Cléopâtre - Guido Cagnacci (1601 - 1681)
Artiste : Guido Cagnacci (1601 - 1681)
Le tableau représente Cléopâtre à l’instant qui précède sa mort, prise à moitié figure tout en portant la pincée au sein. Le visage incliné en arrière, le regard levé et les lèvres ouvertes restituent cette combinaison de sensualité, d’abandon et de tension émotionnelle qui constitue l’un des traits les plus caractéristiques de la peinture de Guido Cagnacci.
Nicholas Turner, dans son avis de 2012, confirme sans hésitation l’autographe de l’œuvre, en soulignant la qualité de la matière picturale, la douceur du pinceau et la luminosité particulière du teint. Le chercheur souligne surtout la modulation raffinée des passages clair-obscur sur le visage et le cou, ainsi que les délicates touches de lumière dans les yeux, sur le bout du nez, sur la boucle d’oreille et sur les doigts.
Turner met également en relation la tête de la présente Cléopâtre avec celle de Sainte-Agathe, connue dans deux versions autographes, l’une déjà dans une collection privée bolognaise et l’autre à la Banca Popolare dell’Emilia-Romagna de Modène, toutes deux généralement datées vers 1640. La correspondance étroite entre les deux modèles suggère la réutilisation, par Cagnacci, d’une même invention physionomique, selon une pratique fréquente dans sa production de figures féminines.
Le tableau est également associé par Turner à deux autres versions de Cléopâtre, l’une conservée au musée de la ville de Rimini et l’autre déjà sur le marché antiquaire génois. Par rapport à celles-ci, la présente composition se distingue par le développement plus large de la figure et par l’intensité lumineuse particulière du teint.
Andrea Emiliani, dans la fiche de 2014, ramène également l’œuvre à la phase de pleine maturité de l’artiste, vers le milieu des années 1930, quand Cagnacci atténue progressivement les contrastes naturalistes les plus marqués de la phase juvénile pour se rapprocher d’une peinture plus douce et classiciste, fortement marquée par l’exemple de Guido Reni.
La tête penchée, les yeux tournés vers le ciel et l’expression suspendue entre la douleur et l’extase proviennent en effet du répertoire rhénien, réinterprété cependant par Cagnacci à travers une participation plus intense sensuelle et psychologique. La lumière, aplatie sur la poitrine et plus théâtrale sur le visage, contribue à conférer à la figure une présence vivante et physique, transformant l’héroïne antique en une image d’intense humanité.
La toile appartient donc à l’un des noyaux les plus représentatifs de la production de Cagnacci, celui des héroïnes féminines prises au moment culminant de leur histoire, thème que l’artiste aurait développé ultérieurement dans les célèbres compositions de maturité. Entro cornice.
L’œuvre est accompagnée d’une fiche critique de Nicholas Turner, datée du 16 août 2012, et d’une fiche critique d’Andrea Emiliani, datée Bologne, 15 octobre 2014. L’attribution a également été confirmée par avis oral de Nicosetta Roio et Emilio Negro.
Nicholas Turner, dans son avis de 2012, confirme sans hésitation l’autographe de l’œuvre, en soulignant la qualité de la matière picturale, la douceur du pinceau et la luminosité particulière du teint. Le chercheur souligne surtout la modulation raffinée des passages clair-obscur sur le visage et le cou, ainsi que les délicates touches de lumière dans les yeux, sur le bout du nez, sur la boucle d’oreille et sur les doigts.
Turner met également en relation la tête de la présente Cléopâtre avec celle de Sainte-Agathe, connue dans deux versions autographes, l’une déjà dans une collection privée bolognaise et l’autre à la Banca Popolare dell’Emilia-Romagna de Modène, toutes deux généralement datées vers 1640. La correspondance étroite entre les deux modèles suggère la réutilisation, par Cagnacci, d’une même invention physionomique, selon une pratique fréquente dans sa production de figures féminines.
Le tableau est également associé par Turner à deux autres versions de Cléopâtre, l’une conservée au musée de la ville de Rimini et l’autre déjà sur le marché antiquaire génois. Par rapport à celles-ci, la présente composition se distingue par le développement plus large de la figure et par l’intensité lumineuse particulière du teint.
Andrea Emiliani, dans la fiche de 2014, ramène également l’œuvre à la phase de pleine maturité de l’artiste, vers le milieu des années 1930, quand Cagnacci atténue progressivement les contrastes naturalistes les plus marqués de la phase juvénile pour se rapprocher d’une peinture plus douce et classiciste, fortement marquée par l’exemple de Guido Reni.
La tête penchée, les yeux tournés vers le ciel et l’expression suspendue entre la douleur et l’extase proviennent en effet du répertoire rhénien, réinterprété cependant par Cagnacci à travers une participation plus intense sensuelle et psychologique. La lumière, aplatie sur la poitrine et plus théâtrale sur le visage, contribue à conférer à la figure une présence vivante et physique, transformant l’héroïne antique en une image d’intense humanité.
La toile appartient donc à l’un des noyaux les plus représentatifs de la production de Cagnacci, celui des héroïnes féminines prises au moment culminant de leur histoire, thème que l’artiste aurait développé ultérieurement dans les célèbres compositions de maturité. Entro cornice.
L’œuvre est accompagnée d’une fiche critique de Nicholas Turner, datée du 16 août 2012, et d’une fiche critique d’Andrea Emiliani, datée Bologne, 15 octobre 2014. L’attribution a également été confirmée par avis oral de Nicosetta Roio et Emilio Negro.
40 000 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 49
Hauteur : 65,5
Référence (ID) : 1850646
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche
Vedi questo oggetto sul sito italiano



















