René Seyssaud (1867-1952) Dans les ocres de Roussillon
Artiste : René Seyssaud (1867-1952)
Les célèbres carrières et falaises d'ocre du Vaucluse (Roussillon, Rustrel), une région que Seyssaud connaissait intimement puisqu'il avait installé son atelier à Villes-sur-Auzon, au cœur de ce pays de terres colorées sources d’inspirations de nombreux artistes.
L’œuvre est réalisée à l’huile sur carton montée sur châssis, elle est proposée dans un beau cadre Bouche sculpté, à patine claire qui mesure 59 cm par 82 cm et 39 cm par 61,5 cm pour la peinture seule.
En 1906, Seyssaud a une quarantaine d'années et se trouve en pleine maturité picturale.
Il se distingue par un tempérament puissant et une palette audacieuse aux couleurs vives, ce qui le fait considérer comme un précurseur du fauvisme — bien qu'il ait développé cette manière de façon indépendante, en Provence, loin des cénacles parisiens.
À partir des années 1890 il s'est forgé un langage personnel fait de couleurs denses et hardies.
Le rouge sur ce tableau n'est pas une observation naturaliste ni la représentation d’une réalité mais une transposition expressive.
Normalement, les ocres réelles du Vaucluse tirent vers l'orangé, le jaune, parfois le pourpre, mais Seyssaud, avec hardiesse et culot pousse la gamme vers un rouge quasi incandescent, presque sanguin, qui domine et sature toute la moitié inférieure de la composition.
La couleur construit l'espace plutôt qu'elle ne le décrit.
Un ciel crème-ocré en haut, la barre sombre et dense de végétation qui court sur toute la largeur, puis la masse rouge du terrain dans le bas, le sentier plus clair qui serpente en bas à gauche apporte un peu de calme et de respiration nécessaires dans cette masse chromatique dense, et guide l'œil du spectateur vers la profondeur du chemin creux.
Porté par la vigueur du geste plus que par le détail, l’artiste a du exécuter cette œuvre avec rapidité et très certainement sur le motif, à l’huile sur carton, un support adapté qui absorbe et sèche vite.
Les touches de bleu et de violet glissées dans les zones rouges (à droite, dans les buissons) évitent la monotonie du trop de rouge, équilibrent le tableau et créent des reflets et des vibrations.
Comme pour les grands artistes du fauvisme, la couleur est totalement assumée et donne au tableau la force émotionnelle immédiate, et presque brutale — le rouge des ocres devient une expérience physique de la lumière et de la chaleur méridionales plutôt qu'une simple reproduction de la réalité.
Au dos, la signature de Honnorat, l’ami et marchandde l’artiste qui appose un numéro de catalogue (26/475) et qui titre « Dansles Ocres » et date de 1906 cette œuvre hors du commun qui ne laisse personne indifférent.
Précurseur du fauvisme, membre de la Nouvelle école d'Avignon, en 1892, Seyssaud fait un envoi aux Indépendants ainsi qu'au Champs de Mars.
Il exposera dès sa fondation au Salon d'Automne, au Parc deBouteville en 1897, et en 1899, chez Vollard.
Il obtient tout le succès qu'il espérait.
Vollard propose à Seyssaud un contrat, mais celui-ci par fidélité envers son ami et marchand marseillais François Honnorat refuse.
En 1901, chaque année il expose chez Bernheim Jeune.
Celui-ci, comme Vollard lui offre de prendre en main ses intérêts.
Seyssaud préfère encore rejeter cette association, si riche qu'elle puisse être de conséquences.
Après 1911, Seyssaud cesse d'exposer chez Bernheim pour choisir Rosemberg (1914), Druet (1924), (1927), Printz (1929), Georges Petit (1930), Javal et Boudeaix (1933), Printz (1933).
Il a exposé à Marseille en 1905, 1907, 1920, 1921, 1922, 1928, 1947, 1949.
A Avignon, à Aix-en-Provence, à Tunis, etc...
En Amérique en 1947.
