Le Maître d'Armes - Jean CHOREL 1875 - 1946 Escrime
Artiste : Jean Chorel 1875-1946
Époque1907, sculpture présentée au Salon des Artistesfrançais sous le numéro 2680
Dimensions :
Hauteur : env. 47,5 cm
Longueur : env. 21 cm
Largeur : env. 15,5 cm
Signature à l’avant de la terrasse
Epée amovible
Ce Maître d'Armes est l'une des statuettes que sculpta Jean CHOREL, sans doute en hommage à Maître Charbonnier, à qui il emprunta la moustache ! En 1853 est fondée la Société d'Escrime de Lyon. Maître CHARBONNIER y enseigna de sa création jusqu'à sa mort prématurée (à l'âge de 56 ans), en 1881, l'art du fleuret et de l'épée. Personnage estimé et emblématique de l'escrime lyonnaise, sa renommée était encore bien vivante au début du 20e siècle. Par cette élégante sculpture Jean CHOREL voulut-il lui rendre un hommage détourné ? Car en 1907, date à laquelle fut créée cette statuette, l'escrime connaît une recrudescence d'intérêt au sein de la bourgeoisie et des cercles militaires, notamment lyonnais.
Quoiqu'il en soit, il a su donner à son sujet une posture à la fois désinvolte et élégante. Bien droit, campé sur ses deux jambes, notre maître d'armes, le port altier, la tête légèrement tournée vers sa droite, affiche un léger sourire sous sa moustache. Le regard concentré sur la leçon à venir, il ajuste tranquillement son gant, d'un geste sobre et précis, l'épée négligemment coincée par la coquille sous son bras gauche, ce qui, au passage, dénote d'un tireur droitier !
La patine médaillée du bronze, rehaussée de reflets chauds, donne vie aux plus des étoffes et à la fermeté du socle sur lequel il s'ancre avec force et noblesse.
Jean CHOREL à 17 ans, il entre à l’École des Beaux-Arts de Lyon, admis dans l’atelier de modelage de Charles DUFRAINE (1827-1900), puis dans celui du sculpteur et médailleur Pierre DEVAUX (1865-1938).
Son cursus s’interrompt quelques mois lorsque le 12 novembre 1896, il intègre le 157ème Régiment d’Infanterie pour y effectuer son service militaire. Il en est libéré le 18 septembre de l’année suivante. Il retrouve alors les ateliers de ses maîtres. Deux ans plus tard, en 1898, il a 23 ans, il décroche le Premier Prix de Sculpture de l'école qui lui ouvre les portes de l’École des Beaux-Arts de la capitale.
Il intègre l’atelier de Louis Ernest BARRIAS (1841-1905), puis celui de Jules COUTAN (1848-1939). Si la sculpture reste son art dominant, Jean CHOREL s'adonne également à la peinture. Dès 1903, ses sculptures sont remarquées autant dans les Salons lyonnais qu’aux Salons des Artistes français, où il récolte de nombreuses distinctions.
Lyonnais dans l'âme, Jean CHOREL ne reste pas à Paris. Dès la fin de sa formation, il s'établit à Villeurbanne. Le 21 janvier 1905, il épouse Jeanne MIGEAT. L'année 1910, le ramène à Lyon, mais finalement, la famille s'installe durablement à Villeurbanne.
Travailleur infatigable, ses sculptures se répandent dans le paysage lyonnais grâce à de nombreuses commandes publiques. Ainsi sa Jeanne d’Arc équestre est-elle inaugurée place Puvis-de-Chavannes en novembre 1928, mémorielle de la Première Guerre mondiale. Sa Pieta (1926), ô combien émouvante, se laisse admirer dans la chapelle des Âmes du Purgatoire de la basilique Notre-Dame de Fourvière. Avec énergie, il réalise avec coeur et émotions, dans les années 1920, de nombreux Monuments aux Morts, témoins d'une mémoire collective douloureuse. Il sculpte également quelques statuettes, aux détails précis et aux attitudes élégantes.
