Lustre « boule de gui » en bronze et opaline, cercle de Jacques Gruber
Lustre « boule de gui », cercle de Jacques Gruber
Bronze patiné et doré, opaline
Nancy
ca. 1900-1910
50 x 60 x 60 cm
Le motif du gui occupe une place importante dans le répertoire de l’École de Nancy, tant par sa symbolique de renouveau que par sa résonance identitaire gauloise consécutive à la perte de l’Alsace et de la Moselle en 1870. Émile Gallé avait déjà présenté, lors de l’Exposition universelle de 1889, une table monumentale sculptée par Victor Prouvé, intitulée Le Rhin, et portant une inscription de la Germanie de Tacite : Le Rhin sépare des Gaules toute la Germanie. Gallé y exposait également un Cabinet de chêne lorrain, œuvre française, orné de reliefs en bronze de Prouvé dont l’un figurait un druide cueillant le gui.
Le motif du gui occupe une place importante dans le répertoire de l’École de Nancy, tant par sa symbolique de renouveau que par sa résonance identitaire gauloise consécutive à la perte de l’Alsace et de la Moselle en 1870. Émile Gallé avait déjà présenté, lors de l’Exposition universelle de 1889, une table monumentale sculptée par Victor Prouvé, intitulée Le Rhin, et portant une inscription de la Germanie de Tacite : Le Rhin sépare des Gaules toute la Germanie. Gallé y exposait également un Cabinet de chêne lorrain, œuvre française, orné de reliefs en bronze de Prouvé dont l’un figurait un druide cueillant le gui.
Jacques Gruber, autre membre de l’École de Nancy, conçoit en 1903 pour Charles Masson, administrateur des Magasins réunis, un important cabinet de travail comprenant bureau, bibliothèque, cartonnier, boiseries, et surtout cinq lustres électriques. L’ensemble, intitulé — comme une série de vases de Joseph et Pierre Mougin — Au gui l’an neuf, se référait à une croyance alors répandue par les manuels d’instruction publique, selon laquelle la cérémonie druidique de la cueillette du gui marquait en Gaule l’année nouvelle.
Au moins un des lustres conçus par Gruber pour le cabinet de Charles Masson était fait des mêmes feuilles de gui en bronze patiné et des mêmes fruits en perles d’opaline que le présent lustre ; ce dernier ne diffère du lustre de Masson que par sa taille et par la section de branche d’où il naît, branche nouée d’un maigre cordage en bronze doré.
Voir Charles Delon, « Au gui l'an neuf ! », Manuel général de l'instruction primaire, t. XX, 1884 et surtout Le Musée de l'École de Nancy. Œuvres choisies, Paris, 2009.
Epoque : 20ème siècle
Style : Art Nouveau
Etat : Bon état
Matière : Bronze
Diamètre : 60 cm
Hauteur : 50 cm
Référence (ID) : 1759294
Disponibilité : En stock





