Seyssaud participe aux expositions officielles de Berlin (1903), Amsterdam (1912), Barcelone (1917, 1929), New-York (1929), Wiesbaden (1921), Gand (1922), Stockolm (1923), Genève (1923,1942), Turin (1951), Exposition Coloniale deMarseille (1922), Internationale de Paris (1937), Préfecture de Marseille(1949), Biennale de Menton (1951), Musée Cantini (1954), Zurich (1955), Musée Galliera (1956), Oxford, Londres, Edimbourg (1957), Aix-en-Provence, Festival(1957).
Il a eu des achats de l'État pour le Luxembourg (1903, 1904, 1921, 1927, 1929,1930).
Pour les Musées de Marseille (1908, 1919), de Lyon (1924), d'Avignon(1920), Préfecture des Bouches-du-Rhône (1933), Mairie de Saint-Chamas (1909), Musée National d'Art Moderne (1957).
Il est représenté au Petit Palais, au Musée d'Art Moderne, au Musée Léon Dierx (Ille de la Réunion), à Moscou.
Également à Dijon, Nîmes, Aix-en-Provence, Arles, Grenoble, Montpellier, Albi, etc...
Il a eu diverses médailles et récompenses.
Entre autres, la Médaille d'Or de l'Exposition Internationale de1937 à Paris, celle de la ville de Marseille en 1947. Le Grand Prix des provinces françaises en 1951, à la Biennale de Menton.
Seyssaud était officier de la Légion d'Honneur depuis 1947.
Parmi les manifestations posthumes
rétrospectives au Musée Calvet (1953), Musée Cantini (1954), Salon d'Automne, Château d'Arbon en Suisse (1955), Musée Galliera.
Ses toiles figurent parmi les collections de Gustave Geffroy, Frantz Jourdain, Vollard, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Armand Dayot, Lucien Poincaré, Maurice Sarraut, Albert Sarraut, Paulhan, Bernheim, Estaunié, Descaves, Morsolf, Fernand Bouisson, Drouant, André Marie, le marquis de Biron, la princesse de laTour d'Auvergne, de Wagram etc..
L’œuvre est réalisée à l’huile sur carton montée sur châssis, elle est proposée dans un beau cadre Bouche sculpté, à patine claire qui mesure 59 cm par 82 cm et 39 cm par 61,5 cm pour la peinture seule.
En 1906, Seyssaud a une quarantaine d'années et se trouve en pleine maturité picturale.
Il se distingue par un tempérament puissant et une palette audacieuse aux couleurs vives, ce qui le fait considérer comme un précurseur du fauvisme — bien qu'il ait développé cette manière de façon indépendante, en Provence, loin des cénacles parisiens.
À partir des années 1890 il s'est forgé un langage personnel fait de couleurs denses et hardies.
Le rouge sur ce tableau n'est pas une observation naturaliste ni la représentation d’une réalité mais une transposition expressive.
Normalement, les ocres réelles du Vaucluse tirent vers l'orangé, le jaune, parfois le pourpre, mais Seyssaud, avec hardiesse et culot pousse la gamme vers un rouge quasi incandescent, presque sanguin, qui domine et sature toute la moitié inférieure de la composition.
La couleur construit l'espace plutôt qu'elle ne le décrit.
Un ciel crème-ocré en haut, la barre sombre et dense de végétation qui court sur toute la largeur, puis la masse rouge du terrain dans le bas, le sentier plus clair qui serpente en bas à gauche apporte un peu de calme et de respiration nécessaires dans cette masse chromatique dense, et guide l'œil du spectateur vers la profondeur du chemin creux.
Porté par la vigueur du geste plus que par le détail, l’artiste a du exécuter cette œuvre avec rapidité et très certainement sur le motif, à l’huile sur carton, un support adapté qui absorbe et sèche vite.
Les touches de bleu et de violet glissées dans les zones rouges (à droite, dans les buissons) évitent la monotonie du trop de rouge, équilibrent le tableau et créent des reflets et des vibrations.
