Alfred Lesbros (1873-1940) Paysage aux peupliers
Artiste : Alfred Lesbros (1873-1940)
D’une modernité surprenante pour l’époque (circa 1910), une économie de moyens et quelque chose de surprenant dans cette œuvre dont la composition repose sur une structure simple et efficace : quatre bandes horizontales formées par un champ jaune, un champ vert, une bande de réserve du carton (sans peinture) suggérant une ferme et ses dépendances, et le ciel.
Ces lignes horizontales sont traversées verticalement par les peupliers décentrés sur la gauche qui jouent un rôle de pivot dans cette composition, ce qui crée une asymétrie dynamique vers la gauche de l’œuvre.
L’œuvre est réalisée à l’huile sur carton, elle est proposée dans un cadre moderne noir de type caisse américaine qui mesure 58,5 cm par 81 cm et 54 cm par 76 cm pour le panneau de carton.
En bon état, elle est signée en bas à droite. Au dos, une étiquette ancienne d’exposition à la Société Vauclusienne des Amis des Arts à Avignon en1911, ainsi que le titre : « Paysage aux peupliers ».
Le ciel, traité dans une matière généreuse en larges plans de mauve-gris, de bleu turquoise et de blanc crème pour les nuages contraste avec l’absence de peinture des réserves du support de carton.
La grande masse nuageuse blanche à droite, peinte en touches tournantes et épaisses, apporte du mouvement et fait quasiment concurrence aux arbres et en devient presque le motif principal.
La facture est large et synthétique. Cette oeuvre semble appartenir à une période où il a dépassé le divisionnisme de ses débuts pour aller vers quelque chose de plus synthétique et expressif.
Fils de Propriétaires terriens, il effectue ses études au lycée d’Avignon. Bien que touché par le charme de la nature qui l’entoure, il ne participera jamais à la vie campagnarde.
Ayant compris que la Peinture serait le seul but de sa vie, il devance l’appel en choisissant Montpellier, (dont on lui a venté l’école des Beaux-Arts) comme garnison, pensant ainsi éviter de contrarier ses parents qui ne partagent pas son enthousiasme pour les arts.
il suit bien entendu les cours de l’école des Beaux-Arts de Montpellier puis est affecté à Mende où Il est inscrit à l’école de dessin et donne des cours à la fille de son Colonel.
En 1896 Il épouse celle qu’il aimait depuis l’âge de 15 ans et vient se fixer à Avignon où ses parents lui ont acheté un commerce de verrerie.
Il s’installe au numéro 41 de la rue des Fourbisseurs en se réservant un vaste atelier sous les toits au 4ème étage.
Il s’inscrità l’école des Beaux-Arts d’Avignon, mais, partagé entre ses aspirations et ses obligations commerciales, il ne peut fréquenter que les cours du dimanche.
Assez alerte, Pierre Grivolas entraîne encore ses élèves sur les motifs de plein air à Villeneuve, Les Angles et Lesbros y rencontre Meyssonnier, Flour, Colombier, Belladen, Bergier et le tout jeune Hurard.
Il travaille avec intelligence et avec goût pour faire prospérer son affaire, tout enparticipant aux expositions d’Avignon, puis au Salon des Indépendants à partirde 1908.
Bien qu’assez décrié à ses débuts par la presse avignonnaise Lesbros poursuit ses études picturales et travaille avec acharnement.
Comme tous les artistes avignonnais, il fréquente quasi quotidiennement la Riche Taverne où, en chercheur d’avant-garde, il est un peu le chef de File.
Peu après avant la première guerre mondiale, Braque et Picasso, fixés en Avignon, rencontrent les Peintres de la région et leur font part de leurs idées et de leurs recherches.
C’est à partir de cette époque que Lesbros prenant conscience de son art, commence ces pochoirs, tout en continuant à peindre sur nature, il s’oriente vers la décoration.
Il débute par des fleurs, puis réalise des paysages, tout en jouant sur les couleurs afin de produire des œuvres adaptées aux mobiliers modernes à des prix accessibles au plus grand nombre grace aux multiples.
Après les pochoirs, il sacrifie momentanément la couleur et amorce une période expressionniste (début des années 30), admire Matisse puis se dirige vers le Fauvisme et des périodes colorées ou alternent cernés blancs et cernés noirs.
