Une paire d’éléphants formant candélabres en Blanc de Chine d’époque Kangxi, à glaçure ivoire légèrement laiteuse.
Les éléphants sont chacun montés par un cornac assis sur leur échine.
Superbe monture en bronze très finement ciselé et doré d’époque Louis XV constituée d’une terrasse à enroulement Rocaille sur quatre pieds à volutes avec rinceaux de fleurs et d’un arbre à trois bras de lumière en bronze patiné brun, à feuillage d’acanthe et de chêne, les bobèches en forme de feuilles et les binets de bougie en bronze très finement ciselé et doré.

(c) Nicolas Bordet, Proantic
Naturellement riche en argile kaolinique, le comté de Dehua, au sud-est de la province de Fujian, est réputé pour son élégante porcelaine blanche ivoire depuis le début de la dynastie Ming (1368-1644). La teinte blanche brillante est due à la faible teneur en oxyde de fer de l’argile kaolin, l’ingrédient essentiel pour la fabrication d’une porcelaine solide et durable. Également connue sous le nom de Blanc de Chine, la porcelaine de Dehua a commencé à être exportée en Europe au XVIIème siècle, où son style minimaliste et non décoré fut largement copié. De grandes quantités sont arrivées en Europe sous forme de porcelaine d’exportation chinoise au début du dix-huitième siècle et sont copiées notamment à Meissen. Il fut aussi exporté au Japon en grande quantité.

(c) Nicolas Bordet, Proantic
Situé dans l’actuelle province côtière du Fujian, ce célèbre centre de production s’est développé au fil des siècles, s’appuyant sur des savoir-faire élaborés dès le néolithique parmi les communautés locales de potiers. Réunies au sein de villages claniques et de familles, elles ont su tirer parti de l’excellence des matériaux disponibles – en particulier l’argile blanche de la région – et se transmettre leurs secrets de fabrication.