OBJET VENDU
Paire de consoles d’applique néoclassiques, Paris, époque Louis XVI.
Paire de consoles d’applique en bois mouluré, sculpté et peint, reposant sur des bâtis en chêne, travail parisien d’époque Louis XVI vers 1780.
Ces consoles adoptent un plan en demi-lune, développé en arc de cercle, typologie caractéristique des modèles destinés à s’inscrire contre un mur tout en conservant une présence architecturée. Leur composition repose sur une ordonnance claire et équilibrée, directement issue du vocabulaire néoclassique qui s’impose à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, en réaction aux formes plus mouvementées du style rocaille.
La ceinture, de forme rectiligne en façade, est structurée par un léger ressaut que vient souligner le plateau de marbre. Celui-ci accompagne les avancées des montants et met en valeur l’architecture du meuble. Ce jeu discret de saillies renforce la lecture verticale et donne à l’ensemble une véritable tenue architecturale.Elle est ornée d’une frise ajourée d’entrelacs ponctuée de rosaces, dont le traitement ouvert contribue à alléger visuellement la composition. Ce décor, inspiré de l’Antiquité, s’inscrit pleinement dans le répertoire néoclassique, privilégiant clarté et régularité.Sous la ceinture se développent des guirlandes de fleurs en chute, retenues par des rosaces dont elles semblent s’échapper. La sculpture, bien dégagée, conserve une reparure lisible qui capte la lumière sans alourdir l’ensemble.
Les montants fuselés, à cannelures, sont ornés à leur base de longues feuilles d’eau venant recouvrir partiellement le départ des cannelures, celles-ci ne se développant pleinement qu’à partir de la partie supérieure du fût. Ce traitement adoucit la naissance des montants et participe à leur élancement.
L’entretoise cintrée accueille en son centre un vase à l’antique traité en ronde-bosse, d’où s’échappent des guirlandes florales rejoignant les montants. Ce motif, emblématique du style Louis XVI, renforce l’unité décorative de l’ensemble et s’inscrit dans les modèles diffusés à la fin du XVIIIe siècle.
À première lecture, les deux consoles présentent une parfaite homogénéité de proportions et de dessin. Une observation plus attentive révèle toutefois de légères variations dans le détail de la sculpture : les vases centraux présentent une interprétation subtilement différente dans leur mouluration, tandis que la frise de ceinture varie légèrement d’une console à l’autre. Ces différences, volontairement introduites, relèvent d’une pratique attestée au XVIIIe siècle, visant à éviter une symétrie trop rigide. Elles confèrent à l’ensemble un caractère plus vivant, tout en conservant l’unité d’une véritable paire.
Les consoles sont coiffées de plateaux en marbre dit « fleur de pêcher », moulurés et d’une belle épaisseur, rapportés au XIXe siècle. Issu notamment des carrières de la région de Seravezza, dans le bassin de Carrare, ce marbre se caractérise par une structure de brèche aux tonalités mêlant le rose, le violacé et des inclusions plus claires. Très apprécié au XIXe siècle pour les réalisations de prestige, il est employé dans des décors majeurs, notamment au Louvre dans les appartements de Napoléon III, à l’Hôtel de Soubise ou encore à l’Opéra Garnier. Son emploi sur ces consoles s’inscrit dans une tradition d’adaptation et d’enrichissement des meubles anciens, fréquente sur des pièces de qualité.
Les consoles d’applique de ce type relevaient le plus souvent de commandes liées à l’architecture intérieure. Elles étaient généralement réalisées par des menuisiers en bâtiment ou en collaboration étroite avec eux, afin de s’intégrer aux boiseries, trumeaux et lambris des appartements. Destinées à accompagner les rythmes de la pièce, elles prenaient place de part et d’autre d’une porte, d’une fenêtre ou dans l’axe d’un trumeau. Cette fonction explique qu’elles soient très rarement estampillées. On connaît néanmoins quelques modèles signés, notamment par Edmé Cholot, dont certaines réalisations présentent des parentés stylistiques avec ce type de consoles néoclassiques produites à Paris dans les années 1770–1780.
Par leurs dimensions et leur dessin, ces consoles s’inscrivent pleinement dans cette logique d’aménagement, avec une largeur proche du mètre permettant une intégration harmonieuse dans les élévations murales.
Au-delà de leur qualité d’exécution, elles illustrent l’évolution du goût dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, où le mobilier adopte une écriture plus architecturée, directement inspirée de l’Antiquité redécouverte. La rigueur des lignes, l’équilibre des proportions et la maîtrise du décor témoignent d’un travail parisien soigné, inscrit dans le courant néoclassique.
La structure est d’origine, non modifiée, avec un montage traditionnel à chevilles. L’ensemble présente quelques restaurations d’usage et d’entretien. La peinture ancienne, dans une tonalité gris clair, offre une patine homogène en accord avec l’âge du meuble.
Bel état général de conservation. Ensemble décoratif cohérent et équilibré.