Comme pour les grands artistes du fauvisme, la couleur est totalement assumée et donne au tableau la force émotionnelle immédiate, et presque brutale — le rouge des ocres devient une expérience physique de la lumière et de la chaleur méridionales plutôt qu'une simple reproduction de la réalité.
Au dos, la signature de Honnorat, l’ami et marchandde l’artiste qui appose un numéro de catalogue (26/475) et qui titre « Dansles Ocres » et date de 1906 cette œuvre hors du commun qui ne laisse personne indifférent.
Précurseur du fauvisme, membre de la Nouvelle école d'Avignon, en 1892, Seyssaud fait un envoi aux Indépendants ainsi qu'au Champs de Mars.
Il exposera dès sa fondation au Salon d'Automne, au Parc deBouteville en 1897, et en 1899, chez Vollard.
Il obtient tout le succès qu'il espérait.
Vollard propose à Seyssaud un contrat, mais celui-ci par fidélité envers son ami et marchand marseillais François Honnorat refuse.
En 1901, chaque année il expose chez Bernheim Jeune.
Celui-ci, comme Vollard lui offre de prendre en main ses intérêts.
Seyssaud préfère encore rejeter cette association, si riche qu'elle puisse être de conséquences.
Après 1911, Seyssaud cesse d'exposer chez Bernheim pour choisir Rosemberg (1914), Druet (1924), (1927), Printz (1929), Georges Petit (1930), Javal et Boudeaix (1933), Printz (1933).
Il a exposé à Marseille en 1905, 1907, 1920, 1921, 1922, 1928, 1947, 1949.
A Avignon, à Aix-en-Provence, à Tunis, etc...
En Amérique en 1947.
Seyssaud participe aux expositions officielles de Berlin (1903), Amsterdam (1912), Barcelone (1917, 1929), New-York (1929), Wiesbaden (1921), Gand (1922), Stockolm (1923), Genève (1923,1942), Turin (1951), Exposition Coloniale deMarseille (1922), Internationale de Paris (1937), Préfecture de Marseille(1949), Biennale de Menton (1951), Musée Cantini (1954), Zurich (1955), Musée Galliera (1956), Oxford, Londres, Edimbourg (1957), Aix-en-Provence, Festival(1957).
Il a eu des achats de l'État pour le Luxembourg (1903, 1904, 1921, 1927, 1929,1930).
Pour les Musées de Marseille (1908, 1919), de Lyon (1924), d'Avignon(1920), Préfecture des Bouches-du-Rhône (1933), Mairie de Saint-Chamas (1909), Musée National d'Art Moderne (1957).
Il est représenté au Petit Palais, au Musée d'Art Moderne, au Musée Léon Dierx (Ille de la Réunion), à Moscou.
Également à Dijon, Nîmes, Aix-en-Provence, Arles, Grenoble, Montpellier, Albi, etc...
Il a eu diverses médailles et récompenses.
Entre autres, la Médaille d'Or de l'Exposition Internationale de1937 à Paris, celle de la ville de Marseille en 1947. Le Grand Prix des provinces françaises en 1951, à la Biennale de Menton.
Seyssaud était officier de la Légion d'Honneur depuis 1947.
Parmi les manifestations posthumes
rétrospectives au Musée Calvet (1953), Musée Cantini (1954), Salon d'Automne, Château d'Arbon en Suisse (1955), Musée Galliera.
Ses toiles figurent parmi les collections de Gustave Geffroy, Frantz Jourdain, Vollard, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Armand Dayot, Lucien Poincaré, Maurice Sarraut, Albert Sarraut, Paulhan, Bernheim, Estaunié, Descaves, Morsolf, Fernand Bouisson, Drouant, André Marie, le marquis de Biron, la princesse de laTour d'Auvergne, de Wagram etc..
4 800 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur carton
Longueur : 61,5 cm
Hauteur : 39 cm
Référence (ID) : 1809859
Disponibilité : En stock
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