Pendule Empire -la série de Robinson Crusoe

Pendule d’époque Empire, vers le 1810, appartenant à la série de Robinson Crusoe et du Bon Sauvage.
Bronze doré au mercure, mouvement de montre à coq signé Lépine.

Nourrie de récits de voyage, l’Europe du siècle des Lumières rêve d’exotisme. Elle cède volontiers aux rêveries bucoliques d’un Jean-Jacques Rousseau. Sous l’impulsion du philosophe, le temps se met à l’heure de la sensibilité. On pleure les amours contrariées de Paul et Virginie, celles de la belle Atala. Bernardin de Saint-Pierre, Chateaubriand et, avant eux, Daniel Defoe… la littérature fourmille de récits romanesques qui, en ce XVIIIe siècle libéré, exaltent l’image du bon sauvage et du paradis perdu.

(c) galerie international antiques

Les pendules produites sont la quintessence de ce courant préromantique. Ces objets de luxe sont destinés à une clientèle cultivée, qui connaît tout des aventures de nos héros.

Cette pendule est inspiré par le roman « Robinson Crusoe », publié en 1719. Robinson est représentécomme un homme avec une longue barbe, avec un étrange chapeau pointu, un fusil et un parapluie, sur lequel un perroquet est perché.À côté de lui un palmier supportant le mouvement.

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Jean-Antoine Lépine, né en 1720 à Challex dans le Pays de Gex, mort en 1814, est un horloger français. Il inventa le calibre qui porte son nom et dans lequel la fusée est supprimée et la platine supérieure est remplacée par des ponts.

Pendule Empire – Série du bon sauvage

Cela permit de disposer le balancier à côté et non au-dessus du mécanisme, donc de fabriquer des montres moins épaisses. Il revendiqua également l’invention de l’echappement à virgule. Il devint maitre-horloger en 1765 et est nommé horloger du roi: il sera horloger de Louis XV, Louis XVI puis de Napoléon I.

Pendule Empire – Série du bon sauvage

En 1793-1794, Lépine, lorsque ses yeux fatigués ne lui permettent plus de travailler, remet la « Maison Lépine » à son gendre Claude-Pierre Raguet devenu partenaire en 1792, et à sa mort il passe à son fils Alexandre Raguet-Lépine, en 1810, qui poursuivre l’activité. Cependant, Jean-Antoine Lépine a continué à être actif dans l’entreprise jusqu’à sa mort en 1814 dans sa maison de la rue Sainte-Anne à Paris.