Très beau denier de Julia Paula — Certificat d’authenticité
Ce denier d’argent de Julia Paula, frappé à Rome en 219–220 apr. J.-C. sous Élagabal, appartient à une émission d’une grande élégance sévérienne, immédiatement reconnaissable par son droit IVLIA PAVLA AVG au buste drapé à droite, et par son revers VENVS GENETRIX, où Vénus est assise à gauche, tenant un globe dans la main droite étendue et un sceptre dans la gauche ; l’attribution s’accorde pleinement avec RIC IV.II (Élagabal) 222, et se trouve confirmée par la fiche du British Museum, par Numista, ainsi que par les comparanda spécialisés de CNG, lesquels donnent tous le même schéma typologique, la même datation et le même atelier. Le type peut être présenté avec justesse comme bien recherché, Numista lui attribuant un indice de rareté de 90, ce qui suffit à situer cette émission dans une zone d’intérêt soutenu pour les collectionneurs de deniers féminins du début du IIIe siècle.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; celui-ci séduit d’emblée par l’équilibre de son petit module, par la qualité de son style, par la netteté remarquable du portrait, et par une présence métallique très harmonieuse, parfaitement en ligne avec les normes connues de l’émission, le British Museum publiant un exemplaire de 3,13 g, tandis que Numista donne pour le type un repère de 3,1 g pour 19 mm, avec une variation observée d’environ 2,56 à 3,55 g et de 18 à 20,2 mm, données au sein desquelles l’exemplaire décrit, à 3,33 g pour 20 mm, s’inscrit avec une très belle cohérence.
Analyse & expertise
Observation minutieuse sous loupe ×10 et lumière rasante. L’examen direct de l’avers met en évidence un portrait de Julia Paula à droite d’une présence particulièrement convaincante, dont la chevelure, traitée en ondes régulières et ramenée en tresse basse, conserve une définition très satisfaisante, avec un front net, un œil bien ouvert, une ligne nasale fine, une bouche délicatement modelée et un menton encore fermement tenu, tandis que le drapé, vu de l’avant, demeure lisible à la base du buste et donne à l’ensemble cette tenue aristocratique très propre aux meilleures émissions de l’atelier de Rome pour les impératrices sévériennes ; la légende périphérique se déploie avec une lecture ample et favorable, et le grènetis, encore bien suivi sur une large partie du pourtour, encadre le portrait avec une réelle distinction visuelle. Cette physionomie s’accorde étroitement avec la description de type donnée par Numista, qui signale un buste drapé à droite avec cheveux ondulés et attachés en tresse, ainsi qu’avec celle du British Museum, qui enregistre le même droit pour un exemplaire de référence.
Le revers présente une Vénus Genetrix assise à gauche dont la lecture demeure particulièrement satisfaisante, car la figure conserve sa posture assise, le geste de la main droite portant le globe, ainsi que la tenue verticale du sceptre dans la main gauche, selon une composition simple, claire et immédiatement intelligible, qui compte parmi les iconographies les plus élégantes du monnayage de Julia Paula ; la légende VENVS GENETRIX demeure largement présente, et la disposition d’ensemble du champ laisse respirer la figure avec une noblesse de composition tout à fait appréciable. Là encore, l’objet correspond exactement à la description retenue par le British Museum, par Numista et par CNG, lesquels donnent tous, pour RIC 222, une Vénus assise à gauche, tenant un globe ou une pomme selon les traditions descriptives de catalogue, et un sceptre vertical.
La surface d’argent présente un aspect ancien très cohérent, d’un gris clair soutenu, avec des reliefs qui accrochent encore vivement la lumière sur la chevelure, le contour du visage et les volumes principaux du revers, tandis que de menues traces de vie matérielle, discrètement réparties dans les champs, s’intègrent naturellement à la physionomie d’un denier antique effectivement circulé ; le flan montre en outre, à la partie supérieure, une fissure marginale ancienne de frappe, brève et bien stabilisée, caractère fréquemment observé sur les petits modules d’argent frappés au marteau, et qui, ici, ne rompt nullement ni la lecture du type, ni l’équilibre esthétique de la pièce, mais souligne au contraire la franchise de sa fabrication ancienne.
Ce qui distingue particulièrement cet exemplaire tient à la réunion, sur un module contenu, de plusieurs qualités très concrètement recherchées, à savoir un portrait féminin de grande élégance, une légende d’avers bien développée, un revers à Vénus parfaitement lisible dans son idée, et une métrologie très bien inscrite dans la plage attestée pour la référence ; il en résulte une monnaie qui ne vaut pas seulement comme numéro de catalogue, mais comme véritable pièce de cabinet, capable de conserver encore, dans sa matière même, la grâce grave et officielle des premières émissions de Julia Paula.
Caractéristiques
Autorité.
