Espagne. Ancienne Épée à Coquilles. Lame Allemande. XVIIe–XVIIIe s.
Intéressante et très attractive épée à coquilles destinée au marché espagnol, datable entre les XVIIe et XVIIIe siècles, qui se distingue tant par la qualité de son exécution que par la présence d’une lame de fabrication allemande, élément courant dans les armes blanches de prestige destinées à l’Espagne à cette époque. Il s’agit d’une pièce de forte personnalité historique, conçue dans le contexte de l’escrime et de la culture militaire du baroque européen.
La garde est en fer et présente le caractéristique système à coquilles, solution antérieure à la coquille pleine, offrant une protection efficace sans sacrifier la légèreté ni l’élégance. La coquille montre des gravures symboliques et décoratives. Sur un côté est représenté un oiseau et sur l’autre un lièvre ou lapin, motifs iconographiques fréquents dans le répertoire ornemental du XVIIe siècle. À l’intérieur apparaît une décoration végétale incisée, discrète mais d’un intérêt esthétique et typologique notable. L’ensemble est complété par un arceau de garde courbe et un pommeau ovoïde facetté d’inspiration clairement baroque.
La lame est droite et élancée, avec une section adaptée à l’usage propre à ce type d’épée. Elle présente des gravures décoratives longitudinales et deux inscriptions d’un grand intérêt historique. Sur une face figure la formule « FACIEBAT EN ALEMANIA », expression latine indiquant sa fabrication en territoire germanique, probablement dans des centres producteurs tels que Solingen, étroitement liés à l’approvisionnement en lames pour le marché espagnol. Sur l’autre face apparaît la devise « PRO VERA RELIGIONE PRO PATRIA MORIRI », expression à forte charge idéologique pouvant se traduire par « Mourir pour la vraie religion et pour la patrie », témoignage du contexte culturel et spirituel dans lequel ces armes furent conçues.
L’épée se conserve en très bon état général, avec une patine conforme à son ancienneté et sans altérations. Les gravures restent lisibles et l’ensemble conserve son intégrité structurelle, ce qui renforce notablement son attrait pour les collectionneurs spécialisés en armement historique européen. Elle ne conserve pas son fourreau, circonstance fréquente pour des pièces de cette chronologie en raison du caractère périssable des matériaux organiques utilisés à l’origine.
Pièce peu courante sur le marché en raison de sa typologie ancienne parmi les épées à protection manuelle. Elle se distingue par la présence d’une lame allemande avec inscriptions et par sa décoration symbolique sur la garde. Son authenticité, son état et son caractère historique en font une acquisition particulièrement intéressante pour toute collection de militaria ou d’armes anciennes.
Dimensions. 102 cm (40,16 in). Lame. 86 cm (33,86 in).
Histoire de l’Épée à Coquilles
Les épées à coquilles constituent une phase évolutive dans le développement de l’épée rapière européenne, se situant chronologiquement entre les complexes gardes à branches de la Renaissance et la consolidation de la coquille pleine caractéristique du monde hispanique. Apparues au XVIe siècle et largement diffusées au XVIIe, ces gardes représentaient une solution technique visant à améliorer la protection de la main sans accroître excessivement le poids de l’arme.
Dans le contexte espagnol, ce type d’épée connut une grande acceptation tant dans les milieux civils que militaires, étant particulièrement lié à la pratique de l’escrime et au port quotidien par la noblesse, les officiers et d’autres groupes privilégiés. La présence de lames de fabrication allemande reflète la réputation des centres métallurgiques d’Europe centrale, qui depuis la fin du Moyen Âge approvisionnèrent de nombreux marchés européens grâce à des réseaux commerciaux bien établis.
Les inscriptions religieuses et patriotiques gravées sur les lames reflètent le climat idéologique de l’Europe moderne, marqué par les conflits confessionnels et par le développement d’identités politiques émergentes. Ce type d’arme remplissait non seulement des fonctions pratiques mais agissait aussi comme symbole de statut, d’honneur et d’appartenance culturelle. Avec l’évolution progressive des techniques de combat et l’apparition de formes de garde plus enveloppantes, les épées à coquilles furent progressivement remplacées par des modèles plus avancés, demeurant aujourd’hui comme témoignage matériel d’une étape essentielle de l’histoire des armes blanches.
