Félix Ziem (1821-1911) signé et daté 1871. Venise, les jardins français.
Toile rentoilée de 127 cm par 82.
Cadre de 162 cm par 116.
Notre œuvre a été certifiée parl’association Félix Ziem représentée par Mrs Mathias Ary Jan et David Pluskwa,le certificat 293/0324 sera remis à l’acquéreur. D’autre part, notre tableausera inséré au catalogue raisonné de l’artiste en préparation.
Ce tableau exceptionnel de la main de Félix Ziemnous propose une vue très animée de l’entrée principale des jardins français àVenise (voulus et créés par Napoléon Ier). Daté de 1871, il a été peint par unartiste à l’apogée de son art avant le tournant des années 1880. L’impressiond’ensemble ne surpasse pas encore le souci du détail, bien au contraire. Lapalette de couleurs est bien entendu très riche mais elle reste encore sagemême si on distingue un frémissement vers les couleurs autonomes, décomplexéespourrait-on dire, des décennies suivantes avec notamment ces arbres de lapartie centrale. Alors qu’ils se situent en arrière-plan et à ce titre, ilsdevraient se faire discrets, l’artiste choisit d’utiliser un bleu clair avecdes rehauts de vert. Cette partie au centre de la composition devient alorségalement centrale au regard, attiré par cette couleur. L’eau et le ciel occupeune place prépondérante dans l’œuvre de Ziem, il aime porter une attentiontoute particulière à la lumière de ses ciels et aux reflets de l’eau, notretableau en est un magnifique exemple.
Félix Ziem, sa peinture :
Ses œuvres de jeunesse sont traitées dans une pâtelégère rappelant son premier métier d'aquarelliste. Il se rapproche des "plein-air-istes " de l'époque, Corot et les peintres de Barbizon. Vers 1855, l'art de Ziem prend une directionnouvelle. Là, commence sa période d’épanouissement. L'artiste se spécialisedans les vues de Venise et de Turquie. Dans une extraordinaire virtuositétechnique, sa touche est fine et délicate, relativement lisse. Aimant enrichirsa peinture d’empâtements, il réalise des chefs d’œuvres de poésie, de lyrismeet d’équilibre transposant sur toile une vison quasi fantasmée qu’on aime avoirde Venise et de l’Orient en général. Ceci expliquant cela, son succès est alorsconsidérable. A partir des années 80, sapeinture évolue, sa touche est plus libre, plus souple, les couleurss’intensifient. L’impression d’ensemble prédomine sur le souci du détailjusqu’à la quasi-disparition du sujet. Il participe comme d’autres peintres,Boudin, Jongkind pour ne citer qu’eux, aux thèses avant-gardistes du début duXXè siècle. Toute sa vie durant il aapporté une attention toute particulière aux variations atmosphériques et doncà la représentation de la lumière sur toute chose.
Félix Ziem, sa vie :
Ziem suit des cours de dessin et d’architecture àl'École des beaux-arts de Dijon en 1837-1838 et obtient le premier prix auconcours de 1838 dans la catégorie architecture-composition. Il quitte larégion pour rejoindre son frère installé à Marseille. Il est engagé commeconducteur de travaux. Le Duc d'Orléans alors de passage à Marseille, découvreson travail et lui commande trois aquarelles en 1840. Ziem se consacre dès lorsà sa carrière de peintre et dessinateur. Il ouvre une école de dessin sur leVieux-Port, recevant jusqu’à plus de vingt élèves. En 1840, il découvreMartigues où il reviendra pour installer un atelier en 1860. En 1841, il quitteMarseille pour se rendre en Italie. Il s'arrête quelque temps à Nice oùséjournent de riches Anglais ou Russes qui constituent une partie de saclientèle. En 1842, il découvre l'Italie, et surtout Venise qui devient laprincipale source d'inspiration de sa peinture. Il y rencontre la duchesse deBade et le prince Gagarine. Vraisemblablement sur les instances de ce dernier,il se rend en Russie en 1843. Il devient professeur d’aquarelle des grandesduchesses à Saint-Petersbourg. Il y rencontre Horace Vernet. Il parcourtensuite toute l'Italie (Gênes, Milan, Florence où il séjourne huit mois), et leMidi de la France. En 1847 il réalise son premier voyage à Constantinopledepuis Venise. En 1848 il est à Rome. En 1849 son père meurt. Il expose pour lapremière fois au Salon de Paris des vues du Bosphore, de Rome et de Venise. Ilen devient un relatif habitué. Il s'installe alors à Paris, quai Malaquais etpartage son temps entre la capitale et la forêt de Fontainebleau où il devientl'ami de Théodore Rousseau et Jean-François Millet. Il peint alors des scènesde vie quotidienne, des portraits, et des paysages champêtres, qui lerattachent temporairement à l’école de Barbizon où il peint dès 1853. Il yachète une maison au no 56 de la Grande Rue qu'il occupa de 1907 à 1911. 1856est l'année de son grand voyage en Orient : Constantinople, Turquie, Liban,Grèce, Égypte où il descend le Nil jusqu'à Khartoum. Il utilisera fréquemmentla recomposition du sujet dans son atelier de Montmartre, comme en témoignentses nombreux carnets de dessins. Il termine son voyage en Sicile, et en 1858 ilrepart vers Algérie. En 1859, il déménage pour le quartier de Montmartre, avantla folle ébullition de l’École de Paris, et s'installe rue de l'Empereur(devenue rue Lepic). Mais il garde toujours un pied à terre à Barbizon.Jusqu'en 1880, il parcourt l'Europe et surtout Venise où il séjourne au moinsdeux fois par an.
Epoque : 19ème siècle
Style : Napoleon III
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 127 cm, 162 cm avec le cadre
Largeur : 82 cm, 116 cm avec le cadre
Référence (ID) : 1690469
Disponibilité : En stock





































