Coffret de dame à ouvrages en marqueterie, travail rhénan, louis XIV, début du XVIIIe siècle,
Coffret de dame à ouvrages en marqueterie, travail rhénan, louis XIV, début du XVIIIe siècle,  -photo-2
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Coffret de dame à ouvrages en marqueterie, travail rhénan, louis XIV, début du XVIIIe siècle,

Il est des objets qui dépassent leur simple fonction pour devenir le reflet d’un art de vivre. Ce coffret en est l’illustration parfaite.

Réalisé au début du XVIIIe siècle, dans cette vaste aire rhénane qui s’étend de l’Alsace aux régions germaniques et suisses, il appartient à cette tradition d’ébénisterie où le meuble, même de petite dimension, est conçu avec le même soin qu’une commode ou qu’une armoire. Tout ici évoque cet univers : la structure, les matériaux, mais surtout cette manière très libre et narrative de traiter la marqueterie.

Le coffret repose sur quatre pieds boules aplaties, directement hérités du mobilier baroque rhénan. On retrouve ces formes puissantes et ramassées au pied des grandes armoires alsaciennes ou badoises, comme un socle stable et protecteur. La base est soulignée par une double mouluration en noyer massif, enrichie de ronces de noyer, rappelant les ceintures de commodes ou les encadrements de plateaux produits dans cette région au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle. Cette assise confère à l’objet une présence presque architecturée, rare pour un coffret, mais parfaitement caractéristique de ces ateliers.

Le bâti, en résineux, est entièrement plaqué de noyer, conformément aux pratiques régionales. Toutes les faces sont soigneusement traitées, témoignant d’un meuble destiné à être manipulé, déplacé et exposé sous tous les angles. Les placages employés traduisent un choix particulièrement raffiné et une belle diversité d’essences : noyer de fil pour les surfaces principales, ronce de noyer pour les effets de matière et de profondeur, wakapou pour les filets — bois exotique dont la teinte évoque celle de l’amarante — ainsi que du buis et de l’érable pour les motifs de marqueterie. Les feuillages sont obtenus en houx teinté vert, procédé caractéristique du XVIIIe siècle permettant d’introduire une polychromie subtile et vivante dans la composition.

Mais c’est au revers que le coffret révèle toute sa singularité. Dans un cartouche finement dessiné apparaît un perroquet, délicatement marqueté, dont le plumage est rendu par une multitude d’essences finement ajustées. L’œil et les griffes, rehaussés d’incrustations d’ivoire, témoignent d’une recherche de précision et d’un goût prononcé pour les contrastes de matière. Et surtout, dans son bec, l’oiseau tient une aiguille en laiton. Ce détail, à la fois rare et profondément évocateur, dépasse la simple ornementation. Il donne à voir la fonction même de l’objet. Car ce coffret n’est pas seulement décoratif : il est un compagnon du quotidien féminin, destiné aux travaux d’aiguille, à la couture, à la broderie, mais aussi à la toilette. Le décor devient ici langage. L’objet se raconte lui-même.

Cette lecture est renforcée par la présence, sur le couvercle, d’un pique-aiguilles central, gainé de tissu, disposé au cœur du décor. Il répond directement à l’aiguille tenue par le perroquet, créant un dialogue subtil entre l’usage et sa représentation. Ces coffrets, que l’on retrouve sous les appellations de coffrets à ouvrages, « work boxes » ou « Nähkästchen », étaient des objets personnels et intimes, indispensables à la vie domestique du XVIIIe siècle.

Le raffinement de l’ensemble se manifeste également dans l’usage de l’ivoire. On le retrouve dans les détails du décor, mais aussi dans les baguettes d’angle destinées à protéger les arêtes du coffret, ainsi que dans les cabochons du couvercle. Ce choix souligne la qualité de la production. On notera la restauration ancienne d’une baguette, remplacée par un bois clair, probablement de l’érable, dans un souci d’harmonisation.

L’ouverture du coffret, par un abattant incliné vers l’arrière, révèle un intérieur particulièrement séduisant. Les charnières en laiton repoussé, d’origine, trouvent leur écho dans l’entrée de serrure, réalisée dans le même vocabulaire décoratif, confirmant la parfaite cohérence de la serrurerie. L’intérieur est habillé de papiers anciens à décor végétal, dont la patine participe pleinement au charme de l’ensemble. Dans le fond du couvercle, un miroir ancien rappelle l’usage de toilette, permettant d’ajuster un ouvrage ou d’accompagner les gestes du quotidien.

La partie inférieure réserve une surprise caractéristique des productions germaniques : un jeu de compartiments ingénieux. Une boîte centrale, plaquée de loupe de noyer, dissimule un système à secret. Un panneau coulissant libère l’accès à deux petits tiroirs montés à queues d’aronde en noyer, révélant un travail d’ébénisterie particulièrement soigné jusque dans ses parties les plus discrètes. Cette recherche d’ingéniosité s’inscrit dans une tradition bien ancrée dans les ateliers rhénans et d’Europe centrale.

Objet intime et personnel, il témoigne d’un quotidien raffiné, où les gestes de la couture, de la toilette et du rangement s’accompagnent d’objets aussi fonctionnels qu’élégants.

Le coffret a fait l’objet d’une restauration soignée, avec un vernis respectueux de sa patine. Il se présente aujourd’hui dans un très bel état de conservation, parfaitement fonctionnel, et conserve l’ensemble de ses éléments d’origine.

Dimensions :
Largeur : 33 cm
Profondeur : 26 cm
Hauteur : 18,5 cm
1 800 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Louis XIV - Régence

Etat : Restauré

Matière : Bois marqueterie

Référence (ID) : 1742409

Disponibilité : En stock

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3 grande rue
La Chapelle-sur-Oreuse 89260, France

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