René Seyssaud (1867-1952) Village en Provence
Artiste : René Seyssaud (1867-1952)
Un chemin blond structure toute la toile et nous accompagne vers un hameau à l'arrière-plan.
Une composition assez classique de paysage provençal avec un chemin, un champ, des bâtisses anciennes et un ciel dynamisé par l'horizon assez haut, et une touche riche et onctueuse aux empâtements très marqués.
Comme à son habitude, on sent le couteau et la brosse chargés, notamment dans le ciel où les touches obliques donnent une vibration atmosphérique, et dans les murs des maisons où la matière épaisse rend la lumière crue du Midi.
Au premier plan un parapet de pierres traité en touches courtes et blanches nous guide sur le chemin vers des personnages anecdotiques, presque abstraits qui animent d’une présence humaine le tableau et lui donne sa profondeur.
Comme toujours pour les huiles sur toile de Seyssaud la couleur est la véritable force du tableau.
Le contraste entre le bleu profond du ciel (presque outremer en haut, qui s'éclaircit vers l'horizon) et le vert soutenu du champ crée une tension chromatique très fauve avant l'heure.
Les façades des maisons, ocre jaune, terre de Sienne, et les toits rouge vermillon apportent une troisième note chaude qui équilibre l'ensemble et intensifie la lumière méridionale.
C'est la vraie signature de Seyssaud, cette capacité à faire vibrer une palette contrastée sans jamais casser l'impression d'un instant de lumière unique.
L’œuvre est réaliséeà l’huile sur toile, elle est signée en bas à droite, en excellent état, elle est proposée dans un beau cadre de style Louis XIV doré, qui mesure 61 cm par83 cm et 38 cm par 61 cm pour la toile seule.
Au dos, une étiquette d’exposition le titre « Village en Provence ».
Elle représente un hameau, certainement sur les contreforts du Mont Ventoux où l’artiste vivait et travaillait une partie de l’année.
L’œuvre d’un peintre profondément ancré dans le terroir provençal, qui produisait lui-même ses couleurs, loin des cénacles parisiens, et qui a refusé les propositions de contrats des plus grands marchands de l’époque interpellés par son audace et sa modernité.
Précurseur du fauvisme, membre de la Nouvelle école d'Avignon, en 1892, Seyssaud fait un envoi aux Indépendants ainsi qu'au Champs de Mars.
Il exposera dès sa fondation au Salon d'Automne, au Parc deBouteville en 1897, et en 1899, chez Vollard.
Il obtient tout le succès qu'il espérait.
Vollard propose à Seyssaud un contrat, mais celui-ci par fidélité envers son ami et marchand marseillais François Honnorat refuse.
En 1901, chaque année il expose chez Bernheim Jeune.
Celui-ci, comme Vollard lui offre de prendre en main ses intérêts.
Seyssaud préfère encore rejeter cette association, si riche qu'elle puisse être de conséquences.
Après 1911, Seyssaud cesse d'exposer chez Bernheim pour choisir Rosemberg (1914), Druet (1924), (1927), Printz (1929), Georges Petit (1930), Javal et Boudeaix (1933), Printz (1933).
Il a exposé à Marseille en 1905, 1907, 1920, 1921, 1922, 1928, 1947, 1949.
A Avignon, à Aix-en-Provence, à Tunis, etc...
En Amérique en 1947.
Seyssaud participe aux expositions officielles de Berlin (1903), Amsterdam (1912), Barcelone (1917, 1929), New-York (1929), Wiesbaden (1921), Gand (1922), Stockolm (1923), Genève (1923,1942), Turin (1951), Exposition Coloniale deMarseille (1922), Internationale de Paris (1937), Préfecture de Marseille(1949), Biennale de Menton (1951), Musée Cantini (1954), Zurich (1955), Musée Galliera (1956), Oxford, Londres, Edimbourg (1957), Aix-en-Provence, Festival(1957).
Il a eu des achats de l'État pour le Luxembourg (1903, 1904, 1921, 1927, 1929,1930).
Pour les Musées de Marseille (1908, 1919), de Lyon (1924), d'Avignon(1920), Préfecture des Bouches-du-Rhône (1933), Mairie de Saint-Chamas (1909), Musée National d'Art Moderne (1957).
Il est représenté au Petit Palais, au Musée d'Art Moderne, au Musée Léon Dierx (Ille de la Réunion), à Moscou.
Également à Dijon, Nîmes, Aix-en-Provence, Arles, Grenoble, Montpellier, Albi, etc...
Il a eu diverses médailles et récompenses.
Entre autres, la Médaille d'Or de l'Exposition Internationale de1937 à Paris, celle de la ville de Marseille en 1947. Le Grand Prix des provinces françaises en 1951, à la Biennale de Menton.
Seyssaud était officier de la Légion d'Honneur depuis 1947.
Parmi les manifestations posthumes
rétrospectives au Musée Calvet (1953), Musée Cantini (1954), Salon d'Automne, Château d'Arbon en Suisse (1955), Musée Galliera.
Ses toiles figurent parmi les collections de Gustave Geffroy, Frantz Jourdain, Vollard, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Armand Dayot, Lucien Poincaré, Maurice Sarraut, Albert Sarraut, Paulhan, Bernheim, Estaunié, Descaves, Morsolf, Fernand Bouisson, Drouant, André Marie, le marquis de Biron, la princesse de laTour d'Auvergne, de Wagram etc..