Pour aller plus loin : https://www.lestresorsdegamaliel.com/nouveautes/559-le-maitre-d-armes-jean-chorel.html© Copyright textes et photos : Les Trésors de Gamaliel
Dimensions :
Hauteur : env. 47,5 cm
Longueur : env. 21 cm
Largeur : env. 15,5 cm
Signature à l’avant de la terrasse
Epée amovible
Ce Maître d'Armes est l'une des statuettes que sculpta Jean CHOREL, sans doute en hommage à Maître Charbonnier, à qui il emprunta la moustache ! En 1853 est fondée la Société d'Escrime de Lyon. Maître CHARBONNIER y enseigna de sa création jusqu'à sa mort prématurée (à l'âge de 56 ans), en 1881, l'art du fleuret et de l'épée. Personnage estimé et emblématique de l'escrime lyonnaise, sa renommée était encore bien vivante au début du 20e siècle. Par cette élégante sculpture Jean CHOREL voulut-il lui rendre un hommage détourné ? Car en 1907, date à laquelle fut créée cette statuette, l'escrime connaît une recrudescence d'intérêt au sein de la bourgeoisie et des cercles militaires, notamment lyonnais.
Quoiqu'il en soit, il a su donner à son sujet une posture à la fois désinvolte et élégante. Bien droit, campé sur ses deux jambes, notre maître d'armes, le port altier, la tête légèrement tournée vers sa droite, affiche un léger sourire sous sa moustache. Le regard concentré sur la leçon à venir, il ajuste tranquillement son gant, d'un geste sobre et précis, l'épée négligemment coincée par la coquille sous son bras gauche, ce qui, au passage, dénote d'un tireur droitier !
La patine médaillée du bronze, rehaussée de reflets chauds, donne vie aux plus des étoffes et à la fermeté du socle sur lequel il s'ancre avec force et noblesse.
Jean CHOREL à 17 ans, il entre à l’École des Beaux-Arts de Lyon, admis dans l’atelier de modelage de Charles DUFRAINE (1827-1900), puis dans celui du sculpteur et médailleur Pierre DEVAUX (1865-1938).
Son cursus s’interrompt quelques mois lorsque le 12 novembre 1896, il intègre le 157ème Régiment d’Infanterie pour y effectuer son service militaire. Il en est libéré le 18 septembre de l’année suivante. Il retrouve alors les ateliers de ses maîtres. Deux ans plus tard, en 1898, il a 23 ans, il décroche le Premier Prix de Sculpture de l'école qui lui ouvre les portes de l’École des Beaux-Arts de la capitale.
Il intègre l’atelier de Louis Ernest BARRIAS (1841-1905), puis celui de Jules COUTAN (1848-1939). Si la sculpture reste son art dominant, Jean CHOREL s'adonne également à la peinture. Dès 1903, ses sculptures sont remarquées autant dans les Salons lyonnais qu’aux Salons des Artistes français, où il récolte de nombreuses distinctions.
Lyonnais dans l'âme, Jean CHOREL ne reste pas à Paris. Dès la fin de sa formation, il s'établit à Villeurbanne. Le 21 janvier 1905, il épouse Jeanne MIGEAT. L'année 1910, le ramène à Lyon, mais finalement, la famille s'installe durablement à Villeurbanne.
Travailleur infatigable, ses sculptures se répandent dans le paysage lyonnais grâce à de nombreuses commandes publiques. Ainsi sa Jeanne d’Arc équestre est-elle inaugurée place Puvis-de-Chavannes en novembre 1928, mémorielle de la Première Guerre mondiale. Sa Pieta (1926), ô combien émouvante, se laisse admirer dans la chapelle des Âmes du Purgatoire de la basilique Notre-Dame de Fourvière. Avec énergie, il réalise avec coeur et émotions, dans les années 1920, de nombreux Monuments aux Morts, témoins d'une mémoire collective douloureuse. Il sculpte également quelques statuettes, aux détails précis et aux attitudes élégantes.
Pour aller plus loin : https://www.lestresorsdegamaliel.com/nouveautes/559-le-maitre-d-armes-jean-chorel.html© Copyright textes et photos : Les Trésors de Gamaliel
1 650 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Bronze
Longueur : 21
Largeur : 15.5
Hauteur : 47.5
Référence (ID) : 1830327
Disponibilité : En stock
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