Bijoux du quotidien – Un trésor picard redécouvert

À la fin du XIXe siècle, dans les environs d’Amiens, le peintre et collectionneur Albert Maignan acquiert un exceptionnel trésor archéologique : trente-huit bijoux de la Renaissance qui viennent tout juste d’être découverts. Principalement des accessoires de semi-luxe, accessibles à la bourgeoisie urbaine. Plusieurs bijoux de dévotion, chapelets ou petits reliquaires, mais aussi des bijoux de senteur, des chaînes d’or et d’argent, des enseignes à chapeau, des boutons et des boucles de ceinture…

Le propriétaire de ce trésor nous demeure inconnu. S’agissait-il d’une famille bourgeoise d’Amiens ? D’un orfèvre picard ? Les troubles qui frappent alors la région au milieu du XVIe siècle (guerres entre la France, l’Empire et l’Angleterre, guerres de Religions) expliquent en tout cas pourquoi on a pu vouloir mettre à l’abri des objets de prix.

Une restauration fondamentale menée sur ces « bijoux d’argent et d’or » a permis récemment de les dégager de leur gangue archéologique, de stopper la corrosion des métaux et de leur redonner un aspect très proche de celui du XVIe siècle.
Cette publication retrace l’histoire de ce trésor et met à l’honneur des objets inédits et uniques dans les collections publiques françaises – témoignage rarissime et précieux d’une production en grande partie disparue, qu’un simple hasard a permis de remettre au jour…

Exposition « Les Puys d’Amiens, chefs-d’œuvre de la cathédrale Notre-Dame » au musée d’Amiens.

Éditions: Rmn-Grand Palais
Collection «Les Cahiers de la Renaissance»