Dimensions :Hauteur : 85,5 cmLargeur : 98 cmProfondeur : 46 cm
Ces consoles adoptent un plan en demi-lune, développé en arc de cercle, typologie caractéristique des modèles destinés à s’inscrire contre un mur tout en conservant une présence architecturée. Leur composition repose sur une ordonnance claire et équilibrée, directement issue du vocabulaire néoclassique qui s’impose à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, en réaction aux formes plus mouvementées du style rocaille.
La ceinture, de forme rectiligne en façade, est structurée par un léger ressaut que vient souligner le plateau de marbre. Celui-ci accompagne les avancées des montants et met en valeur l’architecture du meuble. Ce jeu discret de saillies renforce la lecture verticale et donne à l’ensemble une véritable tenue architecturale.Elle est ornée d’une frise ajourée d’entrelacs ponctuée de rosaces, dont le traitement ouvert contribue à alléger visuellement la composition. Ce décor, inspiré de l’Antiquité, s’inscrit pleinement dans le répertoire néoclassique, privilégiant clarté et régularité.Sous la ceinture se développent des guirlandes de fleurs en chute, retenues par des rosaces dont elles semblent s’échapper. La sculpture, bien dégagée, conserve une reparure lisible qui capte la lumière sans alourdir l’ensemble.
Les montants fuselés, à cannelures, sont ornés à leur base de longues feuilles d’eau venant recouvrir partiellement le départ des cannelures, celles-ci ne se développant pleinement qu’à partir de la partie supérieure du fût. Ce traitement adoucit la naissance des montants et participe à leur élancement.
L’entretoise cintrée accueille en son centre un vase à l’antique traité en ronde-bosse, d’où s’échappent des guirlandes florales rejoignant les montants. Ce motif, emblématique du style Louis XVI, renforce l’unité décorative de l’ensemble et s’inscrit dans les modèles diffusés à la fin du XVIIIe siècle.
À première lecture, les deux consoles présentent une parfaite homogénéité de proportions et de dessin. Une observation plus attentive révèle toutefois de légères variations dans le détail de la sculpture : les vases centraux présentent une interprétation subtilement différente dans leur mouluration, tandis que la frise de ceinture varie légèrement d’une console à l’autre. Ces différences, volontairement introduites, relèvent d’une pratique attestée au XVIIIe siècle, visant à éviter une symétrie trop rigide. Elles confèrent à l’ensemble un caractère plus vivant, tout en conservant l’unité d’une véritable paire.
Les consoles sont coiffées de plateaux en marbre dit « fleur de pêcher », moulurés et d’une belle épaisseur, rapportés au XIXe siècle. Issu notamment des carrières de la région de Seravezza, dans le bassin de Carrare, ce marbre se caractérise par une structure de brèche aux tonalités mêlant le rose, le violacé et des inclusions plus claires. Très apprécié au XIXe siècle pour les réalisations de prestige, il est employé dans des décors majeurs, notamment au Louvre dans les appartements de Napoléon III, à l’Hôtel de Soubise ou encore à l’Opéra Garnier. Son emploi sur ces consoles s’inscrit dans une tradition d’adaptation et d’enrichissement des meubles anciens, fréquente sur des pièces de qualité.
Les consoles d’applique de ce type relevaient le plus souvent de commandes liées à l’architecture intérieure. Elles étaient généralement réalisées par des menuisiers en bâtiment ou en collaboration étroite avec eux, afin de s’intégrer aux boiseries, trumeaux et lambris des appartements. Destinées à accompagner les rythmes de la pièce, elles prenaient place de part et d’autre d’une porte, d’une fenêtre ou dans l’axe d’un trumeau. Cette fonction explique qu’elles soient très rarement estampillées. On connaît néanmoins quelques modèles signés, notamment par Edmé Cholot, dont certaines réalisations présentent des parentés stylistiques avec ce type de consoles néoclassiques produites à Paris dans les années 1770–1780.
Par leurs dimensions et leur dessin, ces consoles s’inscrivent pleinement dans cette logique d’aménagement, avec une largeur proche du mètre permettant une intégration harmonieuse dans les élévations murales.
Au-delà de leur qualité d’exécution, elles illustrent l’évolution du goût dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, où le mobilier adopte une écriture plus architecturée, directement inspirée de l’Antiquité redécouverte. La rigueur des lignes, l’équilibre des proportions et la maîtrise du décor témoignent d’un travail parisien soigné, inscrit dans le courant néoclassique.
La structure est d’origine, non modifiée, avec un montage traditionnel à chevilles. L’ensemble présente quelques restaurations d’usage et d’entretien. La peinture ancienne, dans une tonalité gris clair, offre une patine homogène en accord avec l’âge du meuble.
Bel état général de conservation. Ensemble décoratif cohérent et équilibré.
Dimensions :Hauteur : 85,5 cmLargeur : 98 cmProfondeur : 46 cm
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