La garde est en fer et présente le caractéristique système à coquilles, solution antérieure à la coquille pleine, offrant une protection efficace sans sacrifier la légèreté ni l’élégance. La coquille montre des gravures symboliques et décoratives. Sur un côté est représenté un oiseau et sur l’autre un lièvre ou lapin, motifs iconographiques fréquents dans le répertoire ornemental du XVIIe siècle. À l’intérieur apparaît une décoration végétale incisée, discrète mais d’un intérêt esthétique et typologique notable. L’ensemble est complété par un arceau de garde courbe et un pommeau ovoïde facetté d’inspiration clairement baroque.
La lame est droite et élancée, avec une section adaptée à l’usage propre à ce type d’épée. Elle présente des gravures décoratives longitudinales et deux inscriptions d’un grand intérêt historique. Sur une face figure la formule « FACIEBAT EN ALEMANIA », expression latine indiquant sa fabrication en territoire germanique, probablement dans des centres producteurs tels que Solingen, étroitement liés à l’approvisionnement en lames pour le marché espagnol. Sur l’autre face apparaît la devise « PRO VERA RELIGIONE PRO PATRIA MORIRI », expression à forte charge idéologique pouvant se traduire par « Mourir pour la vraie religion et pour la patrie », témoignage du contexte culturel et spirituel dans lequel ces armes furent conçues.
L’épée se conserve en très bon état général, avec une patine conforme à son ancienneté et sans altérations. Les gravures restent lisibles et l’ensemble conserve son intégrité structurelle, ce qui renforce notablement son attrait pour les collectionneurs spécialisés en armement historique européen. Elle ne conserve pas son fourreau, circonstance fréquente pour des pièces de cette chronologie en raison du caractère périssable des matériaux organiques utilisés à l’origine.
Pièce peu courante sur le marché en raison de sa typologie ancienne parmi les épées à protection manuelle. Elle se distingue par la présence d’une lame allemande avec inscriptions et par sa décoration symbolique sur la garde. Son authenticité, son état et son caractère historique en font une acquisition particulièrement intéressante pour toute collection de militaria ou d’armes anciennes.
Dimensions. 102 cm (40,16 in). Lame. 86 cm (33,86 in).
Histoire de l’Épée à Coquilles
Les épées à coquilles constituent une phase évolutive dans le développement de l’épée rapière européenne, se situant chronologiquement entre les complexes gardes à branches de la Renaissance et la consolidation de la coquille pleine caractéristique du monde hispanique. Apparues au XVIe siècle et largement diffusées au XVIIe, ces gardes représentaient une solution technique visant à améliorer la protection de la main sans accroître excessivement le poids de l’arme.
Dans le contexte espagnol, ce type d’épée connut une grande acceptation tant dans les milieux civils que militaires, étant particulièrement lié à la pratique de l’escrime et au port quotidien par la noblesse, les officiers et d’autres groupes privilégiés. La présence de lames de fabrication allemande reflète la réputation des centres métallurgiques d’Europe centrale, qui depuis la fin du Moyen Âge approvisionnèrent de nombreux marchés européens grâce à des réseaux commerciaux bien établis.
Les inscriptions religieuses et patriotiques gravées sur les lames reflètent le climat idéologique de l’Europe moderne, marqué par les conflits confessionnels et par le développement d’identités politiques émergentes. Ce type d’arme remplissait non seulement des fonctions pratiques mais agissait aussi comme symbole de statut, d’honneur et d’appartenance culturelle. Avec l’évolution progressive des techniques de combat et l’apparition de formes de garde plus enveloppantes, les épées à coquilles furent progressivement remplacées par des modèles plus avancés, demeurant aujourd’hui comme témoignage matériel d’une étape essentielle de l’histoire des armes blanches.
1 300 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Longueur : 102 cm (40,16 in)
Référence (ID) : 1737868
Disponibilité : En stock
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