Giambettino Cignaroli (Vérone, 1706 - 1770),attr., Sainte-Famille avec saint Jean
Giambettino Cignaroli (Vérone, 1706 - 1770),attr.
Sainte-Famille avec saint Jean
Huile sur panneau, cm 113 x 90
La présente toile, représentant la Sainte Famille avec saint Jean, constitue un ajout d’un intérêt considérable au catalogue des œuvres en chevalet attribuables à la maturité de Giambettino Cignaroli. La composition orchestrée par le peintre veronais se structure selon une harmonie pyramidale calibrée de saveur exquis classicisme, dans laquelle les figures émergent d’un fond d’ombre partiellement interrompu à droite par une dense tente rougeâtre, élément scénographique typique de la peinture sacrée contemporaine. Au centre de la scène se détache la figure de la Vierge Marie, prise dans une pose solennelle et en même temps tendre dévotion, tandis qu’elle soutient le corps nu de l’Enfant Jésus. À la gauche du spectateur, la figure sénile de saint Joseph assiste solennellement à la scène en portant une main sur sa poitrine, en serrant un bâton dans l’autre, tandis que sur la droite le petit saint Jean, reconnaissable à la croix assourdie au premier plan, s’approche en prière adorante, tournant son regard de profil vers le cousin divin. D’un point de vue formel, l’œuvre reflète pleinement la matrice culturelle de l’Arcadie et l’influence du classicisme marucesque que Cignaroli a profondément assimilé à travers les enseignements de son camarade d’études Antonio Balestra. Le tableau renonce de manière programmatique aux forçages et aux raideurs dramatiques du baroque pour embrasser une intelligibilité plane de l’image, marquée par un contrôle formel lucide. Giambettino Cignaroli (1706-1770) a été formé à Vérone sous l’égide d’Antonio Balestra, assimilant un classicisme maracasque qui en a guidé toute la production. Entre les années 1940 et 1950, il s’affirma dans la région du Pô avec des commandes publiques importantes, comme les peintures pour le Dôme de Bergame (1744) et la monumentale Transfiguration pour le Dôme de Vérone (1753). La renommée internationale grandit avec le retable pour les Salesas Reales de Madrid (1759), suivi par des chefs-d’œuvre de maturité tels que la Mort de Socrate (1762) et la Sainte-Agathe d’Alzano Lombardo. Son contrôle formel lucide, caractérisé par des ébauches polies et des traits aux regards languissants tournés vers le ciel, annonçait des solutions proto-néoclassiques. Consacré en 1764 comme premier directeur perpétuel de la nouvelle Académie de peinture de Vérone, il a gardé le rôle jusqu’à sa mort, laissant inachevée la mort de Rachel.
Sainte-Famille avec saint Jean
Huile sur panneau, cm 113 x 90
La présente toile, représentant la Sainte Famille avec saint Jean, constitue un ajout d’un intérêt considérable au catalogue des œuvres en chevalet attribuables à la maturité de Giambettino Cignaroli. La composition orchestrée par le peintre veronais se structure selon une harmonie pyramidale calibrée de saveur exquis classicisme, dans laquelle les figures émergent d’un fond d’ombre partiellement interrompu à droite par une dense tente rougeâtre, élément scénographique typique de la peinture sacrée contemporaine. Au centre de la scène se détache la figure de la Vierge Marie, prise dans une pose solennelle et en même temps tendre dévotion, tandis qu’elle soutient le corps nu de l’Enfant Jésus. À la gauche du spectateur, la figure sénile de saint Joseph assiste solennellement à la scène en portant une main sur sa poitrine, en serrant un bâton dans l’autre, tandis que sur la droite le petit saint Jean, reconnaissable à la croix assourdie au premier plan, s’approche en prière adorante, tournant son regard de profil vers le cousin divin. D’un point de vue formel, l’œuvre reflète pleinement la matrice culturelle de l’Arcadie et l’influence du classicisme marucesque que Cignaroli a profondément assimilé à travers les enseignements de son camarade d’études Antonio Balestra. Le tableau renonce de manière programmatique aux forçages et aux raideurs dramatiques du baroque pour embrasser une intelligibilité plane de l’image, marquée par un contrôle formel lucide. Giambettino Cignaroli (1706-1770) a été formé à Vérone sous l’égide d’Antonio Balestra, assimilant un classicisme maracasque qui en a guidé toute la production. Entre les années 1940 et 1950, il s’affirma dans la région du Pô avec des commandes publiques importantes, comme les peintures pour le Dôme de Bergame (1744) et la monumentale Transfiguration pour le Dôme de Vérone (1753). La renommée internationale grandit avec le retable pour les Salesas Reales de Madrid (1759), suivi par des chefs-d’œuvre de maturité tels que la Mort de Socrate (1762) et la Sainte-Agathe d’Alzano Lombardo. Son contrôle formel lucide, caractérisé par des ébauches polies et des traits aux regards languissants tournés vers le ciel, annonçait des solutions proto-néoclassiques. Consacré en 1764 comme premier directeur perpétuel de la nouvelle Académie de peinture de Vérone, il a gardé le rôle jusqu’à sa mort, laissant inachevée la mort de Rachel.
4 600 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 113
Hauteur : 90
Référence (ID) : 1798867
Disponibilité : En stock
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