Paris 1809-1819, 12 gobelets à liqueurs, argent massif 950\\% et vermeil, Jacques-Louis Berger
PARIS, 1809-1819 – LOUIS-JACQUES BERGER – SUITE DE DOUZE GOBELETS À LIQUEUR EN ARGENT MASSIF, INTÉRIEUR VERMEIL. Chaque gobelet mesure 3,9 cm de hauteur pour 3,9 cm de diamètre. Poids total : 450 g. Argent de premier titre, 950/1000. Poinçon de l’orfèvre Louis-Jacques Berger, spécialiste parisien de la « timbalerie ».
Rare suite homogène de douze gobelets à liqueur en argent massif réalisée à Paris entre 1809 et 1819 par Louis-Jacques Berger.
D’une remarquable sobriété néoclassique, chaque gobelet présente un corps légèrement évasé, entièrement facetté en seize pans droits et plats. L’absence de décor gravé ou de monogramme met en valeur cette construction géométrique et le jeu de lumière créé par les différentes facettes sur l’argent poli.
L’intérieur des douze gobelets est vermeillé et conserve sa dorure ancienne, aujourd’hui naturellement patinée.
Malgré leurs dimensions réduites – 3,9 cm de hauteur pour autant de diamètre –, les douze gobelets atteignent ensemble le poids substantiel de 450 grammes. L’argent est relativement épais et leur construction particulièrement solide.
Chaque pièce est individuellement poinçonnée. Sous le fond figurent le poinçon de maître de Louis-Jacques Berger, aux initiales L.J.B. accompagnées d’un vase, ainsi que le coq de premier titre, correspondant à l’argent à 950/1000. Le bord porte le poinçon de moyenne garantie de Paris. On relève également le poinçon de l’Association des orfèvres de Paris, à la tête de femme accompagnée de « P ». L’ensemble de ces poinçons permet de situer leur fabrication à Paris entre 1809 et 1819.
Louis-Jacques Berger était précisément spécialisé dans cette catégorie d’orfèvrerie : les documents professionnels parisiens le mentionnent comme fabricant de « gobelets et tasses (timbalerie) ». Son poinçon aux initiales L.J.B. et au vase fut insculpé le 24 septembre 1807.
Des gobelets pour le service des liqueurs
Ces récipients sont traditionnellement désignés sous le nom de « gobelets à liqueur ». Leur format réduit correspond au service de boissons spiritueuses consommées en petite quantité, généralement à la fin du repas.
Le mot « liqueur » avait alors un sens plus large qu’aujourd’hui. L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert définit les « liqueurs spiritueuses » comme des préparations associant esprit, eau, sucre et substances aromatiques, et précise que les plus communes étaient préparées à partir d’eau-de-vie (Encyclopédie, t. IX, Paris, 1765, art. « Liqueur », pp. 563-566).
Ces boissons comprenaient notamment différentes préparations aromatisées ainsi que les ratafias, dont la consommation à la fin du repas est bien documentée au XVIIIe siècle. Brillat-Savarin, évoquant un dîner vers 1740, rapporte qu’après le dessert on servait rarement le café, mais « assez souvent du ratafia de cerises ou d’œillets » (Physiologie du goût, 1825).
La présence de douze gobelets identiques correspond ainsi à un véritable service à liqueur. La conservation d’une série complète de douze exemplaires par le même orfèvre, tous poinçonnés, de premier titre, à seize pans et conservant leur intérieur vermeil, constitue un ensemble particulièrement intéressant de la timbalerie parisienne du Premier Empire et des premières années de la Restauration.
Orfèvre : Louis-Jacques Berger
Paris, 1809-1819
Argent massif, premier titre : 950/1000
Intérieur vermeil
Corps à seize pans droits
Hauteur : 3,9 cm
Diamètre : 3,9 cm
Poids total : 450 g
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Très bon état
Matière : Argent massif
Diamètre : 3,9 cm
Hauteur : 3,9 cm
Référence (ID) : 1817732
Disponibilité : En stock



































