Gravure d'après l'œuvre d'Horace Vernet "La chasse aux sangliers dans la plaine de Sahara"
Artiste : Jean Pierre Marie Jazet
D'apres Horace Vernet (1789-1863), auteur du tableau éponyme et du dessin pour la gravure.
Gravure à l'aquatinte, à l'eau forte et à la manière noire, à la vue 60 x 82,5 cm. Dans un très bel encadrement d'époque, en citronnier partiellement teinté, ayant conservé son verre ancien.
Rare et précieuse version de luxe de cette gravure enrichie en couleur par l'aquatinte.
Cette somptueuse évocation romantique des chasses dans la toute première Algérie française, celle des débuts héroïques, ne trouve en réalité pas sa place dans le Sahara, mais dans la plaine de la Mitidja, l'arrière pays algérois, toute proche d'Alger et Boufarik. C'est par commodité d'édition et pour un public encore peu averti de la topographie algérienne que le terme de Sahara fut probablement retenu par l'éditeur de la gravure, Goupil, Vibert & Cie, mais il est impossible de situer la réalité de la scène autre part que dans la Mitidja, ne serait-ce qu'en raison du peu de territoire algérien alors conquis par la France.
Dès 1833, alors que la conquête n'avait été initiée qu'en 1830, Horace Vernet, peintre officiel du Roi Louis Philippe, acquerrait une propriété dans la wilaya de Blida, aux environs de Boufarik. C'est non loin de là que chassait Vernet, célèbre pour ses représentations de faune sauvage. A la Réghaia précisément, domaine d'un certain Mercier, ou sur les terres acquises dans la région par le baron de Vialar.
Nous voyons ici une scène probablement vécue par l'artiste qui mêle des officiers français et des cavaliers issus de tribus arabes ou berbères alliées à la France, se livrant à une féroce chasse aux sangliers, typique de ces temps épiques.
La composition ici adoptée par Vernet, génie romantique s'il en est, a été si célèbre dès son époque, que le peintre Raden Syarif Bastaman Saleh (Semarang, Indonésie 1811 ou 1814, Bogor, Indonésie, 1880) l'a reprise dès 1844 pour son tableau "la chasse au taureau sauvage (bateng)". Ce tableau a été adjugé 8,8 millions d''euros comme l'on s'en souvient, en 2018.
C'est depuis devenu une véritable icône de l'orientalisme. Horace Vernet demeurera encore sous Napoléon III un peintre célébré au point de recevoir la Croix de Grand officier de la Légion d'Honneur de l'Empereur qui avait appris en 1862 qu'il était très malade et la lui fit porter chez lui.
Gravure à l'aquatinte, à l'eau forte et à la manière noire, à la vue 60 x 82,5 cm. Dans un très bel encadrement d'époque, en citronnier partiellement teinté, ayant conservé son verre ancien.
Rare et précieuse version de luxe de cette gravure enrichie en couleur par l'aquatinte.
Cette somptueuse évocation romantique des chasses dans la toute première Algérie française, celle des débuts héroïques, ne trouve en réalité pas sa place dans le Sahara, mais dans la plaine de la Mitidja, l'arrière pays algérois, toute proche d'Alger et Boufarik. C'est par commodité d'édition et pour un public encore peu averti de la topographie algérienne que le terme de Sahara fut probablement retenu par l'éditeur de la gravure, Goupil, Vibert & Cie, mais il est impossible de situer la réalité de la scène autre part que dans la Mitidja, ne serait-ce qu'en raison du peu de territoire algérien alors conquis par la France.
Dès 1833, alors que la conquête n'avait été initiée qu'en 1830, Horace Vernet, peintre officiel du Roi Louis Philippe, acquerrait une propriété dans la wilaya de Blida, aux environs de Boufarik. C'est non loin de là que chassait Vernet, célèbre pour ses représentations de faune sauvage. A la Réghaia précisément, domaine d'un certain Mercier, ou sur les terres acquises dans la région par le baron de Vialar.
Nous voyons ici une scène probablement vécue par l'artiste qui mêle des officiers français et des cavaliers issus de tribus arabes ou berbères alliées à la France, se livrant à une féroce chasse aux sangliers, typique de ces temps épiques.
La composition ici adoptée par Vernet, génie romantique s'il en est, a été si célèbre dès son époque, que le peintre Raden Syarif Bastaman Saleh (Semarang, Indonésie 1811 ou 1814, Bogor, Indonésie, 1880) l'a reprise dès 1844 pour son tableau "la chasse au taureau sauvage (bateng)". Ce tableau a été adjugé 8,8 millions d''euros comme l'on s'en souvient, en 2018.
C'est depuis devenu une véritable icône de l'orientalisme. Horace Vernet demeurera encore sous Napoléon III un peintre célébré au point de recevoir la Croix de Grand officier de la Légion d'Honneur de l'Empereur qui avait appris en 1862 qu'il était très malade et la lui fit porter chez lui.
1 200 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis Philippe-Restauration-Charles X
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Longueur : 60
Largeur : 82,5
Référence (ID) : 1642499
Disponibilité : En stock
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