Cette émission se rattache à Julia Paula, impératrice du tout début du règne d’Élagabal, dans le cadre de la production officielle de Rome datée de 219–220.
Atelier.
L’atelier de frappe est Rome, attribution donnée de manière concordante par le British Museum, Numista et CNG pour ce type.
Datation.
La frappe appartient à l’intervalle 219–220 apr. J.-C., chronologie unanimement retenue pour cette référence.
Nominal.
Il s’agit d’un denier d’argent, dénomination expressément donnée par le British Museum et par Numista.
Métal.
Le métal est l’argent, conformément aux notices typologiques consultées.
Poids.
Le poids observé pour cet exemplaire est de 3,33 g, donnée très favorablement inscrite dans la plage documentée pour le type, Numista signalant environ 2,56 à 3,55 g, et le British Museum publiant un exemplaire de 3,13 g.
Module.
Le module observé est de 20 mm, mesure parfaitement compatible avec la plage publiée de 18 à 20,2 mm et avec le repère de 19 mm donné par Numista.
Technique.
La monnaie relève d’une frappe au marteau, sur flan de forme ronde irrégulière, selon la fiche de type Numista.
Droit.
Le droit porte IVLIA PAVLA AVG, avec buste drapé de Julia Paula à droite, les cheveux ondulés et attachés en tresse.
Revers.
Le revers présente VENVS GENETRIX, avec Vénus assise à gauche, tenant un globe dans la main droite étendue et un sceptre dans la gauche.
Références typologiques.
L’identification repose sur RIC IV.II (Élagabal) 222, avec correspondance OCRE ric.4.el.222, et concordances de marché RSC 21 et Thirion 468 relevées par CNG.
Position de collection.
Le type peut être présenté comme bien recherché, l’indice de rareté Numista étant de 90, ce qui confirme une réelle attractivité dans le corpus des deniers de Julia Paula.
Contexte historique
Cette émission appartient au moment très resserré où Julia Paula apparaît au premier plan du pouvoir impérial, dans le tout début du règne d’Élagabal, empereur de 218 à 222 ; les notices spécialisées la présentent comme Augusta en 219–220, et les données biographiques en ligne rappellent qu’elle fut mariée à Élagabal en 219, avant que l’union ne soit rompue peu après, entre 220 et 221, ce qui confère à tout son monnayage une densité chronologique singulière et une présence historique naturellement accrue.
Le choix du revers VENVS GENETRIX mérite une attention particulière, car la légende est traduite par Numista comme « Vénus mère », ce qui confère à l’émission une portée dynastique et matricielle immédiatement perceptible, particulièrement adaptée à une impératrice nouvellement promue ; la figure assise de Vénus, tenant le globe et le sceptre, expose ainsi moins une simple grâce décorative qu’un langage de légitimité, de protection et de continuité, admirablement condensé dans le petit format du denier.
Valeur culturelle
La valeur culturelle de cette pièce est très réelle, parce qu’elle unit, dans un module d’argent d’une grande finesse, trois dimensions qui parlent immédiatement au collectionneur averti, à savoir l’éphémère mais intense visibilité historique de Julia Paula, la qualité classique du portrait féminin sévérien, et la présence de Vénus Genetrix, figure dont la formulation monétaire demeure l’une des plus élégantes de ce début de IIIe siècle.
Pour un cabinet consacré aux impératrices romaines, cet exemplaire possède un attrait particulier, parce qu’il ne procède pas seulement d’un nom prestigieux, mais d’une émission brève, bien identifiable, stylistiquement très soignée, et immédiatement lisible dans son message ; le collectionneur y rencontre tout ensemble un beau portrait, une figure divine assise d’excellente tenue, une titulature claire, et ce sentiment rare d’une monnaie qui concentre, avec économie et justesse, tout un moment de cour impériale.
Traçabilité & garanties
Provenant d’une provenance européenne, de marchand numismate établi, cet exemplaire a été acquis dans le cadre d’une transaction internationale spécialisée, conduite dans un réseau numismatique reconnu et validée par des experts de référence, selon les standards les plus élevés du marché de l’art et du patrimoine ; l’examen du présent objet retient les caractères stylistiques, techniques, épigraphiques et métrologiques effectivement observables sur la pièce, replacés dans le cadre des références reconnues du monnayage impérial romain.
Chaque exemplaire est examiné, décrit et accompagné d’un certificat d’authenticité conforme aux standards du marché de l’art et du patrimoine ; dans le cas présent, la concordance entre la titulature IVLIA PAVLA AVG, le revers VENVS GENETRIX, l’atelier de Rome, la datation 219–220, les données pondérales observées et la référence RIC IV.II 222 fonde une attribution numismatique particulièrement solide.
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Bon état
Référence (ID) : 1730253
Disponibilité : En stock



























