Arts (avenue Montaigne), un bâtiment temporaire conçu spécialement pour l’occasion. L’idée était d’offrir une sorte de « méga-Salon » international sans frontières géographiques ni historiques, réunissant des œuvres de peintres, sculpteurs et architectes de toute l’Europe et des États-Unis devant un jury de soixante membres.
Parmi les grands artistes exposés et les événements marquants :
- Jean-Auguste-Dominique Ingres : rétrospective majeure de son œuvre (par ex. Œdipe, Saint Symphorien).
- Eugène Delacroix : une importante sélection avec des toiles célèbres comme Les Femmes d’Alger.
- La peinture réaliste et paysagiste (Corot, Rousseau, Millet).
-Un grand nombre d’œuvres par des artistes étrangers également présentes.
L’exposition comportait plusieurs milliers d’œuvres dans toutes les catégories artistiques et fut un événement majeur de la vie culturelle parisienne.
Un épisode très significatif de cette année-là fut la réaction de Gustave Courbet :
Courbet soumit plusieurs toiles à l’exposition, mais les deux grandes œuvres qu’il estimait essentielles (L’Enterrement à Ornans et L’Atelier du peintre) furent refusées par le jury.
En réponse, il fit ériger, à ses propres frais, un « Pavillon du Réalisme » voisin du Palais des Beaux-Arts où il exposa une quarantaine de ses tableaux, y compris ces deux œuvres rejetées. C’est considéré comme l’une des premières contre-expositions artistiques importantes dans l’histoire de l’art. Vingt ans avant les impressionnistes Courbet montrait ainsi la voie ….



































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