Boite Coffret Scrimshaw, fin XVIIIe

Le couvercle du coffret est gravé à la manière des scrimshaw d’une scène de bataille navale issue de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Elle représente un bateau avec un pavillon américain affrontant un bateau en flamme, vaincu, portant le drapeau du Royaume Uni.

Cette scène victorieuse permet d’attribuer à ce coffret une origine américaine contemporaine de la guerre d’indépendance au XVIIIe siècle, ou, au plus tard du début du XIXe siècle. La scène est finement détaillée avec force de détails et retranscrit l’ambiance guerrière de ces batailles navales.

Boite, coffret Scrimshaw en ivoire, Fin XVIIIe. (c) Anxtique, Proantic.

Technique Scrimshaw

Le terme anglophone scrimshaw désigne l’artisanat issu de gravures réalisées par les chasseurs de baleines sur les produits tirés de différents mammifères marins. Elles sont effectuées principalement sur les os et les dents des cachalots ou les fanons des mysticètes, ainsi que sur les défenses des morses ou des narvals.

Sur les navires, les scrimshaw étaient gravés avec un couteau de poche, une alêne ou des aiguilles à voile solidement attachées dans la paume de la main, protégée par un cuir .

Boite, coffret Scrimshaw en ivoire, Fin XVIIIe. (c) Anxtique, Proantic.
Boite, coffret Scrimshaw en ivoire, Fin XVIIIe. (c) Anxtique, Proantic.

Tout au long du travail, le marin frottait un pigment ou de l’encre qui pénétraient dans les sillons et révélaient le dessin. Il utilisait généralement les ressources du bord ;  le noir était obtenu avec de la suie, de la poudre à canon broyée avec un peu d’huile, de l’encre de seiche ou de calamar. Pour la polychromie, les teintures naturelles, la peinture à l’eau et, plus rarement, l’encre de Chine étaient utilisées. Certaines polychromies plus raffinées étaient réalisées à terre.