Le style du plateau rappelle très nettement les compositions néoclassiques inspirées de la peinture de la Renaissance ou du maniérisme italien, notamment celles de Raphaël, Guido Reni, ou le Dominiquin, fréquemment reprises dans la marqueterie lombarde et toscane de la fin du XVIIIᵉ siècle.
Ce guéridon évoque fortement les œuvres de Giuseppe Maggiolini (1738–1814), célèbre pour ses marqueteries complexes et ses scènes empruntées à la peinture classique. Le dessin du plateau (composition de figures dans un encadrement floral) est très proche des modèles diffusés par les gravures de Bartolozzi ou de Giulio Campi, fréquemment repris par Maggiolini et ses disciples.
Les motifs marquetés du plateau, notamment la scène figurative centrale d’inspiration mythologique et les frises florales autour, sont caractéristiques de l’école de marqueterie italienne, en particulier de Milan, dès la fin du XVIIIème siècle et cela jusqu’en 1880. Ces ateliers s’inspiraient souvent de gravures néoclassiques et réalisaient des compositions en bois teintés avec un raffinement exceptionnel.
Il est ainsi fortement probable que la scène marquetée de ce guéridon soit inspirée (voire directement copiée) d’une gravure d’atelier Cipriani/Bartolozzi représentant une « Vertu » ou allégorie voisine.
Cela correspond en tous points à la pratique de Maggiolini et ses contemporains, voire suiveurs de prendre une gravure populaire d’allégorie et la transposer en marqueterie pour mobilier haut de gamme.
Italie du Nord , seconde moitié du XIXème
H x L = 78 x 78 cm





































Le Magazine de PROANTIC
TRÉSORS Magazine
Rivista Artiquariato