Coquelicots et marguerites
Huile sur toile
Signée en bas à droite
56 x 46 cm
Né à Cannes en 1921, Jean-Pierre Capron suit une première formation d’architecture à Lausanne. En 1945, il intègre l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier du peintre Eugène Narbonne où il a pour condisciple Bernard Buffet avec lequel il se lie d’amitié. Dès 1970, tous deux sont représentés par la galerie Maurice Garnier à Paris aux côtés de Jean Jansem et Arnaud d’Hauterive. Il installe son atelier rive gauche, au 126 boulevard du Montparnasse et expose au Salon d’automne à partir de 1949.
Peintre attaché à la figuration, Jean-Pierre Capron peint des paysages inanimés où seule l’architecture s’impose au sein d’une nature dépouillée. La simplicité des formes réduites aux lignes essentielles et les coloris tantôt clairs, tantôt assombris auxquels il recourt confèrent à sa peinture une grande pureté et une intemporalité soulignée par l’écrivain Philippe Soupault : “ {Jean-Pierre Capron} ne veut proposer que ce qu'il y a de durable dans le monde des apparences. Un peintre qui nous permet de rêver et d'avoir confiance en l'avenir, en son avenir.”.*
La nature morte au bouquet de coquelicots et de marguerites que nous présentons est empreinte d’un sentiment de mélancolie. Elle témoigne de l'attachement de l’artiste à une forme de réalisme expressif. Il utilise la couleur avec réserve et sobriété laissant la part belle aux nuances de bleu nuit et de vert.
*Philippe Soupault, « Jean-Pierre Capron », Les peintres témoins de leur temps, vol.10, Achille Weber / Hachette, 1961, pp. 84-85.
Collections publiqus
Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
Paris, Musée d’art moderne de la ville
Genève, Musée du petit palais
Poitiers, Musée sainte-croix
Les Baux-de-Provence, Musée Yves Brayer































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