Camée sur Cassis Rufa

Camée qui date du premier tiers du XIXème siècle, donc vers 1810-1820 – Époque empire, de forme ronde pour un diamètre de 7cm.

Depuis l’antiquité à l’époque des Perses et des Gréco-Romains, l’art de la glyptique a produit des pierres gravées soit en relief (camées) soit en creux (intailles) qui sont de véritables chefs-d’œuvre.
Si le moyen-âge semble se désintéresser de cet art, la Renaissance, à l’instigation des Italiens et par le truchement de François Ier, le remet au premier plan. Le roi installe des tailleries de pierres précieuses où l’on exécute de nombreux camées à son effigie.

Camée sur Cassis Rufa – « LES HEURES » – XIXème siècle (c) PY Antics, Proantic

Cette mode persiste au XVIIIe siècle, mais c’est au XIXème, sous Napoléon I er, ou elle atteindra son apogée. Grand amateur de camées et d’intailles, il crée une école pour sourds-muets où l’on enseignait l’art de l’orfèvrerie et de la taille des gemmes. La couronne de son sacre fut sertie de camées.
Le retour du classicisme permet à cette glyptique de revenir au goût du jour.

Camée sur Cassis Rufa – « LES HEURES » – XIXème siècle (c) PY Antics, Proantic

Notre camée est sculpté dans un coquillage nommé «le Cassis Rufa» à base de rouge aux couches roses.

Au centre figure une horloge en chiffres romains, autour de cette horloge dont les aiguilles sont sur le XII, nous avons les heures (Hores) représentées par des divinités de la mythologie grecque et romaine filles de Zeus et de Thémis, elles habitaient l’Olympe.

Ces jeunes vierges remplissaient les fonctions de ministres du Soleil, ouvraient les portes du ciel et étaient chargées d’atteler les chevaux au char du Soleil.
Pour fermer les portes, elles condensaient devant elles les nuages ; pour les ouvrir, elles les dissipaient.

Il est rare, que les Heures apparaissent seules dans les représentations littéraires ou artistiques.

L’on peut constater, sur notre camée, qu’elles sont volontiers réunies à quelqu’une des divinités supérieures dont l’essence et les attributions ont de l’analogie avec les leurs.

Ils règlent ensemble la destinée humaine, garantissent aux mortels le cours régulier de leur existence, soutiennent leurs espérances fortifiantes, les protègent et veillent sur eux.