Après une formation de base classique, Lesbros livré à lui-même, édifie ses propres théories et réalise sa propre expérience à partir de la lecture d’ouvrages artistiques, de visites dans les musées, et de relations suivies avec les différents groupes de Peintres du Sud-Est.
Voulant échapper à l’académisme, il est en 1912 avec Clément Brun un des fondateurs du Groupe des Treize ; un peu plus tard, il appartiendra au Nouveau Groupe des Artistes Régionaux (dit des Seize, après la disparition des plus anciens des Treize).
Dans les années 30, avec Chabaud et Chartier, il fondera le groupe des Peintres Indépendants d’Avignon qui fait une large place aux jeunes talents.
À partir de 1924, il s’installe rue Barbacane et se faisant seconder dans son commerce de verrerie, passe une grande partie de son temps sur « le motif ».
Après un premier séjour au Martigues, en 1913, il est attiré par les couleurs violentes du petit village deRoussillon. Il retournera assez souvent au Martigues ou l’entraînent ses amis Hurard et Messonnier mais il affectionne surtout les Angles et son « Bois Sacré ».
Dans les pas de Grivolas il séjournera au Mont Ventoux ( Malaucène), puis s’initiera à la hardiesse des Alpilles à Eygalières, et plus tardavec Chabaud et Gontier, Il découvrira la Montagnette.
L’Age venu, il se contentera des vieilles rues et des places d’Avignon mais aussi du jardin de son logis.
Lesbros a exposé à Paris au Salon des Indépendants assez régulièrement de 1908 à 1920, auSalon d’Automne de 1922 à 1924, à Lyon au salon du Sud-Est de 1922 à 1933.
Il a boudé la capitale, à partir de 1929 et n’a plus exposé que dans le Sud-Est.
Il a participé, pratiquement à toutes les expositions de la Société Vauclusienne des Amis des Arts, du groupe des Treize, du Groupe des Indépendants, du Nouveau Groupe des Artistes Régionaux.
Il s’est également manifesté à Genève, Marseille, Saint-Étienne, Arles et Nîmes.
Les toiles de Lesbros sont dans les musées de Montpellier, Marseille, Arles, Aix, et au musée Calvet d’Avignon.
Ces lignes horizontales sont traversées verticalement par les peupliers décentrés sur la gauche qui jouent un rôle de pivot dans cette composition, ce qui crée une asymétrie dynamique vers la gauche de l’œuvre.
L’œuvre est réalisée à l’huile sur carton, elle est proposée dans un cadre moderne noir de type caisse américaine qui mesure 58,5 cm par 81 cm et 54 cm par 76 cm pour le panneau de carton.
En bon état, elle est signée en bas à droite. Au dos, une étiquette ancienne d’exposition à la Société Vauclusienne des Amis des Arts à Avignon en1911, ainsi que le titre : « Paysage aux peupliers ».
Le ciel, traité dans une matière généreuse en larges plans de mauve-gris, de bleu turquoise et de blanc crème pour les nuages contraste avec l’absence de peinture des réserves du support de carton.
La grande masse nuageuse blanche à droite, peinte en touches tournantes et épaisses, apporte du mouvement et fait quasiment concurrence aux arbres et en devient presque le motif principal.
La facture est large et synthétique. Cette oeuvre semble appartenir à une période où il a dépassé le divisionnisme de ses débuts pour aller vers quelque chose de plus synthétique et expressif.
Fils de Propriétaires terriens, il effectue ses études au lycée d’Avignon. Bien que touché par le charme de la nature qui l’entoure, il ne participera jamais à la vie campagnarde.
Ayant compris que la Peinture serait le seul but de sa vie, il devance l’appel en choisissant Montpellier, (dont on lui a venté l’école des Beaux-Arts) comme garnison, pensant ainsi éviter de contrarier ses parents qui ne partagent pas son enthousiasme pour les arts.
il suit bien entendu les cours de l’école des Beaux-Arts de Montpellier puis est affecté à Mende où Il est inscrit à l’école de dessin et donne des cours à la fille de son Colonel.
En 1896 Il épouse celle qu’il aimait depuis l’âge de 15 ans et vient se fixer à Avignon où ses parents lui ont acheté un commerce de verrerie.
