Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD -photo-2
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD -photo-3
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD -photo-4
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD -photo-1
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD -photo-2
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD -photo-3

Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD

Artiste : Signé D Et S Piechaud Atelier « Les Tailleurs D’images » — Circa 1966-1987, Poitou-charentes
DESCRIPTION DÉTAILLÉE
✦ Présentation générale
Remarquable croix pectorale ou croix murale en bronze doré de forme latine, d’environ 16 cm de hauteur, ornée d’une riche décoration en émail champlevé polychrome disposée en registres réguliers sur l’ensemble des quatre branches. La pièce est percée d’un anneau de suspension en son sommet, ce qui confirme sa double vocation : objet de dévotion suspendu ou bijou pectoral de prestige.

✦ Description graphique et iconographique
Le point focal de la croix est occupé par un médaillon central circulaire au sein duquel est gravé en relief le Chrisme (ou Chi-Rho, ☧), monogramme du Christ formé des deux premières lettres grecques de son nom : Χ (Chi) et Ρ (Rhô). Ce symbole christologique, l’un des plus anciens de l’iconographie chrétienne, renvoie directement aux premières basiliques paléochrétiennes et aux insignes impériaux de Constantin le Grand (IVe siècle). Le médaillon est entouré d’un fin décor guilloché ou perlé, conférant une allure de reliquaire ou de phylactère liturgique.
Les quatre branches sont rythmées par une séquence décorative tripartite alternée : cabochons en émail rouge vif (forme carrée), cabochons en émail blanc nacré (forme ovale ou ronde) et cabochons en émail vert émeraude (forme ovale), le tout serti dans le bronze doré, selon un ordonnancement géométrique rigoureux hérité de la tradition médiévale. Les extrémités des branches présentent des élargissements pattenés ornés d’un grand cabochon rouge encadré de rivet décoratifs aux angles — motif typique des croix-reliquaires de haute époque.

✦ Technique et matériaux
L’émail est posé selon la technique du champlevé (de l’émail déposé dans des alvéoles creusées dans le métal), caractéristique des grandes écoles médiévales, en particulier de l’école de Limoges (XIIe-XIIIe siècles). Cette technique d’émaillage grand feu, vitrifiée à haute température, garantit l’inaltérabilité des couleurs et une adhérence parfaite au métal, qualités que l’on retrouve sur les œuvres médiévales conservées dans les musées.  La fonte semble réalisée en bronze massif avec une légère dorure ou patine chaude, produisant un fond ambré qui valorise le contraste chromatique des émaux.

✦ Palette chromatique
• Rouge sang / rouge vermillon : dominant, symbolisant le sacrifice christique et la Passion
• Blanc laiteux / blanc nacré : pureté, lumière divine, résurrection
• Vert émeraude : espérance, vie éternelle, référence aux pierres précieuses des pectoraux sacerdotaux
• Bronze doré : fond métallique noble évoquant la gloire céleste
Cette triade chromatique (rouge-blanc-vert) correspond aux couleurs liturgiques traditionnelles et aux émaux limousins du XIIe siècle tels qu’on les retrouve sur les reliquaires de saint Thomas Becket ou les ciboires de Limoges conservés au Louvre et au Victoria & Albert Museum de Londres.

✦ Inscription dans l’Histoire de l’Art
Cette croix s’inscrit dans la longue tradition des croix-reliquaires et croix pectorales émaillées qui connaissent leur apogée aux XIIe et XIIIe siècles dans les ateliers limousins, rhénans et mosans. Le culte de la croix comme objet d’art décoratif et dévotionnel débute avec l’emperor Constantin, et dès les IVe et Ve siècles, elle commence à orner les édifices religieux. 
La présence du Chrisme au centre est un motif paléochrétien de premier plan, que l’on retrouve sur les sarcophages romains du IVe siècle, les mosaïques de Ravenne, et les trésors carolingiens. Ce motif connaît une importante résurgence au XIXe siècle avec le mouvement néo-gothique (Viollet-le-Duc, Pugin) puis au XXe siècle dans les ateliers d’art sacré français.
Comparaisons avec des œuvres répertoriées :
• Croix reliquaires limousines, XIIe s. — Musée de Cluny (Paris), inv. Cl. 342
• Croix pectorale de l’abbaye de Grandmont — British museum 

✦ La signature « D. et S. Piéchaud » gravée au revers confirme une collaboration entre Dominique Piéchaud (1922-2011) — fondateur de l’atelier — et son fils Stephan Piéchaud (né 1950), qui rejoindra l’atelier dès l’adolescence. En 1950, Dominique et Maria-Theresia eurent un fils unique, Stephan, qui rejoignit l’atelier familial dès l’âge de 16 ans, avant d’en reprendre la direction en 1987. 
Cette double signature « D. et S. » situe donc la pièce dans une fourchette chronologique précise : entre circa 1966 (Stephan à 16 ans) et 1987 (date à laquelle il reprend seul la direction, et signe désormais en son nom). Il s’agit d’une période de transmission et de collaboration père-fils, particulièrement rare et recherchée des collectionneurs.
À partir des années 1950, Dominique Piéchaud avait créé une collection d’art religieux et de bijouterie d’esprit néo-médiéval en bronze et émail, fabriquée artisanalement à Bordeaux puis en Poitou-Charentes à partir des années 1960. 

