Epreuve en bronze à patine brune , figurant un chien assis , dans une posture attentive , observant une tortue délicatement posée devant ses pattes , capturant ainsi un moment de curiosité fragile et contemplative , par le sculpteur animalier Henri Alfred Jacquemart (1824-1894).
La sculpture capture un moment d’interaction entre les deux animaux , révélant ainsi la dynamique naturelle entre les espèces .
Le choix d’un chien , traditionnellement associé à la loyauté , face à une tortue , symbole de sagesse et de longévité , évoque un dialogue sur la curiosité et le temps.

(c) Galerie Caroline Miguet-Giafferri, Proantic
Alfred Jacquemart se distingue par sa capacité à insuffler une vie et une émotion palpables à ses sculptures .
Les détails minutieux des expressions , du pelage et de la carapace de la tortue , renforcent cette impression de réalisme , tout en mettant en valeur la virtuosité de l’artiste .
À travers cette oeuvre , le sculpteur réussit à transmettre une intimité entre ses sujets , faisant du « Chien à la tortue » , une œuvre à la fois touchante et contemplative , qui continue d’inspirer admiration et réflexion .
Sculpture portant la signature du sculpteur « A.JACQUEMART » en creux , sur la terrasse naturaliste .
Bronze ancien , période seconde partie du XIX ème siècle .

(c) Galerie Caroline Miguet-Giafferri, Proantic
Henri Alfred Jacquemart (1824-1894)
Entré à l’École des beaux-arts de Paris, il a Paul Delaroche pour professeur. Remarqué pour ses travaux animaliers, il obtient de l’État la commande de deux griffons pour la place Saint-Michel à Paris. Il fait partie des sculpteurs, qui avec d’autres comme Pierre Louis Rouillard, Pierre Jules Mène ou Antoine-Louis Barye ont, dans la deuxième moitié du XIXème siècle, profité de l’engouement nouveau de la bourgeoisie pour les sculptures d’ameublement, particulièrement les sculptures d’animaux, et du développement spectaculaire de ce marché soutenu par les nombreuses fonderie d’art qui ont connu leur apogée en France à cette époque. Plusieurs de ses animaux ont été réalisés dans les fonderies de Ferdinand Barbedienne.

(c) Galerie Caroline Miguet-Giafferri, Proantic