Il s’installe au numéro 41 de la rue des Fourbisseurs en se réservant un vaste atelier sous les toits au 4ème étage.
Il s’inscrità l’école des Beaux-Arts d’Avignon, mais, partagé entre ses aspirations et ses obligations commerciales, il ne peut fréquenter que les cours du dimanche.
Assez alerte, Pierre Grivolas entraîne encore ses élèves sur les motifs de plein air à Villeneuve, Les Angles et Lesbros y rencontre Meyssonnier, Flour, Colombier, Belladen, Bergier et le tout jeune Hurard.
Il travaille avec intelligence et avec goût pour faire prospérer son affaire, tout enparticipant aux expositions d’Avignon, puis au Salon des Indépendants à partirde 1908.
Bien qu’assez décrié à ses débuts par la presse avignonnaise Lesbros poursuit ses études picturales et travaille avec acharnement.
Comme tous les artistes avignonnais, il fréquente quasi quotidiennement la Riche Taverne où, en chercheur d’avant-garde, il est un peu le chef de File.
Peu après avant la première guerre mondiale, Braque et Picasso, fixés en Avignon, rencontrent les Peintres de la région et leur font part de leurs idées et de leurs recherches.
C’est à partir de cette époque que Lesbros prenant conscience de son art, commence ces pochoirs, tout en continuant à peindre sur nature, il s’oriente vers la décoration.
Il débute par des fleurs, puis réalise des paysages, tout en jouant sur les couleurs afin de produire des œuvres adaptées aux mobiliers modernes à des prix accessibles au plus grand nombre grace aux multiples.
Après les pochoirs, il sacrifie momentanément la couleur et amorce une période expressionniste (début des années 30), admire Matisse puis se dirige vers le Fauvisme et des périodes colorées ou alternent cernés blancs et cernés noirs.
Après une formation de base classique, Lesbros livré à lui-même, édifie ses propres théories et réalise sa propre expérience à partir de la lecture d’ouvrages artistiques, de visites dans les musées, et de relations suivies avec les différents groupes de Peintres du Sud-Est.
Voulant échapper à l’académisme, il est en 1912 avec Clément Brun un des fondateurs du Groupe des Treize ; un peu plus tard, il appartiendra au Nouveau Groupe des Artistes Régionaux (dit des Seize, après la disparition des plus anciens des Treize).
Dans les années 30, avec Chabaud et Chartier, il fondera le groupe des Peintres Indépendants d’Avignon qui fait une large place aux jeunes talents.
À partir de 1924, il s’installe rue Barbacane et se faisant seconder dans son commerce de verrerie, passe une grande partie de son temps sur « le motif ».
Après un premier séjour au Martigues, en 1913, il est attiré par les couleurs violentes du petit village deRoussillon. Il retournera assez souvent au Martigues ou l’entraînent ses amis Hurard et Messonnier mais il affectionne surtout les Angles et son « Bois Sacré ».
Dans les pas de Grivolas il séjournera au Mont Ventoux ( Malaucène), puis s’initiera à la hardiesse des Alpilles à Eygalières, et plus tardavec Chabaud et Gontier, Il découvrira la Montagnette.
L’Age venu, il se contentera des vieilles rues et des places d’Avignon mais aussi du jardin de son logis.
Lesbros a exposé à Paris au Salon des Indépendants assez régulièrement de 1908 à 1920, auSalon d’Automne de 1922 à 1924, à Lyon au salon du Sud-Est de 1922 à 1933.
Il a boudé la capitale, à partir de 1929 et n’a plus exposé que dans le Sud-Est.
Il a participé, pratiquement à toutes les expositions de la Société Vauclusienne des Amis des Arts, du groupe des Treize, du Groupe des Indépendants, du Nouveau Groupe des Artistes Régionaux.
Il s’est également manifesté à Genève, Marseille, Saint-Étienne, Arles et Nîmes.
Les toiles de Lesbros sont dans les musées de Montpellier, Marseille, Arles, Aix, et au musée Calvet d’Avignon.
2 300 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur carton
Longueur : 76 cm
Hauteur : 54 cm
Référence (ID) : 1827858
Disponibilité : En stock
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