✦ BIOGRAPHIE DE L’ATELIER
Après la Seconde Guerre mondiale, Dominique Piéchaud, formé chez le sculpteur allemand Anton Nagel à Trêves, s’établit en France avec sa femme Maria-Theresia (fille d’Anton Nagel) et y ouvre un atelier d’art sacré. Passionné d’art médiéval, il lança une collection d’objets en bronze et émaux grand feu bientôt couronnée de succès. En 1981, l’atelier prit le nom « Les Tailleurs d’Images », nom que l’on donnait aux sculpteurs au Moyen Âge. 
L’atelier familial, aujourd’hui dirigé par Louis-Guillaume Piéchaud, petit-fils de Dominique, perpétue l’art ancestral de l’orfèvrerie et des émaux grand feu depuis plus de 70 ans.  En 2015, l’atelier a obtenu le label « Entreprise du Patrimoine Vivant », distinction nationale récompensant les savoir-faire d’excellence.

✦ DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE LA PIÈCE
Croix latine d’environ 20 cm de hauteur, en bronze massif doré, ornée sur toute sa surface d’émaux champlevé grand feu en trois couleurs alternées : rouge vif, blanc nacré et vert émeraude, disposés en cabochons de formes carrées, ovales et rectangulaires. Les branches présentent des extrémités évasées (forme pattenée) typiques des croix reliquaires médiévales, avec des protubérances sphériques aux angles.
Au centre, un médaillon circulaire guilloché renferme le Chrisme ☧ (Chi-Rho), monogramme christologique des premiers siècles chrétiens — l’un des symboles les plus anciens et les plus nobles de l’iconographie sacrée. Un anneau de suspension est intégré au sommet, permettant usage pectoral ou mural.

✦ TECHNIQUE
L’émaillage est réalisé selon la technique médiévale des émaux grand feu. La vitrification est effectuée dans des fours portés à haute température, ce qui assure la parfaite adhérence des émaux au métal et garantit ainsi leur inaltérabilité.  La fonte est au sable ou à la cire perdue, techniques héritées de l’Antiquité.

✦ PLACE DANS L’HISTOIRE DE L’ART
La croix Piéchaud s’inscrit dans la lignée directe des grandes croix émaillées médiévales : les reliquaires de Limoges (XIIe-XIIIe s.), les croix mosanes (école de la Meuse), et les trésors des abbayes romanes. Dominique Piéchaud s’était formé auprès du sculpteur Anton Nagel, spécialisé dans l’art religieux, avant de créer une œuvre alliant tradition médiévale et expression artistique personnelle. 
Son œuvre représente l’un des derniers chaînons vivants entre l’artisanat d’art sacré médiéval et la création contemporaine française — un pont entre le XIIe et le XXe siècle.

✦ Forme, taille, état



|Caractéristique|Détail |
|---------------|------------------------------------------------|
|Forme |Croix latine pattée, branches légèrement évasées|
|Hauteur 16 cm Largeur : 12,5 cm
|Matière |Bronze émaillé champlevé |
|Suspension |Anneau intégré au sommet |
|État |Bon état général, patine ancienne homogène |
|Usage |Pectoral / mural / collection |

Expédition très soignée

#Piechaud #DominiquePiechaud #StephanPiechaud #TailleursImages #bronzeemaille #emailchampleve #emailgrandfeu #emaillimoges #ChiRho #chrisme #croixpectorale #artsacre #artreligieux #neomedieval #artisanatfrancais #patrimoinevivant #bronzemassif #cabochons #croixancienne #bijouartiste #sculpteurfrancais #proantic #antiquites #objetreligieux #collectionneur #artchretien #bordeaux #PoitouCharentes
350 €
credit

Epoque : 20ème siècle

Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII

Etat : Très bon état

Matière : Bronze

Largeur : 12,5 cm

Hauteur : 16 cm

Référence (ID) : 1742354

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

13 LES ARENES
Névian 11200, France

Tél. : +33 (0)7 44 44 81 02

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Arte Collection
Croix pectorale Médiévale en bronze émaillé champlevé — Chrisme Chi-Rho — D. et S. PIÉCHAUD
1742354-main-69de5a8bc6166.jpg

Tél. : +33 (0)7 44 44 81 02



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".