Une composition assez classique de paysage provençal avec un chemin, un champ, des bâtisses anciennes et un ciel dynamisé par l'horizon assez haut, et une touche riche et onctueuse aux empâtements très marqués.
Comme à son habitude, on sent le couteau et la brosse chargés, notamment dans le ciel où les touches obliques donnent une vibration atmosphérique, et dans les murs des maisons où la matière épaisse rend la lumière crue du Midi.
Au premier plan un parapet de pierres traité en touches courtes et blanches nous guide sur le chemin vers des personnages anecdotiques, presque abstraits qui animent d’une présence humaine le tableau et lui donne sa profondeur.
Comme toujours pour les huiles sur toile de Seyssaud la couleur est la véritable force du tableau.
Le contraste entre le bleu profond du ciel (presque outremer en haut, qui s'éclaircit vers l'horizon) et le vert soutenu du champ crée une tension chromatique très fauve avant l'heure.
Les façades des maisons, ocre jaune, terre de Sienne, et les toits rouge vermillon apportent une troisième note chaude qui équilibre l'ensemble et intensifie la lumière méridionale.
C'est la vraie signature de Seyssaud, cette capacité à faire vibrer une palette contrastée sans jamais casser l'impression d'un instant de lumière unique.
L’œuvre est réaliséeà l’huile sur toile, elle est signée en bas à droite, en excellent état, elle est proposée dans un beau cadre de style Louis XIV doré, qui mesure 61 cm par83 cm et 38 cm par 61 cm pour la toile seule.
Au dos, une étiquette d’exposition le titre « Village en Provence ».
Elle représente un hameau, certainement sur les contreforts du Mont Ventoux où l’artiste vivait et travaillait une partie de l’année.
L’œuvre d’un peintre profondément ancré dans le terroir provençal, qui produisait lui-même ses couleurs, loin des cénacles parisiens, et qui a refusé les propositions de contrats des plus grands marchands de l’époque interpellés par son audace et sa modernité.
Précurseur du fauvisme, membre de la Nouvelle école d'Avignon, en 1892, Seyssaud fait un envoi aux Indépendants ainsi qu'au Champs de Mars.
Il exposera dès sa fondation au Salon d'Automne, au Parc deBouteville en 1897, et en 1899, chez Vollard.
Il obtient tout le succès qu'il espérait.
Vollard propose à Seyssaud un contrat, mais celui-ci par fidélité envers son ami et marchand marseillais François Honnorat refuse.
En 1901, chaque année il expose chez Bernheim Jeune.
Celui-ci, comme Vollard lui offre de prendre en main ses intérêts.
Seyssaud préfère encore rejeter cette association, si riche qu'elle puisse être de conséquences.
Après 1911, Seyssaud cesse d'exposer chez Bernheim pour choisir Rosemberg (1914), Druet (1924), (1927), Printz (1929), Georges Petit (1930), Javal et Boudeaix (1933), Printz (1933).
Il a exposé à Marseille en 1905, 1907, 1920, 1921, 1922, 1928, 1947, 1949.
A Avignon, à Aix-en-Provence, à Tunis, etc...
En Amérique en 1947.
Seyssaud participe aux expositions officielles de Berlin (1903), Amsterdam (1912), Barcelone (1917, 1929), New-York (1929), Wiesbaden (1921), Gand (1922), Stockolm (1923), Genève (1923,1942), Turin (1951), Exposition Coloniale deMarseille (1922), Internationale de Paris (1937), Préfecture de Marseille(1949), Biennale de Menton (1951), Musée Cantini (1954), Zurich (1955), Musée Galliera (1956), Oxford, Londres, Edimbourg (1957), Aix-en-Provence, Festival(1957).
Il a eu des achats de l'État pour le Luxembourg (1903, 1904, 1921, 1927, 1929,1930).
Pour les Musées de Marseille (1908, 1919), de Lyon (1924), d'Avignon(1920), Préfecture des Bouches-du-Rhône (1933), Mairie de Saint-Chamas (1909), Musée National d'Art Moderne (1957).
Il est représenté au Petit Palais, au Musée d'Art Moderne, au Musée Léon Dierx (Ille de la Réunion), à Moscou.
Également à Dijon, Nîmes, Aix-en-Provence, Arles, Grenoble, Montpellier, Albi, etc...
Il a eu diverses médailles et récompenses.
Entre autres, la Médaille d'Or de l'Exposition Internationale de1937 à Paris, celle de la ville de Marseille en 1947. Le Grand Prix des provinces françaises en 1951, à la Biennale de Menton.
Seyssaud était officier de la Légion d'Honneur depuis 1947.
Parmi les manifestations posthumes
rétrospectives au Musée Calvet (1953), Musée Cantini (1954), Salon d'Automne, Château d'Arbon en Suisse (1955), Musée Galliera.
Ses toiles figurent parmi les collections de Gustave Geffroy, Frantz Jourdain, Vollard, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Armand Dayot, Lucien Poincaré, Maurice Sarraut, Albert Sarraut, Paulhan, Bernheim, Estaunié, Descaves, Morsolf, Fernand Bouisson, Drouant, André Marie, le marquis de Biron, la princesse de laTour d'Auvergne, de Wagram etc..
6 500 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 61 cm
Hauteur : 38 cm
Référence (ID) : 1807699
Disponibilité : En stock
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