OBJET VENDU
Grande peinture-tapisserie à scène de danse dans un parc, Vers 1880-1910 .
Importante peinture-tapisserie décorative représentant une scène de danse et de divertissement dans un parc, librement inspirée du répertoire des fêtes galantes du XVIIIe siècle.
Au centre de la composition, quatre personnages vêtus à la mode du XVIIIe siècle évoluent dans une ronde légère. Trois jeunes femmes aux robes amples et colorées accompagnent un jeune homme, les gestes des figures et le mouvement des étoffes donnant à la scène un caractère particulièrement vivant.
Le groupe prend place dans un vaste jardin arboré, ouvert sur un paysage traité dans des tonalités douces et brumeuses. À droite, une architecture de parc est surmontée d’un grand vase de pierre abondamment fleuri, tandis que le premier plan est animé de massifs de roses et d’une végétation soigneusement détaillée.
La composition reprend ainsi le vocabulaire des fêtes galantes et des divertissements aristocratiques popularisé au XVIIIe siècle par Watteau, Lancret, Pater et leurs suiveurs, réinterprété ici dans le goût décoratif de la fin du XIXe siècle.
L’ensemble est entouré d’une large bordure peinte sur le même textile, ornée d’une frise de feuilles lancéolées gris-vert entrelacées d’un ruban rose, terminée aux angles par des ornements feuillagés et encadrée d’un large champ vert céladon.
Une technique particulière : la peinture-tapisserie
Le décor n’est pas tissé mais peint directement sur un textile à gros grain, dont l’armure particulièrement prononcée demeure volontairement visible sous les couleurs. Ce relief du support participe à l’effet recherché : à distance, l’œuvre prend l’apparence d’une tapisserie, tandis que l’examen rapproché révèle le travail pictural.
Cette technique connaît un développement important dans le dernier tiers du XIXe siècle. Dès les années 1860, la maison Binant à Paris commercialise des toiles spécialement adaptées à la peinture décorative et à l’imitation de tapisseries. Le procédé est ensuite décrit par Julien Godon, notamment pour reproduire par la peinture l’aspect des tapisseries de Flandre, des Gobelins, de Beauvais ou d’Aubusson. À l’Exposition universelle de Paris de 1900, cette production constitue une catégorie reconnue sous l’appellation de « tapisseries peintes à la main », réalisées sur des tissus à gros grain. Des productions comparables sont également documentées en Belgique à la même époque.
Aucun marquage ne permet de rattacher notre textile à la maison Binant ou à un atelier déterminé ; ces éléments constituent donc des rapprochements techniques et historiques permettant de replacer l’œuvre dans le contexte de cette production décorative alors en vogue.
Les revers et les anciens replis périphériques sont particulièrement intéressants : ils conservent de nombreuses traces régulières de semences correspondant à un ancien montage tendu et cloué. Associé au format monumental de l’œuvre et à sa bordure conçue comme un encadrement, ce dispositif indique très vraisemblablement une destination comme panneau d’un ensemble décoratif, probablement intégré à des boiseries.
Cette peinture appartient à un ensemble de trois panneaux de même provenance, exécutés suivant la même technique et présentant une bordure identique. Les deux autres compositions sont proposées séparément.
État ancien, avec patine, décolorations, petites taches et usures ponctuelles cohérentes avec l’âge, ainsi que les traces de l’ancien montage. Quelques altérations et fragilités sont visibles en périphérie. Belle harmonie de tonalités pastel aujourd’hui naturellement assourdies.
Dimensions : H. 230 × L. 170 cm.
Au centre de la composition, quatre personnages vêtus à la mode du XVIIIe siècle évoluent dans une ronde légère. Trois jeunes femmes aux robes amples et colorées accompagnent un jeune homme, les gestes des figures et le mouvement des étoffes donnant à la scène un caractère particulièrement vivant.
Le groupe prend place dans un vaste jardin arboré, ouvert sur un paysage traité dans des tonalités douces et brumeuses. À droite, une architecture de parc est surmontée d’un grand vase de pierre abondamment fleuri, tandis que le premier plan est animé de massifs de roses et d’une végétation soigneusement détaillée.
La composition reprend ainsi le vocabulaire des fêtes galantes et des divertissements aristocratiques popularisé au XVIIIe siècle par Watteau, Lancret, Pater et leurs suiveurs, réinterprété ici dans le goût décoratif de la fin du XIXe siècle.
L’ensemble est entouré d’une large bordure peinte sur le même textile, ornée d’une frise de feuilles lancéolées gris-vert entrelacées d’un ruban rose, terminée aux angles par des ornements feuillagés et encadrée d’un large champ vert céladon.
Une technique particulière : la peinture-tapisserie
Le décor n’est pas tissé mais peint directement sur un textile à gros grain, dont l’armure particulièrement prononcée demeure volontairement visible sous les couleurs. Ce relief du support participe à l’effet recherché : à distance, l’œuvre prend l’apparence d’une tapisserie, tandis que l’examen rapproché révèle le travail pictural.
Cette technique connaît un développement important dans le dernier tiers du XIXe siècle. Dès les années 1860, la maison Binant à Paris commercialise des toiles spécialement adaptées à la peinture décorative et à l’imitation de tapisseries. Le procédé est ensuite décrit par Julien Godon, notamment pour reproduire par la peinture l’aspect des tapisseries de Flandre, des Gobelins, de Beauvais ou d’Aubusson. À l’Exposition universelle de Paris de 1900, cette production constitue une catégorie reconnue sous l’appellation de « tapisseries peintes à la main », réalisées sur des tissus à gros grain. Des productions comparables sont également documentées en Belgique à la même époque.
Aucun marquage ne permet de rattacher notre textile à la maison Binant ou à un atelier déterminé ; ces éléments constituent donc des rapprochements techniques et historiques permettant de replacer l’œuvre dans le contexte de cette production décorative alors en vogue.
Les revers et les anciens replis périphériques sont particulièrement intéressants : ils conservent de nombreuses traces régulières de semences correspondant à un ancien montage tendu et cloué. Associé au format monumental de l’œuvre et à sa bordure conçue comme un encadrement, ce dispositif indique très vraisemblablement une destination comme panneau d’un ensemble décoratif, probablement intégré à des boiseries.
Cette peinture appartient à un ensemble de trois panneaux de même provenance, exécutés suivant la même technique et présentant une bordure identique. Les deux autres compositions sont proposées séparément.
État ancien, avec patine, décolorations, petites taches et usures ponctuelles cohérentes avec l’âge, ainsi que les traces de l’ancien montage. Quelques altérations et fragilités sont visibles en périphérie. Belle harmonie de tonalités pastel aujourd’hui naturellement assourdies.
Dimensions : H. 230 × L. 170 cm.
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